Un ami m’a transmis cette réflexion que je fais suivre ici.
Une enquête récente de 60 millions de consommateurs a mis en évidence le fait que, sur 47 eaux de tables étudiées (grandes marques et marques de
la grande distribution), 10 étaient polluées, le plus souvent avec des pesticides mais aussi (c’est le cas de la source Hépar) avec des traces
de médicaments anticancéreux (en l’espèce cancer du sein).
Ces eaux sont issues de ressources profondes, situées dans des zones protégées ne subissant pas d’agressions géologiques particulières. Elles
sont néanmoins polluées, et par seulement par l’agriculture.
La fragmentation hydraulique à haute pression utilisée pour l’extraction des gaz et des huiles de schistes va introduire de très fortes
perturbations sur les ressources profondes et, sans doute, sur toutes les micro-failles qui lézardent notre sous sol. Les produits injectés à
très forte pression formeront nécessairement un halo autour de la zone exploitée puis se diffuseront le long des failles présentes dans le sous
sol. Ces produits, toxiques et polluants, se dilueront rapidement dans les nappes phréatiques même si des précautions ont été prises au niveau
des casings.
Il y aura donc des pollutions des eaux profondes qui s’étendront au fil du temps car ces nappes ne sont pas statiques. Elles circulent.
Par contre certaines de ces nappes – c’est le cas pour les eaux douces profondes d’Ile de France (le néocomien) sont fossiles. Elles ne se
rechargent pas. Les eaux polluées ne seront pas progressivement remplacées par des eaux saines si les pollutions cessent. Non. Elles
seront définitivement polluées, perdues pour la consommation humaine et animale, sans doute aussi pour l’agriculture.
Je laisse de côté les micro-séismes à jet continu…
Ce qui est essentiel c’est de ne concéder un droit d’exploitation qu’après une étude approfondie des ressources en eaux profondes.
En tout cas en Ile de France toute exploitation me semble exclue car elle mettrait en péril la plus importante ressource en eau douce, dont
nous aurons bientôt besoin.
Ailleurs en France je ne sais pas mais les risques de pollution sont très élevés.
Je ne connais pas d’autres techniques de stimulation des puits que des injections de produits chimiques (choisis en fonction de la couche
géologique à stimuler, le plus souvent des acides), des injections d’air comprimé, des injections hydrauliques à haute pression. Les deux
premières citées ne fonctionnent pas pour les gaz de schistes.
Ma grande crainte est que les pétroliers reviennent à la charge sur la base d’une « nouvelle technique ». La nouveauté ne sera en réalité que
sémantique mais ils trouveront toujours un ministre d’accord pour signer……. c’est facile!
La France risque donc d’accepter ce désastre écologique différé mais gravissime.
En tout cas, pour l’instant, c’est un silence « sidérant » sur ces nouvelles techniques.
Mais un monsieur d’un parti d’opposition a déjà dit, de façon assez solennelle, « nous serons le parti des gaz de schistes et des OGM ».
Cette déclaration me fait froid dans le dos. Elle est stupide car il n’y a aucune règle générale sur ces questions sauf le principe de prudence.
Il est vrai que la stupidité est la vertu la plus répandue dans notre monde politique