Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

« Y-a-t-il un code plus rigoureux et plus rituel que celui du vêtement ? Il classe, il distingue, il hiérarchise, il garantie les contrats secrets du groupe. Il maintient les distinctions sociales, les statuts culturels et les distances entre classes. On ne peut briser ce code ou porter atteinte à la pudeur sociale sans porter atteinte à un ordre établi » 

Michel de Certeau (1925-1986) – prêtre jésuite, théologien, philosophe et historien

mai 5th, 2020

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Nat Info, printemps 1994, édition spéciale

mai 3rd, 2020

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Edition spéciale, Nat-info, été 1994

mai 2nd, 2020

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http://www.iledulevanthodie.fr/page/2

Vous vous êtes déjà demandé qu’elles sont les origines de la pudibonderie ? 

Quels sont les premiers textes de loi qui ont permis de pourchasser les baigneurs nus avant que le maillot n’existe ? 

Figurez vous que c’est plus récent qu’on pourrait le croire. Les premiers textes concernant la tenue des bains sont sortis entre 1730 et 1749 et ne concernaient pas l’interdiction de la nudité en elle-même mais le vol des habits aux abords de la Seine. Puis, ils ont voulu interdire de se prélasser nus sur les berges sans pour autant interdire de se baigner nu (et donc de se déshabiller pour y aller). 

Ce texte ne le dit pas mais l’aboutissement de ces ordonnances royales est l’article 330 du code napoléonien sur l’outrage public à la pudeur publié en 1810 et actif jusqu’en 1994 avant d’être remplacé par l’article 222-32 sur l’exhibitionnisme sexuel. 

Merci à Jean Marc et Frédéric Capoulade pour cette belle découverte. 

Bonne lecture,

avril 19th, 2020

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mars 21st, 2020

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Texte de Bruno Saurez

L’histoire peut parfois réserver des retournements de situation aussi inattendus qu’amusants. A la fin des années 20, les naturistes luttaient contre les ligues de moralité et paraissaient en avance sur les mentalités. Ils étaient les précurseurs d’un nouveau mode de vie. Après la guerre, leur philosophie était tout aussi mal comprise, mais pour d’autres raisons : ceux qui voulaient profiter de la vie, des plaisirs immédiats, épris de liberté, taxaient les naturistes de moralisme desséché ou de puritanisme excessif. Une existence sans jouissance leur semblait triste et, en raison des nombreuses restrictions imposées par une vie saine, à leur yeux les naturistes ne vivaient pas vraiment à leurs yeux ; tandis qu’à l’inverse d’autres fustigeaient leur non-conformisme face aux valeurs traditionnelles. Entre un lieu clos, comme le Sparta Club où le sifflet résonnait pour l’appel à la gymnastique collective et le puritanisme de quelques-uns, où se situaient les Marseillais ?

La discipline collective imposée sur certains terrains, comme le Sparta Club, était pesant pour les Marseillais. A l’inverse, dans les Calanques, vaste étendue naturelle et préservée, les adhérents des « Naturistes de Provence » se sentaient complétement libres, en phase avec eux-mêmes. Il n’y avait pas de tenue vestimentaire obligatoire comme dans les Clubs du Soleil ou seul le survêtement était autorisé quand il faisait frais. Sugiton, la Lèque, Port-Pin, etc., étaient leur paradis ; il n’y a pas beaucoup de règle au pays béni des dieux, le bon esprit suffisait. Ils pouvaient s’isoler s’ils le souhaitaient, boire un apéritif entre amis sans être jugés. 

Une fédération naissait, une revue nationale, « La Vie au soleil », était publiée, des Clubs du soleil apparaissaient sur tout le territoire, de grands centres de vacances voyaient le jour avec le CHM de Montalivet : c’était la consécration de leurs aspirations d’avant-guerre.

Étonnamment, beaucoup de Marseillais croiront encore longtemps que le naturisme n’est pas propre à leur région mais une lubie d’origine germanique. Les idées des naturistes commencent maintenant à progressivement gagner du terrain dans les esprits, surtout celles concernant l’hygiène du corps, la santé, le soleil et le sport. 

Vers un naturisme consumériste[1] 

En janvier 1951, dans la « Revue Indépendante », l’article « le nudisme en 1950, l’île du nu intégral » sous la signature de Robert Morche, pointe du doigt une nouvelle dérive du naturisme en France : il renvoie une image plus commercial, avec l’apparition du CHM de Montalivet. [2] Certains naturistes, plus proches d’un idéal de vie hygiéniste, pensaient que la recherche du profit était une mauvaise voie pour développer le naturisme. Beltrami affirmait même que cet argent-roi était contraire aux valeurs naturistes. Cependant, la majorité des naturistes marseillais ne se soucient pas encore de cette nouvelle tendance : ils sont tranquilles dans leurs criques isolées en bordure de mer, et ne ressentent pas le besoin de faire autant de route pour découvrir le centre héliomarin de la côte aquitaine. Le Levant devient un véritable lieu de « pèlerinage naturiste » [1]. Les 3.000 touristes qui firent la traversée pour l’élection de la Miss Levant de l’été 1959, Melle Maïké, jeune allemande de 18 ans, laissaient bien perplexes les naturistes calanquais. Rien n’égalait en fait leur tranquillité.

Ils avaient tous en mémoire les articles cinglants de la presse régionale d’avant-guerre et voyaient toute intrusion de journalistes dans leur petit monde comme un risque potentiel. Malgré l’inconfort et l’isolement de l’île du Levant, les naturistes Provençaux aimaient beaucoup cette perle des Îles d’Or. René Fize, président des NDP, y passera de longues journées à peindre et à dessiner ; un de ses tableaux représentant la Plage des Grottes sera publié en 1958 dans un numéro de « Nudisme et santé ».Habitués à fréquenter les calanques, lieux ou les commodités sont inexistantes, ils s’adaptaient parfaitement à l’absence d’électricité, aux difficultés d’amener l’eau potable ou aux conditions sanitaires. 

Albert Lecocq affirmait dans « La Vie au Soleil » en mai 1951 : « L’île du Levant n’est pas le Touquet, ni Deauville ; les naturistes ne souhaitent d’ailleurs pas qu’elle le devienne. Le vrai naturiste qui recherche la vie simple, forte, un peu sauvage, découvrira l’île comme l’Eden du XXesiècle. »


[1]      Terme affectueusement employé par Albert Lecocq dans l’éditorial de La Vie au Soleil, 15, mai 1951


 [BS2]Le CHM a été géré par des bénévoles jusque vers 1965

janvier 29th, 2020

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1995 – juillet août – Le nouveau naturiste – n°23

septembre 22nd, 2019

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1978 – mai juin – La vie au soleil – numéro 59

septembre 20th, 2019

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1960 mars avril – La vie au soleil – numéro 70

septembre 14th, 2019

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Photos concernant la vie des naturistes à l’hôpital Caroline au Frioul qu’ils ont occupés avec l’autorisation de la Mairie de Marseille entre 1930 et 1935

Die neue zeit 1932

De Pentafla (magazine espagnol)

Figaro (magazine allemand) 1930

Le site de l’Hôpital Caroline a subit les bombardements de la seconde guerre mondiale, il est en cours de restauration. Mes photos ont été d’un bon secours pour l’association qui gère les travaux étant donné qu’elles montraient l’hôpital avant les bombardements et parfois sous un angle qu’ils ne connaissaient pas, sans compter ce court épisode historique qu’ils ignoraient.

juillet 18th, 2019

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