Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

Par Bruno Saurez

Marc Roussel (1936 – 2018) vient du Club alpin français dont il est membre du Comité directeur depuis 1968, puis vice président de 1996 à 1997, président de 1997 à 2004 pour finir président d’honneur. 

Professionnellement, il était dans la maçonnerie (béton armé). Son père était conducteur de travaux et à la fin de la guerre, il a créé son entreprise. Au décès de celui-ci en 1958, sa mère prit la suite alors que ses deux sœurs étaient encore mineures. Après son service militaire (28 mois à ce moment-là), il a travaillé avec sa mère et ne s’est jamais arrêté jusqu’à sa retraite. Henri Imoucha, grand alpiniste du CAF et emblème intemporelle de l’escalade dans le massif des Calanques, a contacté en 1965 Marc Roussel quand il a su que ce dernier était dans le bâtiment, pour rénover le prieuré de la Sainte-Victoire. On peut dire qu’Henri Imoucha a été le fondateur des Amis de la Sainte-Victoire en 1955. Lié par une forte amitié, Marc accepte et rejoint l’association dont Antonin Lagier, de la Société d’électricité marseillaise, était président. Infatigable et passionné par son travail de rénovation, Marc se met sans délai à la difficile tâche que lui confie Henri Imoucha. En récompense officielle, il recevra en 1969 la médaille de bronze de la jeunesse et des sports pour son œuvre en tant que bénévole pour cette rénovation gigantesque.

L’ensemble du prieuré a été bâti au XVIIe siècle, succédant à un lieu de pèlerinage qui était déjà connu depuis le XIIIe siècle. Au XVIIesiècle, le site était en ruines et a été repris par l’abbé Aubert. Financé par un riche aixois, qui avait fait le vœu de consacrer sa vie à remercier Dieu pour l’avoir guéri d’une terrible maladie, il décide de le rebâtir et de l’agrandir. Malheureusement, l’ensemble des bâtiments est ensuite vandalisé à la Révolution. Les pèlerinages ont repris au XIXesiècle puis, petit à petit, l’ensemble est tombé en ruine car mal entretenu. Quand l’association s’est créée, c’était quasiment un champ de ruines. Le monastère et le bâtiment de l’accueil étaient par terre, seule la chapelle avait été sauvée, car elle servait d’étable pour un troupeau présent sur la montagne, mais les tuiles avaient disparu, il ne restait que la voûte. L’association a tout rebâti et assure la permanence et l’entretien ; actuellement elle compte huit cent adhérents. Le bâtiment du monastère est devenu un refuge gratuit pour randonneurs toute l’année. Marc Roussel fut le vice-président de 1970 à 2010 et président de 2010 à 2015, il a été président d’honneur jusqu’à son décès.

Vous en saurez plus sur l’implication de Marc Roussel dans le domaine du naturisme dans le livre en cours d’écriture.

mars 21st, 2020

Posted In: Culture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

css.php