A chaque averse, le même problème se produit sur Marseille. La baignade est interdite sur une dizaine de plages par arrêté municipale sur une période allant de 2 à 7 jours, jusqu'à quand ? …
http://www.lamarseillaise.fr/environnement/apres-la-pluie-la-plage-23671.html
Réouverture de dix plages marseillaises (le 22.07.2011) après les fortes précipitations de mardi (19 juillet 2011)
Après résultat des dernières analyses des eaux de baignade, ce sont 10 plages marseillaises sur 14, qui viennent de rouvrir suite aux fortes précipitations, qui se sont abattues sur le sud-est dans la matinée de mardi. La baignade est donc à nouveau autorisée sur les plages de l’Anse des Phocéens, l’Anse des Sablette, le Bain des Dames, la Bonne Brise, David, Grand Roucas, Bonneveine, Prophète, Vieille Chapelle et Sormiou.
En revanche, quatre plages restent néanmoins interdites à la baignade, les analyses étant « très mauvaise », rapporte Françoise Escarras-Gaunet, adjointe au maire de Marseille déléguée à la santé. Les plages de Borély, Pointe Rouge, Catalans et Huveaune sont donc fermées au public jusqu’à nouvel ordre mais « de nouvelles analyses et des enquêtes techniques sont en cours afin de vérifier la qualité de l’eau ».
Si les Marseillais retrouvent assez rapidement l’usage de leur littoral, à chaque grosse averse, c’est le même scénario. Sur le secteur, une partie du réseau pluvial utilise les mêmes conduites que les eaux usées. Résultat, le moindre orage oblige à déverser l’ensemble à la mer pour éviter l’engorgement des stations d’épuration. « Nous avons dû choisir entre les inondations et la pollution partielle des plages, précise l’adjointe au maire déléguée à la santé, mais nous avons l’obligation d’empêcher les inondations à Marseille. »
Une « erreur historique »
Et de souligner les progrès techniques en terme de surveillance bactériologique à Marseille, qui permettent une fréquence d’ouverture des plages plus importante qu’il y a 10 ans. « En 2001, les plages marseillaises ont été fermées près de 200 jours dans l’année, en 2011, on ne comptabilise qu’une trentaine de jours de fermeture. »
Si chaque été, la direction de la santé publique de la Ville effectue plus de 1000 prélèvements sur les 21 plages du littoral marseillais selon des procédures rigoureuses dictées par la réglementation européenne, le problème du réseau pluvial demeure. Pour Didier Réault, adjoint au maire délégué à la mer, au nautisme, aux plages et au parc des Calanques, le problème de la gestion des eaux pluviales relève d’une « erreur historique ». « Ne pas avoir pensé à constituer d’égout constitue une grave erreur, qui remonte à quelques dizaines d’années avant l’époque de Gaston Defferre. »
Pour l’élu en charge de la mer, il s’avère urgent de constituer un « Contrat de Baie » avec la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Le programme territorial et contractualisé, doit permettre une action environnementale en regroupant l’ensemble des communes sur la question des eaux pluviales des bassins de l’Huveaune, du Jarret et des Aygalades.
Le fameux contrat, qui doit être discuté avec la Communauté urbaine d’ici à la fin de l’année doit permettre « la mise en place de bassins de rétention sur chaque colline à Saint Loup, Saint Marcel, La Penne-sur-Huveaune ou encore Oriol », souligne Didier Réault. Et de rappeler l’importance d’un « vrai contrat de métropole » à propos d’une gestion « collective et équilibrée du patrimoine commun » que sont l’eau et les milieux naturels de la baie. Un projet, qui nécessitera toutefois de colossaux travaux non moins budgétivores.
ci-dessus la plage des Catalans avec le cercle des nageurs de Marseille sur la gauche