Le nu et l’hygiène

« Le mépris de l’hygiène la plus élémentaire, l’abandon des thermes antiques considérés comme des lieux infâmes, est une des conséquences directes de la condamnation de la nudité. La Renaissance, en découvrant l’esprit véritable de l’antiquité classique, voulut le faire revivre. Aussi, vit-on dans de nombreuses villes de France, s’ouvrir des piscines publiques où, pendant plusieurs générations, les hommes et les femmes se baignaient nus en commun, sans aucune honte et sans que cela ait porté atteinte à la moralité des mœurs. Malheureusement, cette réaction ne dura pas. Bientôt, ces idées saines furent combattues et étouffées. L’horreur du nu ramena l’abandon et la négligence des pratiques de l’hygiène. La malpropreté fut, dès lors, la marque la plus évidente de la vertu chez la femme »

Kienné de Mongeot, « Beauté et libre culture », 1931

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