La censure sur Facebook

Les équipes de « L’Œil du 20 heures » de France 2 ont testé, jeudi 14 janvier, les modérateurs de Facebook pour connaître dans quelles conditions le réseau social intervenait lorsque des contenus sont signalés comme violents ou sexuellement explicites.

CaNuidté censurée format moyenr pour Facebook, il y a des interdits. Le premier, c’est la nudité. Un des exemples les plus connus est celui de la suppression du tableau de Gustave Courbet, « L’origine du Monde », publié en 2011 sur le compte d’un enseignant. L’autre grand interdit, c’est la violence. Selon Facebook, tout contenu qui fait la promotion d’un groupe terroriste ou d’actes terroristes n’a pas sa place sur le réseau social. Le règlement est clair mais est-il toujours appliqué ?

Pour ce faire, les journalistes se sont créés de faux comptes sur le réseau social – l’un se faisant passer pour un jihadiste, l’autre pour un amateur d’art. Ils y ont posté tour à tour des messages et des photos violentes et pour le deuxième des photos de nus.

La photo d’un homme brûlé vif par l’Etat islamique.

Résultat : pendant deux semaines, ces contenus sont restés en ligne sans difficulté. Puis les journalistes les ont signalés à Facebook. Les équipes de modérateurs sont alors intervenues très rapidement, en quelques heures, pour supprimer les contenus sexuellement explicites. En revanche rien n’a été fait pour les photos violentes.

« Nous avons examiné la publication que vous avez signalée comme contenant de la violence explicite et nous avons déterminé qu’elle n’allait pas à l’encontre de nos Standards de la Communauté. » Voilà donc ce que Facebook tolère : la photo d’un homme brûlé vif par l’état islamique, celle d’un prisonnier syrien écrasé par un char, et un film de propagande djihadiste contenant des scènes d’exécution collective. Par contre, 100% des nu artistiques théoriquement autorisés ont été supprimés.

 

HERVE

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