Premier résultat de l’audition d’Henry et des pêcheurs professionnels artisanaux par les collaborateurs très proches de la ministre : une prise de position encore plus claire que les précédentes, avec le rappel de la santé publique et une nouveauté dans son discours, la référence aux emplois autres que ceux de l’usine.
Mais cette bonne nouvelle est gâchée par ce qui semble être à première vue une tentative d’envoyer le ballon en touche, la proposition d’une étrange table ronde entre opposants et Alteo, alors que tout a été dit abondamment de part et d’autre.
https://marsactu.fr/bref/55628/ (vidéo de son intervention)
« Il y a beaucoup d’emplois dans cette entreprise mais il y a aussi plus de 2000 emplois dans le secteur de la pêche, du tourisme, des loisirs qui doivent être aussi protégés et puis c’est la santé publique ! » Ségolène Royal poursuit son offensive médiatique contre les rejets de boues rouges en Méditerranée même si elle n’a pas encore rendu sa décision quant à la demande de prorogation de l’autorisation des rejets formulée par Alteo.
La ministre de l’Écologie était hier l’invitée du Grand rendez-vous I-télé/Europe 1/Le Monde à l’occasion de l’ouverture de la Cop 21. « Je ne suis pas favorable à ce renouvellement. Maintenant on discute, c’est la démocratie. […] Je souhaite que l’ensemble des parties prenantes du territoire se mettent autour de la table avec l’entreprise », a-t-elle avancé. La ministre ne mentionne aucune date mais elle se rendra « bien sûr » sur site s’il le faut.
Ségolène Royal est sous pression politique dans ce dossier. D’un côté, les associations écologistes lui réclament une action forte. De l’autre, les acteurs politiques locaux, de la Ville de Marseille au député écologiste François-Michel Lambert en passant par le parc national des calanques, estiment nécessaire l’octroi d’une nouvelle autorisation à l’usine Alteo, assortie de conditions plus strictes de contrôle des rejets.