CHARTE DU PARC NATIONAL DES CALANQUES
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Projet soumis à consultation institutionnelle et enquête publique août 2011.
PARTIE 1 – INTRODUCTION
Page 8 : La loi en vigueur
La loi du 14 avril 2006 prévoyant les notions de caractère, d'aire d'adhésion et surtout de solidarité écologique lors de la création d'un Parc National correspond parfaitement à la situation géographique des Calanques.
Ceci est à souligner avant tout car les détracteurs du Parc National se basent sur cette loi qui, selon eux, n'est pas compatible avec le site. Au contraire, elle semble avoir été faite sur mesure pour les Calanques.
La proximité de la ville a toujours été un risque pour la préservation du massif, il est donc nécessaire que la loi encadrant ce parc en tienne compte. Ce qui semble être le cas. Reste à espérer que les faits rejoindront les écrits.
Page 9 : La charte – Généralités
Il est dit que la charte est écrite pour 15 ans au maximum mais on ne mentionne pas un minimum. A mon sens, ce minimum d'existence doit être d'au moins 12 ans, le temps que les effets bénéfiques se fassent sentir sur l'environnement et qu'on puisse réaliser des études scientifiques.
Il est noté que l'appartenance des communes à la charte est soumise au volontariat. Cependant, étant donné l'importance des communes de Cassis et surtout de Marseille dans le PN, il serait incompréhensible que celles-ci se retirent un jour de l'aire d'adhésion et de la charte. Ne peut-on pas rendre obligatoire ces deux adhésions à l'avenir ?
Penser que Cassis pourrait retirer, à l'avenir, ses aires d'adhésions soulignerait un manque de continuité et une coupure dans le territoire du cœur entre les Calanques et le cap Canaille.
PARTIE 3 – ÉLÉMENTS DE DIAGNOSTIC ET ENJEUX
Page 16 : Le territoire du parc national
La trame verte au nord de Cassis est, selon moi, un des points faibles du projet. Étant donné que l'aire d'adhésion peut être revue à la baisse, il se peut qu'un jour cette trame verte n'existe plus. Surtout, si on prend en compte l'attitude extrêmement critique de la mairie actuelle de Cassis envers le Parc National.
Nous regrettons que le village des Goudes ne soit pas inclus en cœur. Il est dommage que le sondage auprès des Goudois, réalisé par l'association " Portes des Calanques ", n'ait pas été pris en considération, car 80% des habitants (194 personnes ont répondu « oui » sur 230) désiraient que leur village soit mis en cœur, ceci afin d'évi-ter des constructions engendrées par la proximité du Parc. Nous soupçonnons fortement la mairie et certains propriétaires de vouloir construire une marina pour accueillir des bateliers. D'ailleurs, ça a déjà commencé puisque des installations ont été réalisées sur le port des Goudes pour amarrer le batelier de Marseille afin que ses clients puissent se rendre à un restaurant bien connu.
Ces aménagements payés par les contribuables pour grossir le portefeuille de certains " businessmen " est intolérable.
Nous regrettons également que de mauvaises informations aient circulé sur les Goudes dans les journaux locaux. Des journalistes, qui ont cru sur parole les anti-parcs, sans se baser sur des preuves, on fait circuler l'idée que les Goudois étaient en grande majorité contre le parc. Il est dommage, et assez troublant, que nous n'ayons pas pu obtenir de droit de réponse à ce sujet de la part du journal la Provence.
Quant au Frioul et à sa rade maritime, c'est une hérésie qu'ils ne soient pas mis en cœur. Étant donné leur richesse écologique maritime et terrestre, leur patrimoine culturel, leur sur-fréquentation (480.000 visiteurs en 2009, chiffres donnés par le GIP) et le risque de voir le site s'urbaniser sur des zones classées, il était urgent que ce territoire soit en cœur. Mais les raisons économiques semblent être encore plus fortes. L'argent-roi relègue encore au second plan la préservation de l'environnement. Nos enfants nous jugeront…
Page 19 : Le patrimoine paysager
Je note que le Frioul fait, logiquement, partie de ce patrimoine paysager de même que la rade sud.
Ce qui accentue le regret de voir ces sites en aire d'adhésion.
Quel sera leur avenir si un jour l'archipel est retiré de l'aire d'adhésion ?
Est-on sûr de pouvoir dire qu'à l'avenir, le Frioul fasse toujours partie de ce patrimoine paysager mais aussi culturel du lieu s'il n'est plus dans l'aire d'adhésion ?
Avons-nous des garanties qu'il soit toujours en aire d'adhésion ?
Les mêmes remarques sont valables pour le site de la Bédoule qui est considéré comme une rareté géologique à l'échelle internationale (page 21, référence mondiale pour le stratotype historique du Bédoulien).
PATRIMOINE GEOLOGIQUE
Page 21 : Mont Rose, géodiversité exceptionnelle (Berriasien)
Cette spécificité géologique montre combien les associations de défense de l'environnement ont eu raison de se mobiliser en 2007 contre le projet de la mairie de Marseille qui voulait construire un hôtel de luxe avec embarcadère au Mont Rose. Un projet qui démontre clairement que la mairie sous-estimait volontairement l'intérêt environnemental du lieu. C'est un des derniers exemples en date de la pression immobilière exercée sur le massif des Calanques. Sans compter que ce site est très fourni en astragale de Marseille. Cela dit, le Mont Rose serait un endroit idéal pour que soit construite la Maison du Parc, réhabilitant ainsi l'ancien bâtiment militaire. Il est à espérer que la Maison du Parc soit en accord avec les préconisations du développement durable.
LES SOLIDARITES ECOLOGIQUES
Page 34 : Changement climatique en terre
Il aurait été souhaitable qu'on parle également dans ce chapitre de la faune cavernicole. La biodiversité des grottes est un véritable laboratoire des conséquences dramatiques du réchauffement climatique, le tout sur une échelle relativement réduite.
Page 35 : Le patrimoine culturel
Nous pensons (la Fédération Française de Naturisme et les associations que je représente) que le naturisme aurait pu être inclus dans le patrimoine immatériel, en plus d’être cité dans les activités terrestres. Le souci est que les pratiquants ont toujours désiré rester discrets, isolés dans les criques. Au point qu'on oublie qu'il y a trente ans toutes les calanques, en dehors des zones habitées, étaient fréquentées par des naturistes.
Petit rappel de l’ancienneté de la pratique naturiste dans ce lieu :
Dés 1908 (ou 1907 selon les écrits), l'abbé Legrée amenait ses ouailles, avec l'accord du Diocèse,
pratiquer des " bains de soleil " nues. Ces enfants devenus adultes se réunirent en association en 1930. De 1928 à 1935, ils avaient pour lieu de pratique principal le Frioul et, plus précisément, l'hôpital Caroline qui constituait la première section de " Vivre " de Kienné de Mongeot de France (organisme à l'origine de la Fédération Française de Naturisme créée en 1950) avec l'accord de la Mairie de Marseille.
Cette association s'est ensuite scindée en deux et les " Libres Culturistes de Provence " ont vu le jour en créant un centre naturiste de 5 hectares au 59 Traverse Parangon dans le quartier de la Pointe Rouge. Ce centre a existé de 1950 à 1968 (dates approximatives à 2 ans près). Il a ensuite déménagé sur la route de Gémenos puis à Saint-Zacharie.
Le Docteur Poucel, quant à lui, pratiquait plus en petit comité d'amis dans les Calanques. Il est à l'origine de la création de la Fédération Française de Naturisme (membre d'honneur perpétuel de la FFN).
Le naturisme était tellement important dans les Calanques et autour de Marseille que le Dr Poucel a créé la première société de médecine naturiste situé boulevard Breteuil. Il a également écrit plus de dix livres sur le sujet.
Cette pratique a pour conséquence un bien-être et un épanouissement de l'être sans commune mesure avec les autres usages. Symbole d'harmonie avec la nature, elle a toute sa place dans le Parc National. Étant donné l'ancienneté de la pratique, elle devrait être inscrite dans ce patrimoine immatériel car c'est un des premiers lieux de pratique en France.
Ceci pourrait être intégré au dernier paragraphe : " l'apport des traditions, des activités sportives et scientifiques ".
Juste rajouter le mot naturisme dans la liste des traditions suffirait, on ne demande pas un
paragraphe entier, simplement une reconnaissance car nous faisons partie de l'originalité du lieu. C'est d'ailleurs décrit dans tous les bons guides touristiques comme une spécificité locale.
On pourrait ajouter, page 37, après la citation sur les cabanons (entre " l'esprit des lieux " et " le territoire a aussi acquis une notoriété ") la phrase suivante :
" Isolés, tout en étant proches de la ville, de nombreux naturistes se retrouvent dans les Calanques pour se ressourcer en osmose avec la nature ".
Pour appuyer ma demande, on parle à la page 37, d’un art de vivre. Le naturisme, tel qu'il est défini officiellement depuis 1974, est effectivement reconnu comme un art de vivre : « une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun, ayant pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et de l’environnement ».
LES ACTIVITÉS HUMAINES DANS LE PARC NATIONAL
Page 41 – Activités terrestres
– 500 ha du camp militaire de Carpiagne devaient être en cœur de Parc ; aussi, me paraît-il étonnant que l'armée ne figure pas dans cette liste des activités terrestres.
A moins que ces hectares n’aient été retirés du cœur du Parc. Je regrette que nous n'ayons pas d'information à ce sujet.
– Les rave parties citées ici ne me semblent pas correspondre aux prérogatives concernant un cœur de Parc, elles doivent être interdites, que ce soit en cœur ou en aire d'adhésion. Les autoriser serait en contradiction avec l'objectif VI (Préserver la quiétude des lieux et les possibilités de ressourcement de chacun) avec également l'objectif XI (Accueillir, éduquer et sensibiliser tous les publics à l'environnement) à l'orientation II (Apaiser les interactions homme / nature) à l'orientation III (Préserver les paysages, la quiétude et la magie des lieux) à l'orientation IV (Préserver et valoriser un art de vivre méditerranéen, provençal et durable).
Il me semble que vous n'avez oublié aucune activité dans ce chapitre, même celles qui sont minoritaires, et je vous en félicite.
Page 43 : Un besoin de nature en forte expansion
Il me paraît étonnant de situer le début de la sur-fréquentation du site au tournant des années 80. C'est à cette époque que l'émissaire de Cortiou a rejeté de manière massive les égouts de Marseille et de sa région polluant continuellement et durablement le littoral de Marseilleveyre jusqu'à Sugiton en fonction du vent pour ce qui concerne la partie terrestre. Ce qui a provoqué le retrait progressif de
la fréquentation naturiste aux criques voisines. Il serait étonnant que les autres activités n'aient pas compté une baisse de fréquentation des Calanques pour les mêmes raisons au milieu des années 80. Pour ma part, je situerais donc, d'après les dires des anciens, la sur-fréquentation au début des années 90. Avec, toutefois, un bémol pour le secteur de Luminy où la construction de l'université a rendu plus accessible le site à tous dès le milieu des années 70.
Il est dit que les parkings sont " périodiquement sous-dimensionnés ", ce n'est pas une raison pour les agrandir. Il vaut mieux réfléchir à d'autres moyens d'accès (transports en commun plus fréquents, tramway, vélo avec parkings adaptés ou marche, tout simplement). Ce n'est pas au Parc National de s'adapter aux voitures mais aux voitures de s'adapter aux exigences du Parc et à ses besoins de protection. Avec tous les accès possibles, il est peu compréhensible que toujours les mêmes parkings soient saturés alors que d'autres sont vides (celui du col de la Gineste ou celui du Mont Rose, par exemple).
ENJEUX QUI CONCERNENT LA PRÉSERVATION, LA RÉHABILITATION LE CAS ÉCHÉANT, DES PAYSAGES, LA LIMITATION DU DÉRANGEMENT DE L'HOMME ET DES ESPÈCES ET L'IMAGE DES SITES
Page 48 : Objectif VI – Préserver la quiétude des lieux et les possibilités de ressourcement de chacun
Vous imaginez aisément combien cet objectif de quiétude et de ressourcement est important pour l'activité que je représente. Cet objectif ne peut se réaliser qu'avec la création d'un Parc National. Cependant, il faudra gérer l'afflux touristique engendré.
ENJEUX QUI CONCERNENT LA PRÉSERVATION, LA VALORISATION ET LA PERPÉTUATION DU PATRIMOINE CULTUREL MÉDITERRANÉEN, MATÉRIEL ET IMMATÉRIEL
Page 49 : Objectif IX – Protéger et mettre en valeur (…….) l'histoire des lieux
Un livre est en cours d'écriture sur l'histoire du naturisme dans la région marseillaise. Un chapitre sera consacré aux calanques et au Dr Joseph Poucel.
Le Dr Poucel est une grande figure de Marseille et de l’histoire des Calanques mais peu connu de nos jours. Je résume brièvement sa biographie.
Grand chirurgien, consultant aux hôpitaux de Marseille. Médecin généraliste.
Chevalier d'honneur au titre de la Santé Publique.
Médaille d'or de l'éducation Physique.
Vice-président des Excursionnistes Marseillais (je ne connais pas encore la date exacte, je sais seulement qu'à l'époque où il était membre du bureau, il y avait 4.000 adhérents).
Président de la Ligue contre le tabac (une des premières en France, sinon la première).
Président de la Société de Médecine Naturiste de Marseille dont le siège était rue Paradis
Écrivain (plus d'une dizaine de livres).
A l'origine de la création de la Fédération Française de Naturisme en 1950, nommé (avant son décès) membre d'honneur perpétuel de la Fédération Française de Naturisme.
Botaniste très réputé et apprécié (ses héritiers ont donné sa collection au Musée d’Histoire Naturelle de Marseille en 1971).
…..et j'en oublie.
Une plaque à son nom est présente sur une falaise de la Sainte-Baume qu'il fréquentait régulièrement pour l'étude de la flore.
Décédé en 1971, à 93 ans, il a marché dans les Calanques jusqu'à un âge très avancé.
Une photo de lui est visible sur le site des Excursionnistes Marseillais :
http://www.excurs.com/presgautier.php
Je souhaiterais qu’on lui rende hommage en renommant le sentier des douaniers qu’il emprunta régulièrement jusqu’à sa mort. Un collectif est en train de se mettre en place dans ce but. J’ai pour l’instant obtenu le soutien de ses descendants et des Excursionnistes Marseillais et espère avoir l’aide du GIP et de son équipe.
Grace à mon livre, cet hommage et mon association, je compte participer à la valorisation de cette histoire peu connue de Marseille mais néanmoins symbolique d'un art de vivre qui perdure.
Page 49 : Objectif X – Favoriser le patrimoine culturel terrestre, littoral et maritime qui respecte durablement le territoire
Pour tout naturiste, cet usage quand il est pratiqué en accord avec la définition de la FFN, fait partie du patrimoine culturel et respecte l'environnement.
D'ailleurs, il est primordial que les naturistes n'aillent plus sur des lieux difficiles d'accès et dangereux (calanque des Pierres tombées ou celle de l'Eissadon) car, d'une part, ça favorise l'érosion de sentiers non répertoriés et, d’autre part, ça empêche une pratique familiale avec femmes et enfants.
Il est inacceptable qu'on continue à prendre des risques insensés pour pouvoir tomber le maillot (un mort en 2005 aux Pierres tombées).
Aussi, des calanques comme Port-Pin et En-Vau doivent rester ouvertes à la pratique du naturisme familial.
Je veillerai donc à ce que cette pratique soit toujours soutenue par l'EPPN.
ENJEUX QUI CONCERNENT L'ACCUEIL, LA DÉCOUVERTE ET LA SENSIBILISATION DES PUBLICS POUR FAIRE DU CŒUR UN ESPACE DE NATURE D'EXCEPTION
Page 49 : Objectif XII – Trouver le bon équilibre entre développement des activités de pleine nature et protection de l'environnement, garantir un " tourisme durable "
Pour le développement des activités.
Pour les bateliers, je trouve que les bouées sont trop proches du fond de la calanque.
A aucun moment, on ne parle pas de l’interdiction aux bateaux de plus de 20 mètres d’entrer dans les calanques de Port-Pin, En-Vau, Sormiou et Morgiou, ce dont il était question dans la version 3a de la charte de juin 2011. Comment cela se fait-il ?
On n’évoque pas, non plus, la mise en place des casque pour écouter le discours en vue de remplacer les haut-parleurs (d'audio-guides / audiophones). Ceci afin de garantir la quiétude des lieux.
Pour le tourisme durable. A l’heure actuelle, il est courant que les naturistes reçoivent des remarques du style " Allez ailleurs ". Or, cet ailleurs est souvent situé à 100 km de Marseille (Cap Sicié ou plage de Piémanson). Le fait qu'un naturisme sain et familial soit pratiqué dans les Calanques est en accord avec le principe du développe-ment durable car cela permet un " naturisme de proximité " pour les Marseillais. Il paraît inconcevable aujourd'hui de devoir faire 100km en voiture pour se mettre en tenue naturelle.
PARTIE 4 – LES GRANDS DÉFIS DU PARC NATIONAL ET LES VOCATIONS DU TERRITOIRE
Page 53 : Permettre la bonne coexistence de la métropole et de l'espace naturel exceptionnel
Au sujet de Luminy, doubler la surface habitable n'est pas souhaitable. A l'heure actuelle, Luminy est la porte d'entrée principale des Calanques, celle-ci est déjà sur-fréquentée. Comment pourra-t-on gérer cette sur-fréquentation si l’habitat est doublé ?
Plus d'habitat veut aussi dire plus de bruits pour la faune et plus de risques d'incendies. De plus, en cas d'incendies, les pompiers protégeront en priorité les bâtiments plutôt que le massif.
Déjà, à la base, je pense que la création de ce pôle universitaire au début des années 70 était une erreur. Il est trop isolé et paraît comme un cancer au milieu de la forêt quand on le photographie des sommets environnants. Du fait de son isolement, on nous dit maintenant qu'il devient nécessaire de construire une extension avec toutes les commodités.
L'argent et les profits immédiats ont encore eu gain de cause…
LES DIFFERENTES VOCATIONS DE L'AIRE D'ADHÉSION
Page 58 – Les différentes vocations de l'aire d'adhésion – Espaces à vocation agricole
Page 118 – Espaces agricoles (en AOA)
J'ai du mal à comprendre comment 18 ha peuvent être mis en AOA au milieu du cœur. On n'explique pas les raisons de la mise en AOA de la ferme du Mussuguet ou des terres vinicoles de Cassis.
Pour le Mussuguet, Marseille ne savait pas qu'il était sur sa commune, ce qui paraît assez aberrant, digne d'un film de Pagnol ! Il a fallu que des bénévoles fassent des recherches pour qu'on le sache !
Il est assez surprenant que le parc des Calanques soit le premier parc sans terres agricoles en cœur. On peut se poser des questions quant à la politique environnementale des mairies concernées.
PARTIE 5 – LES OBJECTIFS DE PROTECTION DU PATRIMOINE DANS LE COEUR, LES MESURES RÉGLEMENTAIRES ET PARTENARIALES
Page 68 – Mise en place d'une gestion globale du mouillage
Dans cette version 3b, il n'est pas mentionné la taille, ni le poids, des navires concernés par l'interdiction du mouillage sur les zones sensibles.
Dommage qu’il faille attendre que l’EPPN soit créé pour connaître clairement :
– les types de mouillages organisés qui seront mis en place,
– les secteurs particulièrement sensibles qui accueilleront ces mouillages légers,
– le nombre de bateaux pouvant s'amarrer à un même mouillage,
– le type et la taille des bateaux, le type d'ancre, la durée du séjour…autorisés pour mouiller librement sur des fonds peu sensibles,
– la possibilité pour les bateaux équipés de cuves à eaux noires/grises d'occuper les mouillages organisés la nuit.
Ce serait bien qu’on le sache à l’avance pour que le monde de la plaisance puisse voter en connaissance de cause, là j’avoue que ce sujet est assez flou.
Avant cette version de la charte, il était question de réglementer le mouillage dans 3 cas :
1 – Les bateaux d'une masse inférieure à une tonne pouvaient jeter l'ancre n'importe où dans le périmètre.
2 – Les bateaux d'une masse supérieure mais dont la longueur restait inférieure à 20 mètres ne pouvaient le faire que sur des fonds de roche ou de sable. Dans toutes les autres zones, notamment celles " à fort enjeu écologique " comme les herbiers de posidonies, les plaisanciers devaient s'amarrer à des bouées communes (gratuites) ou jeter l'ancre dans des secteurs balisés.
3 – Quant aux bateaux de plus de 20 m, ils devaient mouiller sur des fonds d'au moins 30m.
Où en sont ces propositions concernant la réglementation du mouillage ? Cette réglementation doit être pourtant mentionnée dans la charte avant la création du Parc.
Pourquoi la charte n’en parle-t-elle pas ??
Page 69 : Mesure partenariale 1 – Mettre en œuvre les objectifs Natura 2000 par des contrats ou chartes
Page 107 : Engager les usagers par la signature de chartes de bonnes pratiques
Les associations que je représente (l’APNEL et l'Association Naturiste Phocéenne ainsi que la Fédération Française de Naturisme) désirent collaborer avec l'organisme de gestion du Parc en tant que partenaires associés à l'élaboration de ces contrats de bonne conduite.
L'activité naturiste, par essence proche de la nature, doit être signataire de cette charte.
Pour bien faire, il aurait fallu que tous les espaces classés en Natura 2000, ainsi que les sites classés, soient en cœur de Parc. Ces contrats de bonne conduite auraient eu une répercussion plus rapide sur l'environnement et constitué un symbole fort de l'implication de la France pour la préservation de l'environnement envers les autres pays.
Je souhaite que les cuves à eaux noires/grises pour la plaisance et les écouteurs pour les passagers des bateliers soient repris dans les détails de ces contrats à venir concernant ces usages.
Page 79 – Mesure partenariale 8 – Contenir la pollution des sols des anciens sites industriels de Marseille
Cette mesure démontre bien l'importance d'avoir gardé en cœur la route des Goudes. Il est encore incompréhensible que le village en soit exclu.
Page 79 – Mesure partenariale 9 – Améliorer qualitativement et quantitativement l'ensemble des rejets de l'exutoire de Cortiou
Ces différents propositions et objectifs montrent tout l'intérêt de création du Parc. Au lieu d'attendre que ces rejets soient améliorés, comme le demandent certaines associations (" Amis des
Calanques "), pour que le Parc voie le jour, l'EPPN permettra par ses financements des améliorations suivies et constantes.
Ce long chapitre devrait rassurer pas mal de sceptiques sur ce problème des égouts.
La solution de projeter le rejet au fond de la mer par un long conduit peut être une solution provisoire d'amélioration significative en surface et aux abords des tunnels. Mieux vaut que les rejets chimiques se mélangent à 5000 m3 d'eau que dans 10 cm3.
Cette solution permettrait d'attendre que l'objectif III soit atteint et serait de moindre coût.
Page 84 : Mesure partenariale 16 – Participer activement à la prévention contre le risque incendie
Une des actions de prévention qui me semble nécessaire est de réduire la présence des voitures à l'intérieur du massif. Je pense notamment à la route des Crêtes trop fréquentée mais aussi au parking de la Gardiole ou le stationnement devient anarchique les week-ends et jours fériés. Cela provoque des nuisances à l’intérieur d’un site sensé être protégé, à la mise en place du Parc, cette situation ne pourra pas durer.
Il est reconnu que la plupart des visiteurs qui désirent accéder aux criques en voiture sont en général moins respectueux de l'environnement que ceux qui se donnent la peine de s'y rendre par la marche. La randonnée pro-cure une immersion dans la nature et entraîne un respect de celle-ci. La difficulté d'accès est une garantie de préservation de la nature.
Page 86 : Objectif IV – Proposer la création de réserves intégrales
Pour une meilleure compréhension concernant la mise en place de ces RI, il serait souhaitable que les études scientifiques de l'avifaune faites par les organismes affiliés au Parc soient mieux connues du public et des usa-gers. Ceci légitimerait l'intérêt de ces RI.
Certains sceptiques sous-entendent même que ces études n'existent pas. Ce qui met en lumière un déficit de communication de la part du GIP.
Page 90 : Objectif VI – Préserver la quiétude des lieux et les possibilités de ressourcement de chacun
Vous dites " qu'il est nécessaire de limiter les bruits ". Aussi, je vous demande de soumettre l'idée aux autorités compétentes que les routes, à l'origine DFCI, qui conduisent aux cabanons de Morgiou et de Sormiou soient réservées uniquement aux habitants (ainsi qu’aux clients des restaurants et de l'UCPA). Ce qui aurait pour avantage, d’une part, de diminuer sensiblement la sur-fréquentation du lieu et la pollution, de réduire les risques d'incendies et d'accidents et les incivismes et, d’autre part, d’offrir une solution efficace aux stationnements anarchiques dont se plaignent, à juste titre, les cabanonniers.
Il faudrait aussi veiller à ce que cessent les soirées musicales sauvages (avec la bienveillance de la police municipale) à Sormiou.
A noter que j'ai surpris une " rave party " sauvage à la plage de l'Arène le 30 juillet 2011 en reconnaissant que la plage avait été laissée relativement propre. Il paraît que cela se déroule régulièrement.
Pour limiter le bruit et préserver la quiétude, des solutions doivent être trouvées pour que la route des Goudes ne soit plus embouteillée chaque année durant 4 mois.
L'Association Naturiste Phocéenne, lors du colloque sur le Plan Climat organisé par le Conseil Général au Pharo, a proposé l'idée de placer une ligne de tramway entre Montredon et les Goudes. Ce serait une solution efficace aux embouteillages récurrents et en accord avec le Grenelle de l'environnement. Ce lieu retrouverait ainsi une quiétude qu'il n'a plus depuis plusieurs décennies. Cela rejoindrait aussi l'objectif VIII qui veut valoriser l'interface ville/nature (page 92).
La même étude pourrait être envisagée pour Luminy.
FAIRE DU COEUR UN ESPACE DE NATURE D'EXCEPTION POUR L'ACCUEIL, LA DECOUVERTE ET LA SENSIBILISATION DU PUBLIC
Page 99 – Améliorer l'accessibilité à certains espaces du cœur
Je cite : " un programme favorisant l'accès à la nature sur des sites naturels, les lieux d'accueil et les outils d'information pour des personnes pouvant présenter différents types de handicap (notamment les personnes à mobilité réduite) ".
Mon association est totalement en accord avec ce qui précède mais il ne faut pas oublier, pour autant, le droit des handicapés, mais aussi celui des des personnes âgées et des enfants en bas âge (donc une tranche de la population ayant du mal à se déplacer) à se baigner nus. Certes, les Calanques ne sont pas un terrain facile d'accès (et ne le seront jamais) mais il est plus facile de se rendre à Sugiton, ou à Port-Pin, que d'aller se baigner à Saint Jean de Dieu.
La nudité saine et naturelle accentue l'humilité, la joie de vivre et la confiance envers autrui, ce qui nous rend plus vulnérables, mais aussi plus sympathiques. Il se créerait une bienveillance mutuelle qui n'est pas sans rappeler la pluralité culturelle de notre cité où nous vivons en harmonie avec nos différences ethniques. En dehors des noyaux villageois et à proximité de la route, toutes les criques se prêtent à ce retour aux sources bénéfique pour le moral et la santé. Ceux qui n'ont pas la chance de se déplacer à leur guise ne doivent pas être oubliés. Ne faisons pas de discriminations en ce qui concerne leurs loisirs, ils en subissent assez quotidiennement en ville et au travail.
Pour les aires de promenades pour les personnes à mobilité réduite, je verrais bien un aménagement avec rampe sur le sentier de Luminy.
On pourrait également envisager une autorisation de passage pour les véhicules des handicapés durant l'été sur la route de Sormiou et de Morgiou. Il est facile de réaliser une rampe d'accès à la plage de Sormiou pour les handicapés.
OBJECTIF XII – TROUVER LE BON EQUILIBRE ENTRE DEVELOPPEMENT DES ACTIVITES DE PLEINE NATURE ET PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT, ET GARANTIR UN "TOURISME DURABLE".
Page 102 – Adhérer à la charte européenne du tourisme durable
Je cite : " Développer et gérer le tourisme dans les espaces protégés de manière durable, en prenant en compte les besoins de l'environnement, des habitants….du tissu associatif et des touristes et usagers."
L'Association Naturiste Phocéenne dont je suis le président, en tant qu'organisme régional, sera à même de vérifier que, conformément à ce qui est écrit, le naturisme puisse toujours être pratiqué dans ce lieu emblématique car il correspond à un besoin aussi bien au niveau des habitants, des touristes que des usagers.
Page 103 – Mesure partenariale 32 (office du tourisme)
Avant d'envisager un partenariat avec les offices du tourisme (notamment ceux de Marseille et de Cassis), il serait souhaitable qu'ils aient lu la charte afin qu'ils donnent les bons renseignements. Classer les activités par dossiers rendrait plus rapide et moins laborieuse l’information du public.
Si on veut rendre ce partenariat possible, il faut leur faciliter le travail. Bien que cette entente soit nécessaire, elle ne se fera pas sans accrocs car certains offices du tourisme répandent de mauvaises informations volontaire-ment, faisant passer leurs opinions ou leurs préjugés avant les faits.
Exemples entendus dans les offices du tourisme :
" Le Frioul ? N’y allez pas, il n’y a rien à voir ! " (Office du tourisme de Marseille à une élue de la ville de Marseille qui se faisait passer pour une touriste),
" Il n'y a pas de naturisme dans les Calanques ! " (Office du tourisme de Marseille),
" Le naturisme est interdit sur la commune de Cassis " (Office du tourisme de Cassis, alors qu'il existe trois tolérances : Cap Cacau, les Pierres plates et l'Arène),
" Il n'y a pas de location de kayaks à Marseille " (Office du tourisme de Marseille),
" Toutes les Calanques sont fermées tous les jours sans exception de juillet à août " (office du tourisme de Gémenos, juillet 2008),
" Nous ne savons pas où est la chapelle de Bon voyage, nous n'allons pas jusque-là " (une responsable de l'Office du tourisme de Cassis – Mai 2010).
Les exemples de mauvaises informations sont nombreux.
OBJECTIF XIII – MAITRISER LA FREQUENTATION ET ORGANISER DES PRATIQUES SPORTIVES ET DE LOISIRS ECO-RESPONSABLES
Page 108 – Encourager une offre alternative et durable à la voiture individuelle et soutenir la réduction de stationnement dans les espaces du cœur
Pour la route des Goudes, l'Association Naturiste Phocéenne, a proposé aux réunions de concertation " Plan climat " de juin 2011, l'étude de faisabilité concernant une ligne de tramway de la Madrague de Montredon aux Goudes.
Nous sommes satisfaits de lire dans ce paragraphe que vous avez pour ambition de réduire l'offre de stationne-ment des véhicules motorisés en cœur du Parc.
Pour le développement du vélo, il convient que ce mode de déplacement soit aussi favorisé en ville pour qu'il soit en continuité avec le Parc. A l'heure actuelle, l'offre et la sécurité concernant les vélos sont largement insatisfaisants sur Marseille.
PARTIE 6 : Les orientations de protection, de mise en valeur et de développe-ment durable de l'aire d'adhésion (zones tampons, urbanisations, espace de transition) page 111
Les termes " espace de transition " et " mise en valeur " me choquent quand il s'agit de parler de zones naturel-les. La nature n'a pas besoin d'être aménagée pour être mise en valeur. Elle n'a pas non plus besoin d'un espace de transition si celui-ci a pour conséquence de réduire la zone protégée. Il me semble qu'il y a double emploi entre la zone tampon et cet espace de transition. A moins que ce ne soit la même chose, à ce moment-là, pour-quoi utiliser deux termes différents ?
Il n'est pas utile que la transition entre la ville et la nature soit progressive. Pourquoi vouloir à tout prix que l'homme mette son empreinte sur une zone qui a pour vocation à ne pas être urbanisée ?
Le seul aménagement utile concerne la protection contre les incendies.
En fonction de ce que dit l'article R 331-16 CE : " L' EPPN ne peut imposer aucune modification des vocations, orientations et mesures applicables en AOA sans l'accord des communes concernées et dans le respect des règles de modification de la Charte ".
Il est à craindre que les belles phrases concernant l'urbanisme restent vaines. Il est aussi fort probable que les associations de défense de l'environnement soient encore le meilleur rempart à toute prolifération anarchique et déraisonné de la ville aux abords du Parc.
Page 116 : Mesure N°3 – Mettre en œuvre les objectifs Natura 2000 (en aire d'adhésion)
La reconnaissance communautaire des zones Natura 2000 n'est pas suffisante. Ces zones auraient dû, logique-ment, être en cœur. Il est dommage qu'en démocratie, la majorité n'ait pas eu gain de cause dans ces dossiers et qu'une fois de plus les intérêts particuliers et financiers aient été soutenus par les politiques.
Les communes qui devaient à l'origine adhérer au projet du Parc n'ont, semble-t-il, pas toutes compris l'intérêt patrimonial qui les touchent directement, comme Roquefort la Bédoule et Ceyreste.
Page 117 – Protéger les espèces patrimoniales (en aire d'adhésion)
L'instauration du Parc National était une réelle opportunité pour protéger ces espèces menacées, rares ou emblématiques, les voir seulement en aire d'adhésion est un gâchis.
Page 119 – Apaiser les interactions homme/nature (en aire d'adhésion)
Cette orientation II correspond parfaitement à la nécessaire existence de l'aire d'adhésion dans ces parcs de nouvelles générations. Plus de nature en ville est en accord avec le Grenelle de l'environnement et avec le besoin des citoyens d’avoir plus d'espace à vivre.
Page 120 – Limiter l'opportunisme de certaines espèces sauvages (en aire d'adhésion)
Il n'est pas honnête de dire que les sangliers posent un problème en venant aux portes des maisons. Si l'urbanisation n'était pas venue sur leur territoire, ce souci n'existerait pas. En tout cas, il serait moins important.
Je dirais que c'est l'urbanisation qui, en premier, pose problème.
Page 121 – Stratégie globale de prévention du risque incendie (en aire d'adhésion)
L'aire d'adhésion offre la possibilité de mettre en œuvre une zone de protection étendue autour du cœur du Parc. Mais sa pérennité pour lutter contre les risques d'incendie risque d'être compromise par les communes qui ne seront pas obligées d'y adhérer. Et ce volontariat risque de ne pas peser lourd face aux appétits immobiliers.
De plus, certaines habitations collant au cœur accentuent le risque d’incendie et rendent vulnérable le site, réduisant à néant la zone tampon. Le pire est qu’on continue à faire la même erreur avec Luminy.
Page 123 – Orientation III : Préserver les paysages, la quiétude et la magie des lieux
Ce chapitre est primordial vu que le Frioul et le village des Goudes risquent d'être en proie aux appétits des entrepreneurs. Cela permettra de lutter contre les projets d'hôtels aux limites du Parc, ce qui dénaturerait la magie des lieux. Un projet est déjà en étude vers les hauteurs de Mazargues. Depuis 6 mois, les projets immobiliers se multiplient d'ailleurs sur la périphérie des limites du cœur.
– Avenue Colgate, quartier Sormiou (13009) :
Avant la création du PN des Calanques, le dernier arbre du bosquet aura volé en copeaux pour laisser la place à un lotissement de 23 appartements construits par Logirem.
– Le Domaine de la Seigneurie, pour lequel on a rasé un magnifique bois de cèdres.
– La résidence Olympe de Sormiou, boulevard Canlong (13009) édifiée sur une zone limite classée.
– Avenue de la Martheline (13009), une source aurait été bouchée pour construire "Les Terrasses de Mazargues".
– Le Clos du Roy, impasse de la Turbine (9e) projets immobiliers en cours.
– Au chemin de Morgiou, Bouygues a aussi un projet de construction dont l'autorisation a été repoussée.
Bouygues a osé dire que les fondations des immeubles, qui avaient été entreprises avant l'annulation des tra-vaux, étaient des fouilles archéologiques…
– Rue François Mauriac, un bois de chênes verts serait menacé par la construction des Jardins de Flore
Page 124 – Aménager durablement, intégrer les aménagements au paysage (en aire d’adhésion)
Je cite : " le développement urbain du site (de Luminy) confortera son rôle de porte d'entrée du parc national ".
La nature n'a pas besoin de développement urbain pour être valorisée même si ce lieu concerne la principale porte d'entrée du parc. Cette phrase me choque et n'a d'autres buts que de légitimer des projets à forts enjeux financiers.
Page 125 – Préserver et restaurer les paysages de la calanque de Port-Miou (en aire d’adhésion)
Port-Miou est la seule calanque située sur la commune de Cassis, ce serait bien de l'écrire dans la charte.
Cette réalité doit être connue de tous. Si on souhaite que les médias ne parlent plus " des " calanques de Cassis et que l'image de Marseille soit réhabilitée, il faut que la charte montre l'exemple.
Je souhaite que le Ministère de l'écologie note que toutes les associations de défense de l'environnement désiraient que tous les sites classés, au même titre que les zones en Natura 2000 ou réserves naturelles, soient en cœur de Parc pour une meilleure protection. Par contre, nous félicitons le GIP d'avoir remis en cœur de Parc l'entrée de Port-Miou, c'est un moindre mal.
Est-ce que l'installation d'une Maison du Parc est envisageable au " château " après rénovation ?
Cassis demande deux sièges au conseil d'administration de l'EPPN, vu le peu de zones en cœur appartenant à Cassis, cette demande nous paraît incongrue.
Page 126 – Mesures n°16 – Apaiser les circulations
Je cite : " En cœur, les collectivités veillent à réglementer la circulation et le stationnement en prenant en compte également les objectifs de protection du patrimoine naturel ". Si cette disposition est respectée par les collectivités, ce devrait être forcément différent d'aujourd'hui. La seule solution pour que les villages habités (Morgiou et Sormiou) des Calanques soient moins embouteillés et que cela provoque moins de stationnement anarchique engendrant la colère, compréhensible, des habitants qui ne se sentent plus chez eux, est d'interdire l'accès aux voitures dont les occupants n'habitent pas les cabanons.
On peut envisager un portail de qualité comme dans les résidences à l'entrée de ces sites.
Ces portails pourraient être ouverts de 18h00 (pour les clients des restaurants) à 8h00, avec des horaires élargis pour l'hiver.
Pour la circulation sur la route des Goudes, j'en parle dans "l'objectif VI – Préserver la quiétude des lieux et les possibilités de ressourcement de chacun"
ORIENTATION IV – PRÉSERVER ET VALORISER UN ART DE VIVRE MÉDITERRANÉEN PROVENÇAL ET DURABLE
Page 129 – Favoriser la solidarité sociale et économique avec les cœurs (aire d’adhésion)
Les valeurs du " vivre ensemble ", dont vous parlez ici, sont effectivement très importantes dans un espace où se côtoient des activités de loisirs et professionnelles très diverses. Il s'agit de démontrer que ces usages ne sont pas incompatibles et peuvent cohabiter dans un respect mutuel. Ceci est valable aussi bien en cœur qu'en aire d'adhésion. Cette disposition cadre bien avec le pluralisme culturel propre à Marseille.
Sentiers de découverte : il serait bon que ces sentiers soient équipés et conçus pour les handicapés mais aussi accessibles aux poussettes.
Le pastoralisme, cité ici, peut être une mesure efficace pour la prévention contre les incendies en bordure du cœur.
Il pourrait être développé, par exemple, à l'entrée de la calanque de Morgiou à la ferme qui existe déjà ou au vallon de la Panouse, des lieux qui se prêtent à ce type d'activités.
PARTIE 7 – Les orientations de protection, de mise en valeur et de développe-ment durable de l'aire maritime adjacente(page 131)
Nous ne connaissons pas les raisons précises qui ont entraîné la réduction de moitié de l'AMA (de 92.000 ha annoncés en 2009 à 42.000 ha).
A priori, la superficie des aires d'adhésions, aussi bien terrestres et maritimes, n’est spécifiée dans la charte (en dehors de la carte).
Est-ce que cela va être écrit dans la version définitive ? Est-ce que nous avons les garanties qu'entre la version 3 et la version 4, celle-ci ne sera pas encore réduite ?
