Le projet d’implantation de plates-formes d’essai et d’expertise par grands fonds, au large du Levant, a été suspendu par le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable.
Situé dans le sanctuaire des mammifères marins Pélagos et dans l’aire adjacente marine du Parc National de Port-Cros, ce projet offrait des perspectives offshore aux industries minières et pétrolières.
Face à une forte levée de boucliers des élus du littoral, des écologistes et des personnels du parc national, Ségolène Royal vient d’annoncer la suspension de la procédure d’autorisation qui fait suite à l’enquête publique.
« J’ai demandé au Conseil général de l’environnement et du développement durable d’étudier un autre lieu d’implantation. Dans l’attente des résultats de cette expertise, je demande de ne pas poursuivre la procédure d’autorisation », écrit la ministre.

Les naturistes du Levant s’étaient fortement mobilisés sur le sujet en écrivant une lettre au préfet dans le cadre de l’enquête public :
L’association Amoureux du Levant Naturiste, largement représentative au Levant, qui combat pour le respect du naturisme et de la nature sur l’île du Levant et ses alentours, tient à faire part au commissaire enquêteur de la grande inquiétude de tous les levantins, visiteurs et habitués du Levant en apprenant l’existence ce projet. C’est pourquoi l’ALN se prononce pour :
1/ le rétablissement de la “zone de protection écologique” aux alentours du Parc National de Port Cros modifiée en “Zone Economique exclusive ultra-marine” par le décret du 12.10.2012, modification qui a eu lieu sans que le public n’en soit largement informé.
2/ pour le respect strict et l’élargissement de la zone du Sanctuaire Pelagos.
3/ Pour que les autorisations ne soient pas données au Projet Abyssea au large du Levant.
L’ALN craint fortement des dérives futures débouchant sur des forages en méditerranée, avec le cortège d’inconvénients de l’exploitation pétrolière.
Crainte déjà exprimée par Christine Sandel (Océanologue, Vice-Présidente du Parc National de Port-Cros) dans un article de Var Matin en date du 15 Mars 2013 :
“Ce projet va valider des technologies de forage et d’extraction à 1200 et 2400 m de profondeur, et ouvrir la porte aux grosses sociétés pétrolières en Mediterranée”.