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De l’origine des vêtements par John Flügel

AMK17Souvent, on me demande comment la société est venu à nous imposer les vêtements et ce qu’ils signifient. La quasi majorité des spécialistes sont unanimes pour dire que la première fonction des vêtements n’est pas de protéger, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire.

Une des nombreuses interprétations vient du psychanalyste anglais John Flügel. Profondément inspiré par Freud, il explique dans son essai « The Psychology of Clothes » (1930) que les vêtements sont un symbolisme du ventre maternel.
Le vêtement serait un avant poste du moi intérieur qui a la double qualité de peau extériorisée et de maison ambulante. Au temps ou l’humanité n’avait pas de vêtements, quand l’enfant naissait, la mère le couvrait avec une fourrure ou une peau d’animal. Ce type de vêtements jouent le rôle de substitution des membranes de la mère. Cette interprétation trouve son sens dans les mots grec « amnios » (fourrure) qui veut dire peau de mouton et « chorion » (peau d’animal) qui veut dire cuir. Pour Flügel, si on les a nommé ainsi, c’est parce symboliquement, il y avait un sens.

D’ailleurs quand l’enfant naît avec des membranes embryonnaires sur la tête, on dit qu’il est naît coiffé ou avec le bonnet de la chance en allemand. Freud disait qu’il avait le chaperon de la chance. Symboliquement, on associe ces membranes à des vêtements. Ces membranes ont donc un lien psychique avec les habits et l’inverse est vraie aussi. Ils jouent la continuité entre l’utérus et l’extérieur pour assurer la protection maternelle. Ainsi avoir un bon vêtement signifie continuer à être protéger par la mère.

Flügel disait donc des naturistes que se sont ceux qui se sont libérés des craintes de la mère. Ils s’enveloppent d’air, de soleil et de nature. Ils sont passés de la mère psychique à la mère-Nature.

Marc Alain Décamps (le nu et le vêtement) : « Si le complexe d’Oedipe est le cordon ombilical psychique, le vêtement est le ventre maternel. L’enfant couvert de peaux de bêtes a toujours la protection utérine ».

Cet article a 3 commentaires

  1. Christophe

    Les interprétations de tels ou tels psychanalystes ne sont pas paroles d’Évangile.J’ai toujours été surpris de constater que beaucoup de gens se laissent abusés par des psychanalystes.

    1. marseilleman

      J’ai jamais dis que cette interprétation était paroles d’évangiles. C’est une explication parmi d’autres. Peut être pas la meilleure, elle est sûrement critiquable mais elle reste intéressante à connaître d’un point de vue intellectuel.

      1. Christophe

        En vérité il faut se débarrasser des vielles badernes de la psychanalyse.

        Petite anecdote:Je piqueniquai avec une connaissance sur le site d’Héliomonde par une chaude journée du mois d’août,en 2012 au cours de la conversation le nom de Freud fut cité,ah!je dois dire que cette connaissance travaille beaucoup avec le monde anglo- saxon,qu’elle apprécie beaucoup pour son professionnalisme me dit: »Tu sais les américains ont rangés Freud au placard »

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