Nicolas Lavarenne « Homo in caelis » du 08 juillet au 27 septembre 2015 à la citadelle de Sisteron

P1000333

Onze sculptures monumentales

Quel plus beau lieu que la citadelle pour accueillir ces titans, fils du ciel et de la terre ? Ces corps nus, aériens, célestes, spectaculairement magnifiés par d’étonnantes lignes de forces nées de l’imagination de Nicolas Lavarenne. « Une mise en scène minimaliste qui contraste avec la complexité du corps et rend le bronze céleste nous dit le sculpteur, en recherche permanente d’équilibre. Détachés du sol comme sur des pointes, c’est avec grâce et élégance que ses géants s’élancent vers le ciel, dégageant une formidable impression de puissance qui n’est pas sans rappeler ces athlètes de l’Antiquité sculptés en plein effort, car c’est bien l’impression du corps dans l’intensité de l’effort, présenté avec une parfaite minutie, qui captive le sculpteur. Ici, tout n’est que beauté et mouvement. Offerts dans une nudité dorée, étirés, perchés, arc-boutés, muscles saillants, les corps sont là pour être admirés, aimés, et nous invitent à suivre ces lignes qui les propulsent dans les cieux…

 

 

P1000344

P1000346

Le mot de l’artiste

« Ma recherche et mon travail m’ont amené à des sculptures en bronze paradoxalement aériennes, célestes, comme envolées par des tripodes, des échasses, des tiges ou des hampes qui les propulsent vers le ciel, sorte de lignes de force, de lignes à haute tension, fulgurantes, vigoureuses, rigoureuses, autant que minimalistes. Elles contrastent singulièrement avec la complexité noueuse, quasi baroque, du corps humain qui, d’un effort intense, d’un élan ou d’une pirouette, tente de s’élever, de se détacher de la terre, de se rapprocher du ciel. 

C’est lors de mes études en fabrication mécanique que j’ai appris les principes de triangulation qui régissent stabilité et rigidité. J’aime le chiffre 3, donc le triangle et sa rigueur, sa simplicité si complexe. Cette trinité est à la base de mes sculptures.P1000358

J’ai commencé par sculpter le bois, matériau intransigeant mais chaleureux et vivant. J’ai été bouleversé par la naissance de l’œuvre et par la révélation de l’art. Plus tard, j’ai découvert les matières plus libres, polystyrène, cire, plâtre. Restait à les pérenniser.

C’est le fondeur qui m’a fait aimer le bronze. Et puis, j’ai appris le moulage. J’ai extirpé de son moule la réplique exacte en cire de la sculpture pour une deuxième naissance. J’ai appris à retoucher les bavures inhérentes au moulage. J’ai vu disparaître à nouveau ce corps de cire dans son cocon de ciment réfractaire. J’ai tremblé à briser cette gangue et à dégager petit à petit comme un archéologue, le visage, le torse, la main de bronze pour la troisième naissance de la sculpture. Couper les alimentations, les évents, dernières traces de matrice et puis mater, ciseler, ajuster, souder, poncer, satiner et enfin patiner la pièce jusqu’à faire vibrer dans la lumière sa peau de métal transcendé.

Après le montage des tiges, je découvre alors la sculpture dans son élan, enfin détachée de toute tâche autre que celle de nous faire lever les yeux au ciel. »

 

P1000348 P1000356 P1000371 P1000385 P1000413 P1000435 P1000450

Quelques notes biographiques

Nicolas Lavarenne est né le 2 octobre 1953 à Chamalière dans une famille d’artistes, son père est un peintre reconnu et ses parents sont tous deux professeurs de dessin. Après un baccalauréat technique en mécanique. Il choisit le métier de sculpteur sur bois. Il se forme à l’atelier de Jean Cortese à Nice qui lui fait faire ses premiers pas dans la sculpture ornementale.

Dès sa première exposition, en 1984, il retient l’attention du monde de l’art, lors de la Biennale de l’UMAM à Nice où il remporte le Prix du public. Il suit les cours du soir à la Villa Thiale, puis à la Villa Arson à Nice et la distribution des prix continue. Il remporte le Premier Prix de Sculpture à la Biennale Internationale d’Art Contemporain de Brignoles en 1987, puis un nouveau Prix du public en 1990 au Concours de sculptures méditerranéennes de Nice. Sculpteur et mouleur de prototypes pour divers secteurs industriels, il est, dans le même temps, l’assistant du célèbre sculpteur Arman.

1992 va marquer une évolution capitale dans son œuvre. Il présente « l’enragé », personnage tendu et en élévation sur une structure en tétraèdre. Cette pièce surprend, elle sera déterminante dans une œuvre qui va désormais se décliner sur le thème du tripode puis des échasses. En 1994, Nicolas Lavarenne présente sa première grande exposition personnelle à Genève. Suivront des expositions à Paris, Lausanne, Berne, en Angleterre, au Danemark, à Beyrouth, à Antibes, où il remporte pour la troisième fois le Prix du public.

Ses sculptures sont depuis lors présentes dans le monde entier et font partie de collections publiques et personnelles de nombreux amateurs. Citons parmi les premiers le Prince Henri du Danemark qui, dès 1997, fit l’acquisition d’un Grand Passeur. Mais ce sont surtout les installations urbaines d’œuvres monumentales, ainsi offertes à un large public, qui vont apporter à Nicolas Lavarenne une reconnaissance nationale et internationale.

Nous retiendrons, parmi les plus récentes, l’exposition de 9 sculptures sur l’esplanade du Palais des Festivals à Cannes en 2011, et surtout les magnifiques expositions de 22 sculptures à Aix en Provence en 2012 et de 16 sculptures à Interlaken en Suisse, l’été dernier.

 

 

P1000459

Cet article a 2 commentaires

  1. sparts

    bonjour,
    vos images sur Lavarenne sont magnifiques.
    Auriez vous des images libres de droit que nous pourrions utilisés pour sa promotion

    merci d’avance
    team SpArtS

    avec bien sur votre mention legale

    1. marseilleman

      Bonjour,

      Merci pour vos compliments.
      Mes photos sont libres de droit. Je vous demande juste de me citer : Bruno Saurez

      Je vous envoie un lien sur Dropbox pour les télécharger en bonne qualité.

      Cordialement,

Répondre à marseilleman Annuler la réponse