Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

Un livre de Mark Haskell Smith

« Un petit bijou » Antoine de Caunes — Canal + « l’Émission d’Antoine »
« Une enquête réjouissante chez les naturistes » — Livres hebdo.

Pour comprendre le phénomène du naturisme, l’auteur est parti enquêter dans plusieurs pays. Une vraie aventure, une enquête approfondie et un voyage pas comme les autres.
Fasciné par la contre-culture et par celles et ceux qui se sentent « hors du monde », le journaliste et romancier américain Mark Haskell Smith a choisi de partager l’expérience du nudisme pour comprendre un mode de vie en pleine expansion.
De ce voyage initiatique, l’auteur tire un récit captivant, entre aventure et enquête. Il observe, s’amuse, apprend à « ne pas dévisager ! », il interroge responsables d’associations ou activistes reconnus dans le milieu.
En faisant le tour des États-Unis, il découvre les communautés de Tampa en Floride, où l’on tond sa pelouse et relève son courrier tout nu. En Europe, il randonne in naturalibus dans les Alpes autrichiennes, partage les nuits torrides du Cap d’Agde et les activités familiales des centres naturistes de la Costa del Sol. Entre le sérieux des propos recueillis et le cocasse de certaines situations, l’auteur engage une réflexion de fond sur un phénomène grandissant, mais réussit le pari de partager une aventure unique, drôle et étonnante.

Un phénomène en expansion :
Anne Hidalgo expérimentera une zone naturiste à Paris durant l’été 2018, un projet lancé d’après les modèles déjà en cours à Barcelone, Berlin et Munich, et initié par le Groupe écologiste qui rappelle que la France est la destination mondiale du naturisme avec 4 millions de naturistes dans le pays chaque année : 2 millions de Français & 2 millions de touristes.
 5 juin : journée officielle du naturisme
 9 juin : journée du vélo nu

https://www.editionspaulsen.com/au-pays-des-nudistes-1680.html

juillet 9th, 2017

Posted In: Culture, Histoire du naturisme, Naturisme

Leave a Comment

La Société Française d’Histoire Maritime (SFHM) intervient dans le débat sur le site grec antique de la Corderie à Marseille et soutient sans réserve l’action engagée pour sa préservation et sa valorisation.

Par une lettre du 22 juin adressée à Jean Noël Beverini (voir ci-dessous), le président de la Société Française d’Histoire Maritime M. David Plouviez, universitaire et auteur de nombreux ouvrages, apporte son « entier soutien dans l’action pour la préservation et la valorisation de ces vestiges ».

Placée sous le patronage de l’UNESCO, du Conseil International de la Philosophie et des Sciences humaines, du Comité international des Sciences historiques et de la Commission internationale d’Histoire maritime, la SFHM dont le siège est situé  à Paris sur le site du Centre d’accueil et de Recherche des Archives nationales (CARAN), rue des Francs-Bourgeois, regroupe des Délégations présentes en Aquitaine, Aunis-Poitou-Saintonge, Bretagne, Guadeloupe, Île de France, Normandie et Méditerranée.

Acteur incontournable dans la connaissance, l’approfondissement et la diffusion de l’histoire maritime, elle édite la « Chronique d’histoire maritime », anime des colloques, organise des rencontres internationales sur le modèle des Journées franco-britanniques d’histoire maritime et attribue chaque année le Prix Étienne Taillemite qui récompense un premier livre ou une thèse de doctorat dans le domaine maritime. Sa prestigieuse présidence fut, entre autres, assurée par Étienne Taillemite, inspecteur général des Archives de France, les professeurs Miège et Vergé-Franceschi, bien connu à Marseille dont il est natif, et récemment par le Recteur de l’université d’Angers Henri Legohérel, actuel président de l’Académie de marine.

La délégation « Méditerranée » de la SFHM se réunit alternativement à Toulon au sein du musée de la marine et à Marseille au Palais de la Bourse  sur la Canebière.

Le soutien total de la SFHM que vient de recevoir Jean Noël Beverini est incontestablement une carte majeure par la qualité reconnu de ce nouvel acteur entrant dans le débat, sans ignorer son audience extérieure.

Site Internet de la SFHM : http://www.sfhm.asso.fr

Jean Noël Beverini

Objet : Découverte d’un site grec antique à Marseille.

Monsieur le commissaire en chef et cher collègue,

 

Vous avez eu l’occasion à plusieurs reprises d’appeler mon attention et celle de notre Société sur une découverte archéologique majeure effectuée récemment à Marseille : un site grec antique du V° siècle avant notre ère. Cet espace situé boulevard de la Corderie était déjà riche d’histoire et d’histoire maritime avec, en particulier, l’existence du dernier fragment subsistant du mur rempart élevé sous Louis XIV par l’Intendant général des galères Nicolas Arnoul, répondant aux directives de Colbert.

À la suite de l’élévation de ce mur rempart, les cordiers de Marseille se sont installés à proximité immédiate, disposant là de l’espace nécessaire à leur activité maritime et ont donné leur nom au boulevard actuel de la Corderie.

Aujourd’hui ce site s’enrichit d’une nouvelle découverte exceptionnelle : une carrière antique grecque comportant une zone d’extraction de sarcophages et de leurs couvercles (niveau archaïque) et un important espace de taille de colonnes avec un puits grec (niveau hellénistique). Bien plus qu’une carrière, ce site est un véritable « site de vie antique », le pôle grec visible de Marseille.

Marseille, ville port depuis la plus haute Antiquité, complète ainsi sa riche et longue histoire par cette découverte exceptionnelle d’un site dont il n’existe aucun équivalent en France.

Je suis avec attention l’adhésion qu’expriment, non seulement, les Marseillais mais tous les passionnés en France et hors de France pour la préservation « in situ » de ce site. Vous avez souhaité connaître la position de la Société Française d’Histoire Maritime (SFHM) et obtenir son soutien dans cette action de préservation. Cette défense est inscrite dans nos statuts.  Aussi je vous assure, comme je l’ai déjà fait à Toulon, de mon entier soutien dans votre action pour la préservation et la valorisation de ces vestiges.

Je me souviens qu’un de mes éminents prédécesseurs, monsieur Étienne Taillemite, inspecteur général des Archives de France, vous avait déjà apporté son soutien en 2005 à l’occasion de la découverte de vestiges grecs sur le site du collège Vieux-Port à Marseille, conjointement avec madame Jacqueline de Romilly, de l’Académie française.

Recevez à mon tour mon entier soutien et celui de notre Société. Elle ne peut être insensible à cette préservation.

Tenez-moi informé de la suite réservée à ce site et recevez, cher commissaire et ami, l’expression de mes meilleures salutations maritimes.

David Plouviez

Président de la Société Française d’Histoire Maritime

juillet 8th, 2017

Posted In: Culture, Politique, Société

Leave a Comment

Article de Var Matin du 5/07/2017

juillet 8th, 2017

Posted In: Fédération Française de Naturisme, Naturisme - URN PACA/Corse, Rando-nue

Leave a Comment

http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/02/2605145-arnaoutchot-landes-vacances-plus-simple-appareil.html

En pleine nature, sous les pins landais qui vont toujours plus haut chercher la lumière, Arnaoutchot, Arna pour les habitués, est un camping qui s’est transformé au fil des décennies en centre de vacances. De confortables cabanes perchées y complètent l’offre de bungalows, chalets et mobilhomes dispersés sur les 45 hectares ouvrant sur la plage océane, qu’on rejoint par un chemin bordé de colliers de coquillages. Voilà pour le décor de ce coin perdu sur la commune de Vielle Saint-Girons. Quant aux habitants, leur particularité est la nudité. Obligatoire à la piscine, recommandée dans les allées, la nudité est aléatoire au restaurant et les commerces, interdite en salle de muscu mais systématique au spa où la masseuse vous prête une petite serviette en cas de gène passagère. «C’est naturel», dit-elle sans s’affoler.

Un jour de beau et les camping-cars arrivent de partout

Longs cheveux bruns ruisselants, peau uniformément halée, Marta et Javier se partagent un transat au bord de la piscine, bondée de retraités dans les derniers jours de juin. A Pampelune, elle est éducatrice, lui employé de l’hôpital… «Il n’y a pas d’endroits comme ça en Espagne, les gens ont l’esprit moins ouvert et ça n’évolue pas vite, estime Marta, ici pour la 6e fois, «on aime venir parce que c’est calme, il n’y a pas d’enfants qui crient.»

Laurence, au comptoir de l’accueil où l’on distingue aisément les arrivants encore habillés des résidants qui ne portent qu’un petit sac à dos, confirme : «C’est le début de l’été, on a la clientèle d’un certain âge, les familles vont arriver après les examens». Mais plus de la moitié des emplacements sont déjà occupés… «ça, c’est la nouveauté, dès qu’il y a un jour de beau, on voit arriver des campings-car de partout!», note Laurence.

L’union européenne des culs nus

Elisabeth et Michel, la petite soixantaine, sont arrivés de l’Ain en voiture et se dirigent vers la plage. Ils portent un même t-shirt siglé Maeva, et c’est tout. Le naturisme, ils l’ont découvert par hasard : «En bord d’océan, on n’avait trouvé qu’une place où se garer, et une fois sur la plage, on a vu que tout le monde était nu, on n’allait pas repartir», raconte Michel. La réputation de Montalivet (Gironde) où ils venaient de débarquer n’était pas arrivée jusqu’à eux. «Après, on a essayé des petits campings naturistes dans la campagne, c’était toujours très simple, familial, on donnait les restes de pain pour les chèvres du propriétaire, on se faisait des repas de voisins de tente.»

Le confort d’Arnaoutchot ne leur déplait pas. «On a pris un mobilhome pour deux semaines, près de 900€ , il y a le calme et la liberté, et on sent beaucoup de tolérance, on a un couple d’hommes d’un côté et un couple de femmes de l’autre!».

Le chemin de la plage débouche sur la cabane des secours, à droite l’héliport, à gauche une rambarde dont les piquets sont encombrés de paires de tongs et de Crocs. La confiance règne.

Bernard, un Munichois de 65 ans, sac banane autour des reins pour ses clés et sa cigarette électronique, est venu cette année sans sa femme. Dans un bon français appris à Toulouse pendant ses années d’étude, il évoque la situation d’aujourd’hui : «L’espace naturiste se réduit sur les plages, les familles se méfient à cause des affaires de pédophilie, mais ça n’a rien à voir». Contre les curieux, un employé du camping surveille néanmoins les abords de la plage en plein été.

En remontant dans les allées d’Arna, la diversité des plaques d’immatriculation se remarque : Allemands, Espagnols, Hollandais, Français, Belges, Anglais aussi. Pas de Brexit pour les naturistes. Pourtant, ce qui frappe, c’est le nombre de voitures bâchées. Je me promène tout nu, mais je cache ma berline? La raison serait autre : la protéger des aiguilles de pin et des gouttes de résine.


Et en chambre d’hôtes

Grande région naturiste grâce au littoral méditerranéen, l’Occitanie l’est aussi par ses départements de Midi-Pyrénées où le vivre nu se pratique au vert. Les Manoques, à Valeilles ou le Merou à Saint-projet (Tarn-et-Garonne), le camping Devèze à Gaudon ville (Gers), les Aillos à Caraman près de Toulouse ou l’Eglantière à Ariès Espenan (Hautes-Pyrénées) sont quelques-uns des spots où on laisse ses vêtements dans le sac le temps d’un week-end ou d’une semaine. Au programme, canotage et pêche au bord d’un lac, bronzette à la piscine, balade en forêt, ou activités et repas de groupes. Car des associations, comme la nouvelle «Nat-en-Lot» (46) ou Mipynu en Tarn-et-Garonne, organisent des sorties, annoncées sur leurs comptes facebook, pour réunir leurs membres. Les premiers se retrouvent aujourd’hui pour «tomber le maillot» au camp de Guiral, près de Gourdon, les seconds à Campsas, entre Toulouse et Montauban.

Pour ceux qui préfèrent l’intimité, des chambres d’hôtes isolées dans la campagne offrent cette possibilité.


Le chiffre : 13,4

millions > Occasionnels. D’après une étude de 2015 (Protourisme), plus de 13 M de Français ont déjà «tombé» le maillot, les pratiquants réguliers seraient 2,6 M 460 espaces sont dédiés au naturisme en France, dont 155 établissements et 73 plages, auxquels s’ajoutent les lieux sauvages.

juillet 8th, 2017

Posted In: Naturisme

Leave a Comment

http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/01/25/01008-20160125ARTFIG00358-en-2050-les-oceans-compteront-plus-de-plastique-que-de-poisson.php
Des milliers de tonnes de plastiques finissent dans les océans chaque année.

Plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques flottent sur les océans et la masse de ces déchets pourrait doubler d’ici 2050, alerte la fondation Ellen MacArthur. En l’absence de mesure, le poids des déchets serait plus important que celui des poissons.

Si rien n’est fait, les océans pourraient se transformer en décharge à ciel ouvert. «Il y aura plus de plastique dans l’océan que de poisson en 2050», alerte une étude réalisée par la fondation Ellen McArthur et soutenue par le Forum économique mondial et le cabinet McKinsey. «Aujourd’hui, nous estimons qu’il y a environ 150 millions de tonnes de déchets plastiques dans les océans. Si la consommation de plastique se poursuit au même rythme, l’océan devrait contenir 1 tonne de plastique pour 3 tonnes de poisson en 2025 et en 2050, plus de plastique que de poisson, en terme de poids», indique l’étude.

«L’utilisation du plastique a été multipliée par 20 lors de la seconde moitié du XXe siècle et devrait doubler encore sur les vingt prochaines années», souligne l’étude. Les auteurs expliquent en effet que l’économie actuelle est basée sur une forte consommation de ce matériau, qui ne cesse de croître. Il combine de faibles coûts de production et une grande fonctionnalité. «Aujourd’hui, presque tout le monde, partout, tous les jours, entre en contact avec des matières plastiques et en particulier les emballages», précise l’étude. Résultat, la production mondiale du plastique est passée de 15 millions de tonnes en 1964, à 311 millions en 2014. En cause, l’utilisation des sacs, mais aussi des bouteilles d’eau, de produits ménagers ou de toilette, des gobelets…

32% des déchets plastiques abandonnés dans la nature

Le recours aux matières plastiques présente de plus en plus d’inconvénients. Après une utilisation éphémère, près de 95% des plastiques, soit entre 80 et 120 milliards de dollars annuels, sont perdus. Par ailleurs, près de 32% des déchets d’emballages sont abandonnés dans la nature, souligne le rapport. La réduction de ces plastiques a un coût tant financier, de près de 40 milliards de dollars, qu’environnemental. De fait, chaque année, au moins 8 millions de tonnes sont déversées dans les mers, «soit l’équivalent du contenu d’un camion-poubelle jeté dans l’océan chaque minute. Et si aucune mesure pour lutter contre ce fléau n’est mise en place, ce seront l’équivalent de deux camions-poubelles jeté dans l’océan chaque minute en 2030 et quatre en 2050», soulignent les chercheurs. Dans les océans, ces déchets s’agglutinent et sont transportés par les courants marins vers un nouveau «continent», souvent surnommé le septième continent, dont la taille atteint près de 3,5 millions de km².

Ainsi, la Fondation Ellen MacArthur milite pour la transition de notre économie basée sur le jetable vers une économie circulaire où les matières sont recyclées, les sacs réutilisés. La France agit déjà en ce sens en interdisant l’utilisation des sacs plastiques en 2016. «L’océan est très résilient, si nous cessons de jeter du plastique dans la mer aujourd’hui, dans 50 ans nous aurons retrouvé l’écosystème de départ. C’est quelque chose qu’on peut changer avec la loi, la pédagogie et l’éducation», confiait récemment Romain Troublé, secrétaire général de Tara Océans, la goélette qui a défendu les intérêts des océans lors de la COP21.

juillet 6th, 2017

Posted In: Ecologie, Santé

Leave a Comment

juillet 6th, 2017

Posted In: Ecologie, Politique

Leave a Comment

juillet 5th, 2017

Posted In: Liberté, Naturisme, Nudité urbaine

Leave a Comment

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170503.OBS8849/zone-naturiste-a-paris-faux-culs-contre-culs-a-l-air.html

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air
Pendant le «Festival du corps et de la liberté» le 21 août 2015 à Biel, en Suisse occidentale. AF (FABRICE COFFRINI/AFP)

L’espace naturiste, qui devait voir le jour cet été, ouvrira, au mieux, au printemps 2018. S’appuyant sur des arguments soi-disant sociaux, la question du nudisme urbain crispe, pointe le sociologue Christophe Colera.

Cet été, si vous avez envie de vous dorer nu comme un ver au soleil, ne venez pas à Paris : l’espace naturiste gratuit qui, après un vote du Conseil de Paris de septembre 2016, devait voir le jour à l’été 2017 au bois de Vincennes, restera dans les cartons pour un petit moment.  Au sein du groupe écolo de la capitale, qui avait porté cette résolution, on le regrette :

« L’exécutif parisien nous avait promis une ouverture fin mai-début juin, Mais les semaines passent, et on ne voit rien venir. On sent bien que ce n’est pas une priorité à l’agenda. »

Un simple coup de fil au service de presse de la Ville de Paris confirme que la ville n’est pas pressée d’agir :

« Ce ne sera clairement pas possible cet été. L’ouverture est reportée au maximum à l’été 2018, donc peut-être avant, au printemps de l’année prochaine. »

Pourtant, ouvrir une zone dont la seule particularité d’accueillir des gens se promenant tous nus ne réclame pas d’investissements lourds. Mais la question est sans doute ailleurs. Il faut se souvenir des réactions négatives qu’avait suscitées l’annonce de ce chantier en septembre 2016. N’auraient-ils pas un peu refroidi la Mairie de Paris ?

Premier argument, lu dans la presse conservatrice et sur certains forums de discussion : les écologistes parisiens n’avaient rien de mieux à faire que de défendre ce chantier  » futile « , « superflu « , « pas prioritaire ». Une vision résumée par l’humoriste Fabrice Eboué dans une lettre ouverte à « Annie Dalgo ».

« Serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils, nous galérons depuis deux ans ? Je sais que vous êtes très occupée avec votre nouveau projet de parcs nudistes à Paris, mais comprenez au combien je préférerais que mon enfant croise une puéricultrice avant un pénis. »

La vanne est réussie, mais surfe sur idée bizarre, selon laquelle une majorité municipale n’aurait le droit se préoccuper des questions estivales qu’après avoir épuisé toutes celles du logement, de la précarité, des crèches ou de la voirie.

Un cadeau aux bobos ?

Plus intéressant encore, la polémique sur le camp de nudistes avait ricoché sur une autre : celle de la piétonisation des voies sur berges parisiennes – voir par exemple cet article du « Figaro » sur la zone naturiste, commençant par les mots : « En marge du débat sur la piétonisation des voies sur berges », alors que ce dossier n’a, en soi, aucun rapport. Aucun ? Eh bien justement si, dans l’esprit des « anti ».

La piétonisation avait fait hurler, outre les associations d’automobilistes, la droite parisienne sur le mode : on exclut de l’espace parisien les automobilistes, donc les banlieusards, donc les pauvres. Tout naturellement, l’espace naturiste du bois de Vincennes fait donc figure de « cadeau » fait aux bobos contre la France des « vraies gens », ceux « qui se lèvent tôt » et ont bien d’autres soucis en tête que de s’exhiber en tenue d’Adam.

« C’est en effet une idée très ancrée que par le naturisme urbain, on privilégie indûment certains ‘bobos’. Cette idée n’est pas française, on la trouve partout en Europe chez certains mouvements populistes et conservateurs, confirme Christophe Colera sociologue et auteur de « la Nudité, pratiques et significations » (éditions du Cygne). Par exemple en Espagne, le mouvement HazteOir [proche des catholiques réacs, NDLR] lutte par des pétitions contre toute tentative d’étendre les zones naturistes. En Angleterre aussi, on parle de ‘mesures de protection des familles’. »

De fait, pointe le chercheur, ce constat semble s’appuyer sur une réalité statistique :

« Il n’existe pas de chiffres sur la composition sociale des 2 millions de naturistes qui pratiquent dans les camps en France. Mais ils sont perçus, y compris par les naturistes eux-mêmes, comme appartenant  aux catégories socio-professionnelles supérieures, notamment aux enseignants. »

Et en réalité ? « Un sondage indique que 32% des femmes chez artisans-commerçants ont déjà été sur une plage naturiste, 23 % des professions libérales et supérieures pour seulement 8 chez les ouvriers », souligne Christophe Colera. La corrélation catégories sociales supérieures/naturisme n’est donc pas entièrement démontrée.

Cela n’empêche pas l’idée, très puritaine, d’une décadence de certains « groupes » qui se pavaneraient avec impudeur quand la France souffre. De même que la lutte contre la pornographie se fait souvent au nom de la défense des enfants, tout cela est maquillé en défense des « petites gens ». Voir les élucubrations d’un chroniqueur d’extrême-droite de Radio Libertés lequel, naturellement affirme n’avoir rien contre la nudité, mais vitupère contre le projet de zone pour des motifs apparemment très sociaux :

« Oui, ce projet de camp naturiste est indécent. Indécent pour cette mamie de 90 ans mal-logée et qui attend depuis vingt ans que son dossier passe entre deux familles immigrées.
Indécent pour Jean-Paul à la rue depuis huit ans, sans famille ni ressources et qui préférerait mettre un toit sur sa tête plutôt que de se balader à poil.
Indécent pour ces banlieusards à qui Vinci extorque sans vergogne 5 euros de l’heure au moins le droit de poser leur voiture. »

Revolver nazi…

De l’autre bord politique, mais dans le même ordre d’idées, le chroniqueur Bruno Roger-Petit (ancien collaborateur du site de « L’Obs ») enfonce le clou dans un édito anti-zone naturiste, opposant lui aussi le « sociétal » au « social ». :

« Le bonheur est une idée obligatoire à Paris. Et tant pis pour la vraie vie des vraies gens (…) Paris et son camp naturiste, Paris sociétal, mais Paris antisocial, au point que la mairie, critiquée, en perd son sang-froid. Mais chut! Dès que l’on parle social, la mairie de Paris sort son revolver. »

Rappelons que le fameux « revolver » fait référence à une phrase de Hanns Johst, dramaturge pro-nazi sous le Troisième Reich. Le culs à l’air font sans doute tourner excessivement les têtes…

Arnaud Gonzague

juin 25th, 2017

Posted In: La loi et le naturisme, Liberté, Naturisme, Nudité urbaine, Politique, Société

Leave a Comment

juin 25th, 2017

Posted In: Naturisme

Leave a Comment

Un p’tit bilan des 3 jours passé au salon de la rando à Rennes par le président des Randonneurs Naturistes de Bretagne.

Nous avons discuté avec 307 personnes  (150 en 2015) ,171 femmes et 136 hommes  

60 personnes ce sont dit  nat ou l’avoir été dont 42 ce disent prêtes  à tester la rando nat et 18 ne le souhaite pas, plus surprenant 24 naturistes n’en connaissaient pas l’existence mais 16 de ceux la sont prêt à tester

Sur les 247 personnes non nat ,56 ont tout de même testé un bain de mer ou de soleil nu mais seul 26 ce disent  prêtes  à tester la rando ce qui porte en tout avec les naturiste à 68 personnes prêtes à l’idée d’essayer la randonnée naturiste

Le but principal de notre présence au salon  était de faire connaître l’existence, le mode de fonctionnement et les bienfaits de la rando nat ce que nous avons fait aux 219 personnes qui n’avaient jamais entendu parler de cette activités (106 en 2015)

 

https://arnb.fr/

 

mai 11th, 2017

Posted In: Liberté, Naturisme, Rando-nue

One Comment

Page suivante »
css.php