Une pollution irréversible
Les conséquences du réchauffement climatique sont d’ores et déjà irréversibles pour un millénaire, même si les émissions de dioxyde de carbone (CO2) cessaient aujourd’hui.
Une étude menée par les scientifiques de l’Administration océanique et atmosphérique américaine montre que les océans emmagasinent une partie de la chaleur de l’atmosphère, accrue par les émissions de gaz à effet de serre. Ils font ainsi fondre les glaces arctiques et antarctiques, tout en freinant le réchauffement climatique. Mais, tel un gigantesque radiateur, les océans continueront à diffuser dans l’atmosphère la chaleur accumulée durant près d’un millier d’années.
L’étude montre également que si la teneur de CO2 dans l’atmosphère passait du taux actuel de 385 ppm («parties par million», soit 385 millionièmes) à 450 ppm, plusieurs régions du monde seraient gravement touchées par la sécheresse. Au-delà de 600 ppm, les océans monteraient de près d’un mètre d’ici à l’an 3000.
– Source Direct matin plus
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Optimisme mesuré
Des scientifiques de haut niveau estiment que la science et la technologie sont capables d'éradiquer le gros de la pollution, tout en garantissant un confort acceptable.
Encore faut-il que les décideurs ne continuent pas à lanterner en multipliant les effets d'annonce et les coups de pub !
Concernant les désastres qui s'annoncent (et qui ont commencé), il me semble normal qu'existent des degrés différents d'inquiétude chez les spécialistes, puisque les conséquences du réchauffement global de la planète sont très complexes et pleines de rétroactions en boucle ; les avis varient selon le niveau d'importance accordé à tel ou tel paramètre.
Mais il y a de toute façon un fait inquiétant : même les plus optimistes sonnent l'alarme.
Certaines projections qui ont été faites il y a 30 ans se sont révélées être pire que prévues.
Par exemple les ennuis des Néerlandais prévus pour 2030 ont déjà commencé, ils évacuent une zone qui devient indéfendable contre la montée du niveau marin et l'aggravation des tempêtes.
Les 650 experts internationaux du GIEC ont revu à la hausse en 2008 leurs estimations précédentes.
En conclusion, j'espère que le n° 1 mondial de la glaciologie, le Grenoblois Claude Lorius, est exagérément pessimiste quand il affirme que nous atteignons le point de non retour et que de méga
catastrophes se préparent inéluctablement.
Mais je crois qu'il faut prêter attention au fait que les scientifiques qui se déclarent nettement moins pessimistes que lui et pensent qu'il n'est pas trop tard, sont quand même très inquiets.
Si vous voulez vous documenter sérieusement sur des études scientifiques, tournez-vous chez les professionnels de la science qui, par exemple – font des carottages dans les profondeurs des strates de glace, et remontent ainsi dans l'histoire du climat de la planète jusqu'à près de 800 000
ans dans le passé.
Ces recherches ne sont nullement comparables à certains avis de journalistes sceptiques sur le réchauffement climatique et qui n’ont d’autre soucis que de vendre des livres pour faire parler d’eux.
Ces 800 000 ans d'histoire du climat de la Terre donnent aux glaciologues des frissons – si j'ose dire – car s'ils trouvent maintes traces de variations climatiques importantes (en particulier la dernière phase de glaciation), ils ne trouvent nulle part une accélération extraordinaire de changements comme ceux qui surviennent depuis une époque récente, corrélés comme par hasard avec l'impact de l'ère industrielle.
• Nier le réchauffement climatique parce qu'il fait froid , c'est oublier que chaud et froid peuvent être associés, on ne s'en étonne plus dès qu'on l'oberve dans plusieurs phénomènes physiques aussi différents que le réfrigérateur (voir la température derrière le frigo !), la gargoulette, la grêle, etc.
Les coups de refroidissement provoqués par le réchauffement climatique sont d'un autre domaine, mais la référence au frigo, à la gargoulette et à la grêle permettent de ne pas s'en étonner.
Et justement, parmi les hypothèses vraisemblables du dérèglement climatique figurent des coups de froid inattendus sur des zones de la planète où il n'y en avait pas.
• Nier le réchauffement de la planète. C'est nier tranquillement les presque 800 000 ans d'histoire de la Terre renconstitués par les glaciologues (des fous ? des incompétents ?).
C'est nier tranquillement les dizaines de milliers de mesures physiques (températures, niveau marin, etc.) et biologiques (conséquences sur la faune)effectuées par des milliers de scientifiques différents dont beaucoup ne se connaissent pas, mais dont les résultats convergent.
Christian G.
"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo
Pour l'instant, les autorités se contentent de mettre en place des "mesurettes" qui n'ont aucun effet et que personne ne respecte ! ça doit leur donner bonne conscience….
Voici un ex parmi tant d'autres :