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Un hélicoptère Super Puma a transporté une charpente en bois de 6 tonnes sur le chantier de restauration de l'ancien hôpital Caroline.

http://www.lemoniteur.fr/181-innovation-chantiers/article/actualite/859058-une-charpente-heliportee-sur-un-chantier-isole

L'appareil, financé grâce au mécénat d'entreprise de Lafarge, a hissé la structure octogonale de 12 mètres d'envergure jusqu'au sommet du pavillon Chevalier-Roze, qui culmine à 12 m. « Cette délicate et extraordinaire manipulation technique permet de faire un bond dans l'avancement du chantier », communique la Ville de Marseille, qui a lancé les travaux en 2007. Cette opération, estimée à 21 millions d'euros sur 15 ans, est menée en partenariat avec l'association Acta Vista, spécialisée dans les chantiers de formation et d'insertion professionnelle pour les métiers du patrimoine. Les bâtiments (voir historique ci-dessous), inscrits par arrêté du 5 août 1980 au titre des monuments historiques, doivent être restaurés à l'identique. A terme, l'ancien hôpital Caroline accueillera un centre culturel de rencontres autour du développement durable, car il est situé dans le périmètre du futur parc national des calanques et fait partie du réseau Natura 2000.

Histoire d'un hôpital insulaire

L'hôpital Caroline, prénommé ainsi en hommage à Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, a été inauguré en 1828 sur l'île Ratonneau, après plus de cinq années de réflexion et de construction. Son architecture est signée Michel-Robert Penchaud. Edifié pour faire face à une épidémie de fièvre jaune, l'établissement a servi de lazaret. Le site d'un hectare compte onze bâtiments d'une surface totale de 3500 mètres carrés. Six d'entre eux sont aujourd'hui en ruine : les conséquences des bombardements des alliés en 1944 ont été aggravées par des conditions environnementales très corrosives. « Les travaux concernent la mise hors d'eau et hors d'air des bâtiments, souligne la Ville de Marseille. Le projet architectural global reste à finaliser. » En dépit de sa détérioration, le site accueille depuis des années, manifestations culturelles, concerts, nuits du conte et expositions.

septembre 24th, 2011

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Le parquet requiert un non-lieu en faveur du légionnaire mis en cause dans cette catastrophe

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/bonne-nouvelle-le-merou-est-de-retour-en-mediterranee


Un maire de Marseille ulcéré, réclamant des "sanctions exemplaires", un préfet de région "scandalisé", des Marseillais sidérés par "la stupidité" et une armée qui plaide coupable. En juillet 2009, alors que les sols noircis des massifs qui surplombent Marseille, de Vaufrèges à Saint-Loup, sont encore fumants, l'implication des militaires dans l'origine du feu ne fait pas de doute.

L'incendie, qui a ravagé 1069 hectares et détruit 50 à 100 000 arbres – y compris au coeur du futur parc national des Calanques -, a éclos dans le camp militaire de Carpiagne, derrière la butte d'un des champs de tir, lors d'un exercice au cours duquel des balles traçantes ont été introduites dans les fusils d'assaut Famas.

L'adjudant Philippe Fontaine du 1er régiment étranger d'Aubagne, maître de cet exercice, est placé en garde à vue. Mis en examen, il est le seul à supporter le poids de la catastrophe. Deux ans plus tard, dans un réquisitoire signé le 30 aoûtdernier, le parquet de Marseille requiert un non-lieu en faveur du légionnaire, mis en examen pour "destruction involontaire par incendie de forêt de nature à causer un dommage irréversible à l'environnement et pour blessures involontaires".

Le parquet ne réclame son renvoi devant le tribunal que pour une "violation de consigne", un délit puni au maximum de deux ans d'emprisonnement par le Code de justice militaire. Ce schéma judiciaire, s'il est suivi par les juges d'instruction Annaïck Le Goff et Carole Sayous, dégagerait encore plus clairement l'armée de toute responsabilité dans le désastre écologique de l'été 2009.

Ce jour-là, les cinq légionnaires encadrés par l'adjudant Fontaine avaient tiré 1304 munitions, dont 262 traçantes. Les balles sont conditionnées sous forme de barrettes de dix, dont deux traçantes caractérisées par un embout rouge. Le mois précédent, en juin, au camp des Garrigues dans le Gard, Philippe Fontaine avait fait retirer, une à une, 2800 balles traçantes.

Le 22 juillet, à Carpiagne, cette précaution n'avait pas été prise en dépit des consignes rappelées en rouge dans le bureau où était passé le groupe et sur le trajet conduisant au champ de tir : "Tirs balles traçantes interdites". Si, selon le procureur de la République, le délit de "violation de consigne" ne fait aucun doute – il est même reconnu par l'adjudant -, "il n'est en revanche absolument pas établi que ce soit l'une des munitions fautivement tirées qui ait été à l'origine de l'incendie".

Le magistrat s'appuie sur l'expertise de quatre fragments retrouvés sur le lieu d'éclosion de l'incendie, dont aucun ne correspond aux balles traçantes tirées ce jour-là. "Il ne peut être juridiquement établi de lien de causalité" entre le tir de balles interdites et le déclenchement du feu. Avec cette réserve que le piétinement par les secours de la zone de départ du feu "obère la qualité des constatations".

Surtout, une fumée blanche s'est élevée à 13h20, juste derrière la butte fermant le champ de tir et, selon les pompiers, il n'y a pas eu d'autre départ de feu dans le secteur. L'adjudant Fontaine, qui a toujours douté que son exercice soit à l'origine de l'incendie, avait fait un compte rendu immédiatement après les faits : "On a tiré, on a mis le feu, on est intervenus, mais ça nous a échappé".

Si les juges d'instruction partagent l'analyse du parquet, l'armée ne pourrait plus se voir opposée de faute, même civile, alors qu'elle est assignée en réparation des dommages subis par quelques unes des 67 victimes recensées.

En juillet 2009, le gouverneur militaire avait envoyé la troupe sur les terres calcinées et auprès de la population. Des légionnaires musculeux pour couper les fûts d'arbres calcinés et mettre les habitations en sécurité. Mais, comme le conclut le procureur, "il n'est pas possible de savoir ce qui a déclenché cet incendie". Rompez !

Luc LEROUX (lleroux@laprovence-presse.fr)

septembre 23rd, 2011

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Communiqué ECOFORUM : "Un Parc National pour les Calanques maintenant" reçu le 25/05/10

Lettre ouverte adressée au Ministre de l’Ecologie, Jean Louis BORLOO

Nous voici arrivés à la veille de la reconnaissance officielle du Parc National des Calanques, tant attendue des associations qui les protègent et de nombreux Marseillais. Nous commettrions une grave faute si, si près du but, nous manquions l’occasion de protéger les Calanques de façon définitive. L’association ECOFORUM soutient la demande de création du Parc National lancée par le GIP des Calanques.

Les associations de cette mobilisation pour un Parc National des Calanques sont nombreuses : on peut compter notamment l’Union Calanques Littoral, le COSINA, le Collectif Parc National des Calanques, le Club Alpin Français, le Comité Départemental de Randonnée Pédestre, les Excursionnistes Marseillais, le Touring Club, les bateliers, les pécheurs et d’autres encore. Le réseau Ecoforum, pour sa part, réunit plus de 150 associations, des scientifiques spécialisés en environnement, en santé et dans la défense du cadre de vie. Nous agissons ensemble depuis près de 20 ans pour que les Calanques obtiennent enfin un statut qui les protège durablement !

· En janvier 1998, juste avant les élections cantonales et régionales, nous avions lancé une campagne de signatures adressée à tous les élus, au delà des clivages politiques. Nous avions créé un grand débat autour du sujet, débat qui avait donné lieu à un «oui » généralisé pour un Parc National.

· Nous avons lancé de nombreuses pétitions, organisé plusieurs manifestations, des conférences et des actions ECOALERTE contre des projets fonciers et touristiques qui menaçaient la sauvegarde des Calanques. Notamment, le 14 février 1998, 2000 personnes nous ont soutenus lors d’une grande manifestation.

·

Finalement, nous avons réussi à créer un consensus politique autour du Parc National des Calanques : les élus ont effectivement demandé, à l’unanimité, la création du Parc National des Calanques. La municipalité de Marseille, le Conseil Général des Bouches du Rhône et le Conseil Régional PACA ont également donné leur accord !

Le Parc National des Calanques donnera un coup d’arrêt définitif aux multiples tentatives contraires à l'intérêt collectif. Beaucoup d’opportunistes attendent avec impatience que la vague de protection se calme pour faire accepter des projets, motivés par des raisons économiques, touristiques et tout récemment des intérêts corporatifs.

Les associations et Ecoforum réclament toujours haut et fort un Parc National des Calanques qui respecte tous les usagers : marcheurs, escaladeurs, promeneurs, bateliers, pécheurs, plaisanciers, chasseurs, activités sportives… mais refusent qu’un mètre carré de plus soit bétonné et demandent une réelle gestion du site, ce qui implique évidement le respect de certaines règles de sauvegarde de ce site !

Pour continuer aujourd'hui à profiter de ce site exceptionnel et pour que demain nos enfants et petits enfants puissent eux aussi le découvrir, nous devons faire en sorte qu’il soit définitivement protégé. La création du Parc National des Calanques sera un acte politique fort, grenello-compatible, de l’Etat et de Marseille, qui permettra à ce site majestueux de continuer à recevoir des visiteurs français et du monde entier de façon durable.

Pour la première fois, le projet de création d'un Parc National obtient un consensus politique, associatif et citoyen : c'est dit par tous et…c'est écrit partout… alors passonsde la parole aux actes et officialisons le Parc National des Calanques maintenant.

Le réseau Ecoforum organise une manifestation le samedi 19 juin 2010 à 14 h aux Réformés et demande aux amoureux des Calanques de défiler derrière les nombreuses associations qui réclament le Parc National des Calanques maintenant !

Victor Hugo ESPINOSA

Président d’ECOFORUM

06 73 03 98 84

www.ecoforum.fr

juin 6th, 2010

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