Le commentaire a été publié la semaine dernière, sous un article posté sur Facebook par la rédaction de Roubaix. Alors que beaucoup pensent que les Roms ne font rien pour s’intégrer, nous proposions à nos lecteurs le portrait d’une jeune Roumaine qui se lève chaque matin pour travailler. Avec une idée fixe en tête : avoir la vie de M. Toutlemonde.
Bien caché derrière son clavier, un courageux internaute a trouvé le moyen d’écrire ce commentaire : « Une qui bosse, 50 000 qui volent. C’est de la vermine à exterminer. » Un propos ultraviolent qui tombe à l’évidence sous le coup de la loi pour incitation à la haine raciale.
« Un environnement sûr et accueillant »
À chaque fois – et cela arrive très, trop souvent – que ce type de commentaire est posté sur nos pages Facebook, la rédaction agit de la même manière : nous le supprimons et bannissons son auteur de notre page, qui a vocation à permettre le débat mais pas à être le réceptacle des haines de toutes sortes.
Cette fois-ci, nous avons aussi décidé d’alerter Facebook sur ce commentaire. Réponse du réseau social, hier : « Ces signalements jouent un rôle important pour faire de Facebook un environnement sûr et accueillant. Nous avons déterminé que [ce commentaire] n’allait pas à l’encontre de nos standards de la communauté. »
Une réaction très paradoxale. On avoue ne pas bien comprendre comment un appel à l’extermination permettait de discuter dans un « environnement sûr et accueillant ». La société californienne considère pourtant qu’elle a une responsabilité sur le contenu qu’elle héberge, lorsqu’il s’agit de nudité. En somme, pour paraphraser Tartuffe, cachez ce sein que je ne saurai voir, mais appelez à exterminer qui vous voulez.
http://www.nordeclair.fr/info-locale/quand-facebook-legitime-l-horreur-ia50b12891n712149

Je rajoute également qu’il faut renforcer la sécurité au niveau du blocage et d’éliminer même les comptes bloqués par plus d’une dizaine de personnes étant donné que ce sont des comptes malveillants.