La chasse sera autorisée dans le Parc National des Calanques.
Le directeur peut délivrer des autorisations dérogatoires individuelles relatives à l'introduction dans le cadre des opérations de lâcher de tir (dont les espèces autorisées sont en cours de négociation). …
– L'exemple du PN des Cévennes –
Voici l'article de Marc, il donne un avis éclairé sur la question de la chasse dans les Parcs nationaux Français.
Le PN des Cévennes à 40 ans et comme les autres, il s'est créé dans la douleur. La particularité de ce parc est qu'il ressemble un peu au futur PN des Calanques dans la mesure où tous deux regorgent d'activités humaines et sont habités, contrairement aux autres dont les coeurs de parcs n'ont pas d'habitat permanent.
Ci-joint, le lien du PN des Cévennes à l'activité dite "de loisir" : la chasse, mais qui en fait dépasse le simple loisir.
http://www.cevennes-parcnational.fr/Un-territoire-vivant/Les-loisirs-de-nature/La-chasse
La chasse existait avant la création des PN. La réussite de l'interdiction de la chasse dans le coeur des parcs vient que les responsables ont su convaincre les chasseurs que les coeurs deviendraient des réserves où les grands ongulés, entre autres, pourraient se reproduire tranquillement et ainsi "réapprovisonner" les zones intermédiaires où la chasse est autorisée. Et ça a marché.
C'est un peu dans ce sens que sont présentées les futures réserves de pêche des Calanques : permettre au poisson de se reproduire et augmenter ses effectifs hors réserve, comme à Scandola en Corse où les pêcheurs ont mis en place la réserve il y a 20 ans et se félicitent aujourd'hui des résultats ; plus de prises, et des poisons plus gros et donc plus marchands.
Il y a aussi le fait qu'en Vanoise, le plus ancien PN de France, les 1er gardes du PN étaient les chasseurs eux même, car il fallait des hommes de terrain connaissant bien le coin et les animaux ; ça été le moyen de se mettre les chasseurs dans la poche : l'Etat les a
embauché… Je pense que ce serait impossible aujourd'hui, notament dans les Calanques.
Enfin, la gestion des grands ongulés est une telle réussite qu'actuellement, on peut dire que non seulement ils abondent dans tous les PN de montagne, mais parfois ils pullulent et deviennent une nuisance pour les forestiers (abroutissement des jeunes pousses d'arbre par les cervidés) et les agriculteurs (destruction de récoltes par les chevreuils et les sangliers). Ce surplus d'animaux échappe totalement aux chasseurs qui ne parviennent plus à les contrôler, mais représente un phénoménal garde-manger pour les loups qui sont revenus en France il y a presque 20 ans et qui, s'ils étaient mieux élevés, devraient s'intéresser à ce cheptel sauvage plutôt qu'au cheptel domestique (moutons, chèvres, vaches et chevaux) que les éleveurs ne parviennent pas à protéger efficacement malgré les aides de l'Etat (chiens de protection, aides-bergers, etc).
Moralité, tout ça ne tourne pas très rond, et ce sujet concerne des zones que nous fréquentons dans nos ballades et que nous partageons avec entre autres les chasseurs (qui ne sont pas tous bon tireurs : gare à vos fesses ! Je suis récemment tombé sur une battue non signalée alors que j'étais nu…).
Et puis un naturiste ne se doit-il pas d'être curieux ? Je suis prêt à discuter de ces sujets qui touchent à la véritable écologie avec qui le souhaite, même en dehors de ce site de discussion.
Une abri en pierre bien caché pour chasseurs aux Camoins