Sous couverts de liberté et d’égalité de traitements, quelques intégristes religieux tentent de mettre en exergue le naturisme militant pour démontrer que la société dénigrent leur droit. Voici une réflexion de Jean-François de l’APNEL sur ce thème.
Sur la question plus précise de la burqa et de l’intégrisme religieux dans son ensemble :
La nudité n’étant pour nous que la résultante d’une philosophie de vie, il nous faut donc nous positionner sur le terrain de la liberté d’expression, du droit à la personnalité et à l’identité (simplement humaine). Mais les tenants de l’intégrisme religieux pourraient alors dire « mais nous aussi c’est ça ». Sauf que le message qu’envoient à la société leurs façons de faire et leurs « symboles vestimentaires », n’est pas du tout du même ordre.
Et c’est la que dans la comparaison des deux démarches, la « pesée » peut se faire : la loi a déjà fixe un certain nombre de bornes qui limitent l’expression de la liberté. Pas en fonction de ce « que j’aime ou j’aime pas », de « ce que certains veulent ou ne veulent pas », mais en fonction de valeurs inscrites dans notre droit, parmi lesquels la laïcité, l’égalité (notamment hommes/femmes), la condamnation de tout mauvais traitement infligé à l’être humain, la fraternité et le rejet de toute mise à l’écart de quelque partie du corps social que ce soit (mixité). Mais bon, il serait trop long de développer cette réflexion pour être exhaustif.
