Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

La Société Française d’Histoire Maritime (SFHM) intervient dans le débat sur le site grec antique de la Corderie à Marseille et soutient sans réserve l’action engagée pour sa préservation et sa valorisation.

Par une lettre du 22 juin adressée à Jean Noël Beverini (voir ci-dessous), le président de la Société Française d’Histoire Maritime M. David Plouviez, universitaire et auteur de nombreux ouvrages, apporte son « entier soutien dans l’action pour la préservation et la valorisation de ces vestiges ».

Placée sous le patronage de l’UNESCO, du Conseil International de la Philosophie et des Sciences humaines, du Comité international des Sciences historiques et de la Commission internationale d’Histoire maritime, la SFHM dont le siège est situé  à Paris sur le site du Centre d’accueil et de Recherche des Archives nationales (CARAN), rue des Francs-Bourgeois, regroupe des Délégations présentes en Aquitaine, Aunis-Poitou-Saintonge, Bretagne, Guadeloupe, Île de France, Normandie et Méditerranée.

Acteur incontournable dans la connaissance, l’approfondissement et la diffusion de l’histoire maritime, elle édite la « Chronique d’histoire maritime », anime des colloques, organise des rencontres internationales sur le modèle des Journées franco-britanniques d’histoire maritime et attribue chaque année le Prix Étienne Taillemite qui récompense un premier livre ou une thèse de doctorat dans le domaine maritime. Sa prestigieuse présidence fut, entre autres, assurée par Étienne Taillemite, inspecteur général des Archives de France, les professeurs Miège et Vergé-Franceschi, bien connu à Marseille dont il est natif, et récemment par le Recteur de l’université d’Angers Henri Legohérel, actuel président de l’Académie de marine.

La délégation « Méditerranée » de la SFHM se réunit alternativement à Toulon au sein du musée de la marine et à Marseille au Palais de la Bourse  sur la Canebière.

Le soutien total de la SFHM que vient de recevoir Jean Noël Beverini est incontestablement une carte majeure par la qualité reconnu de ce nouvel acteur entrant dans le débat, sans ignorer son audience extérieure.

Site Internet de la SFHM : http://www.sfhm.asso.fr

Jean Noël Beverini

Objet : Découverte d’un site grec antique à Marseille.

Monsieur le commissaire en chef et cher collègue,

 

Vous avez eu l’occasion à plusieurs reprises d’appeler mon attention et celle de notre Société sur une découverte archéologique majeure effectuée récemment à Marseille : un site grec antique du V° siècle avant notre ère. Cet espace situé boulevard de la Corderie était déjà riche d’histoire et d’histoire maritime avec, en particulier, l’existence du dernier fragment subsistant du mur rempart élevé sous Louis XIV par l’Intendant général des galères Nicolas Arnoul, répondant aux directives de Colbert.

À la suite de l’élévation de ce mur rempart, les cordiers de Marseille se sont installés à proximité immédiate, disposant là de l’espace nécessaire à leur activité maritime et ont donné leur nom au boulevard actuel de la Corderie.

Aujourd’hui ce site s’enrichit d’une nouvelle découverte exceptionnelle : une carrière antique grecque comportant une zone d’extraction de sarcophages et de leurs couvercles (niveau archaïque) et un important espace de taille de colonnes avec un puits grec (niveau hellénistique). Bien plus qu’une carrière, ce site est un véritable « site de vie antique », le pôle grec visible de Marseille.

Marseille, ville port depuis la plus haute Antiquité, complète ainsi sa riche et longue histoire par cette découverte exceptionnelle d’un site dont il n’existe aucun équivalent en France.

Je suis avec attention l’adhésion qu’expriment, non seulement, les Marseillais mais tous les passionnés en France et hors de France pour la préservation « in situ » de ce site. Vous avez souhaité connaître la position de la Société Française d’Histoire Maritime (SFHM) et obtenir son soutien dans cette action de préservation. Cette défense est inscrite dans nos statuts.  Aussi je vous assure, comme je l’ai déjà fait à Toulon, de mon entier soutien dans votre action pour la préservation et la valorisation de ces vestiges.

Je me souviens qu’un de mes éminents prédécesseurs, monsieur Étienne Taillemite, inspecteur général des Archives de France, vous avait déjà apporté son soutien en 2005 à l’occasion de la découverte de vestiges grecs sur le site du collège Vieux-Port à Marseille, conjointement avec madame Jacqueline de Romilly, de l’Académie française.

Recevez à mon tour mon entier soutien et celui de notre Société. Elle ne peut être insensible à cette préservation.

Tenez-moi informé de la suite réservée à ce site et recevez, cher commissaire et ami, l’expression de mes meilleures salutations maritimes.

David Plouviez

Président de la Société Française d’Histoire Maritime

juillet 8th, 2017

Posted In: Culture, Politique, Société

Leave a Comment

juillet 6th, 2017

Posted In: Ecologie, Politique

Leave a Comment

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170503.OBS8849/zone-naturiste-a-paris-faux-culs-contre-culs-a-l-air.html

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air
Pendant le «Festival du corps et de la liberté» le 21 août 2015 à Biel, en Suisse occidentale. AF (FABRICE COFFRINI/AFP)

L’espace naturiste, qui devait voir le jour cet été, ouvrira, au mieux, au printemps 2018. S’appuyant sur des arguments soi-disant sociaux, la question du nudisme urbain crispe, pointe le sociologue Christophe Colera.

Cet été, si vous avez envie de vous dorer nu comme un ver au soleil, ne venez pas à Paris : l’espace naturiste gratuit qui, après un vote du Conseil de Paris de septembre 2016, devait voir le jour à l’été 2017 au bois de Vincennes, restera dans les cartons pour un petit moment.  Au sein du groupe écolo de la capitale, qui avait porté cette résolution, on le regrette :

« L’exécutif parisien nous avait promis une ouverture fin mai-début juin, Mais les semaines passent, et on ne voit rien venir. On sent bien que ce n’est pas une priorité à l’agenda. »

Un simple coup de fil au service de presse de la Ville de Paris confirme que la ville n’est pas pressée d’agir :

« Ce ne sera clairement pas possible cet été. L’ouverture est reportée au maximum à l’été 2018, donc peut-être avant, au printemps de l’année prochaine. »

Pourtant, ouvrir une zone dont la seule particularité d’accueillir des gens se promenant tous nus ne réclame pas d’investissements lourds. Mais la question est sans doute ailleurs. Il faut se souvenir des réactions négatives qu’avait suscitées l’annonce de ce chantier en septembre 2016. N’auraient-ils pas un peu refroidi la Mairie de Paris ?

Premier argument, lu dans la presse conservatrice et sur certains forums de discussion : les écologistes parisiens n’avaient rien de mieux à faire que de défendre ce chantier  » futile « , « superflu « , « pas prioritaire ». Une vision résumée par l’humoriste Fabrice Eboué dans une lettre ouverte à « Annie Dalgo ».

« Serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils, nous galérons depuis deux ans ? Je sais que vous êtes très occupée avec votre nouveau projet de parcs nudistes à Paris, mais comprenez au combien je préférerais que mon enfant croise une puéricultrice avant un pénis. »

La vanne est réussie, mais surfe sur idée bizarre, selon laquelle une majorité municipale n’aurait le droit se préoccuper des questions estivales qu’après avoir épuisé toutes celles du logement, de la précarité, des crèches ou de la voirie.

Un cadeau aux bobos ?

Plus intéressant encore, la polémique sur le camp de nudistes avait ricoché sur une autre : celle de la piétonisation des voies sur berges parisiennes – voir par exemple cet article du « Figaro » sur la zone naturiste, commençant par les mots : « En marge du débat sur la piétonisation des voies sur berges », alors que ce dossier n’a, en soi, aucun rapport. Aucun ? Eh bien justement si, dans l’esprit des « anti ».

La piétonisation avait fait hurler, outre les associations d’automobilistes, la droite parisienne sur le mode : on exclut de l’espace parisien les automobilistes, donc les banlieusards, donc les pauvres. Tout naturellement, l’espace naturiste du bois de Vincennes fait donc figure de « cadeau » fait aux bobos contre la France des « vraies gens », ceux « qui se lèvent tôt » et ont bien d’autres soucis en tête que de s’exhiber en tenue d’Adam.

« C’est en effet une idée très ancrée que par le naturisme urbain, on privilégie indûment certains ‘bobos’. Cette idée n’est pas française, on la trouve partout en Europe chez certains mouvements populistes et conservateurs, confirme Christophe Colera sociologue et auteur de « la Nudité, pratiques et significations » (éditions du Cygne). Par exemple en Espagne, le mouvement HazteOir [proche des catholiques réacs, NDLR] lutte par des pétitions contre toute tentative d’étendre les zones naturistes. En Angleterre aussi, on parle de ‘mesures de protection des familles’. »

De fait, pointe le chercheur, ce constat semble s’appuyer sur une réalité statistique :

« Il n’existe pas de chiffres sur la composition sociale des 2 millions de naturistes qui pratiquent dans les camps en France. Mais ils sont perçus, y compris par les naturistes eux-mêmes, comme appartenant  aux catégories socio-professionnelles supérieures, notamment aux enseignants. »

Et en réalité ? « Un sondage indique que 32% des femmes chez artisans-commerçants ont déjà été sur une plage naturiste, 23 % des professions libérales et supérieures pour seulement 8 chez les ouvriers », souligne Christophe Colera. La corrélation catégories sociales supérieures/naturisme n’est donc pas entièrement démontrée.

Cela n’empêche pas l’idée, très puritaine, d’une décadence de certains « groupes » qui se pavaneraient avec impudeur quand la France souffre. De même que la lutte contre la pornographie se fait souvent au nom de la défense des enfants, tout cela est maquillé en défense des « petites gens ». Voir les élucubrations d’un chroniqueur d’extrême-droite de Radio Libertés lequel, naturellement affirme n’avoir rien contre la nudité, mais vitupère contre le projet de zone pour des motifs apparemment très sociaux :

« Oui, ce projet de camp naturiste est indécent. Indécent pour cette mamie de 90 ans mal-logée et qui attend depuis vingt ans que son dossier passe entre deux familles immigrées.
Indécent pour Jean-Paul à la rue depuis huit ans, sans famille ni ressources et qui préférerait mettre un toit sur sa tête plutôt que de se balader à poil.
Indécent pour ces banlieusards à qui Vinci extorque sans vergogne 5 euros de l’heure au moins le droit de poser leur voiture. »

Revolver nazi…

De l’autre bord politique, mais dans le même ordre d’idées, le chroniqueur Bruno Roger-Petit (ancien collaborateur du site de « L’Obs ») enfonce le clou dans un édito anti-zone naturiste, opposant lui aussi le « sociétal » au « social ». :

« Le bonheur est une idée obligatoire à Paris. Et tant pis pour la vraie vie des vraies gens (…) Paris et son camp naturiste, Paris sociétal, mais Paris antisocial, au point que la mairie, critiquée, en perd son sang-froid. Mais chut! Dès que l’on parle social, la mairie de Paris sort son revolver. »

Rappelons que le fameux « revolver » fait référence à une phrase de Hanns Johst, dramaturge pro-nazi sous le Troisième Reich. Le culs à l’air font sans doute tourner excessivement les têtes…

Arnaud Gonzague

juin 25th, 2017

Posted In: La loi et le naturisme, Liberté, Naturisme, Nudité urbaine, Politique, Société

Leave a Comment

 

fete-de-l-humanite-2016_5666919

Pour la première fois, les naturistes étaient présents à la Fête de l’Humanité, au parc de la Courneuve, ce week-end. Après trois jours, le bilan est très positif pour ceux qui sont venus « défendre le droit d’être nu ».

« Fiers de notre humaNUté », ce sont les mots affichés au dessus du stand de la fédération françaises du naturisme (FFN) et de l’association pour la promotion du Naturisme en Liberté (APNEL). Pour la première fois, la fédération et l’association qui défendent et promeuvent les droits des nudistes étaient présentes à la Fête de l’Humanité, au parc de la Courneuve.

Le déclic? « Sur l’affiche, un couple est allongé nu. Nous avons monté notre dossier de candidature sur cet argument », explique ce dimanche à L’Express, Yves Leclerc, le vice-président de la fédération française de naturisme. Débats, expositions et ateliers participatifs étaient organisés tout au long de ces trois jours pour faire connaître « la protection d’une liberté fondamentale (…) celle d’être nu », rappelle le communiqué diffusé par la FFN. « Notre volonté est de défendre le droit d’être nu », détaille le vice-président de la fédération française de naturisme.

tweet-pcf

Un bilan très positif pour cette première participation

« C’était grandiose, c’était fabuleux », s’extasie Yves Leclerc auprès de L’Express. Celui qui, de ses propres mots « n’avait jamais mis les pieds à la fête de l’Huma » est conquis par « l’accueil du public » qu’il qualifie d' »extraordinaire ».

Bien placé, juste à côté de la grande scène, le stand des naturistes a remporté un franc succès auprès des visiteurs. « On n’a laissé personne indifférent », se réjouit Yves Leclerc. « Certains venaient spontanément, puis se déshabillaient pour faire de la peinture sur corps et restaient pour discuter avec nous », relate-t-il. « Nous redéposerons une candidature pour la prochaine édition », annonce-t-il.

Une édition de la fête de l’humanité qui ponctue un été marqué par les débats sur le burkini. « Aujourd’hui, plus fort que jamais, nous serons avec ceux qui disent ‘non’, avec ceux qui oeuvrent pour le bien-vivre ensemble », fait savoir Sylvie Fasol, présidente de l’APNEL, dans un communiqué. Une vision défendue par Yves Leclerc qui confie à L’Express: « Chacun est libre de juger ce qui est bon pour lui-même. »

En France, deux millions de Français pratiquent le naturisme chaque année, selon la FFN. Un mode de vie qui séduit de plus car entre 2014 et 2015 l’organe national de représentation du naturisme en France fait savoir qu’il a enregistré une augmentation du nombre d’adhérents spontanés de 40%.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/nus-a-la-fete-de-l-humanite-on-n-a-laisse-personne-indifferent_1829381.html

 

septembre 16th, 2016

Posted In: Fédération Française de Naturisme, La loi et le naturisme, Naturisme en liberté, Politique

Leave a Comment

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160909.OBS7771/des-naturistes-a-la-fete-de-l-huma-mais-pour-quoi-faire.html

Pour la première fois, des naturistes seront présents à la fête de l’Humanité qui se déroule à La Courneuve ce week-end. Ils estiment prôner un idéal de liberté, tout comme les communistes.

« Les dieux sont avec nous, on a un temps magnifique ! S’il avait plu, on ne l’aurait pas fait, on n’est pas des forcenés non plus » : en direct de la fête de l’Humanité, les naturistes, évidemment nus sur leur stand, ont le moral. Pour la première fois, ils sont présents au festival de musique qui se déroule à partir de ce vendredi à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). C’est l’association de promotion du naturisme en liberté (Apnel), qui compte 280 adhérents, qui tient le stand, avec le soutien de la Fédération française de naturisme (FFN).

Comment sont-ils arrivés là ? « Au mois de mars, on a découvert l’affiche sur laquelle apparaît un couple nu au premier plan. On s’est dit que c’était un appel du pied », se remémore Jacques Frimon, vice-président de l’Apnel en charge de la communication.

« La nudité, c’est un symbole de liberté… comme le communisme, alors pourquoi ne pas les solliciter ? »

A leur grande surprise, les organisateurs donnent leur accord. « On a quand même rappelé il y a une semaine pour être sûrs qu’ils ont bien compris qu’on serait nus sur le stand… », ajoute Jacques Frimon.

La Fête de l’Huma a tout de même posé quelques conditions : « L’organisation nous a demandé de ne pas nous balader nus dans le festival », raconte Yves Leclerc, vice président de la FFN chargé de la communication. Sauf qu’elles sont restées lettre morte !

« Mais jeudi au montage, il faisait tellement chaud que nous n’avons pas pu résister. Les exposants ont fait des selfies avec nous, certains se sont même déshabillés pour participer à une photo de groupe. »

« Le public va bientôt arriver, mais on a confiance », dit Jacques Frimon sur place ce vendredi.

Body painting

La principale revendication de l’association est la suivante : « Une liberté fondamentale naturelle pour les hommes et les femmes de ce pays : celle d’être nu ». A La Courneuve, elle diffuse des flyers et propose des expositions et des débats sur la perception du corps. Une animation devrait faire parler : du body painting « par deux grands artistes », sur tout festivalier qui le souhaite.

« Le naturisme a une vocation sociale comme toutes les autres activités », affirme Yves Leclerc. « C’est une grande fête populaire qui attire 600.000 personnes et nous voulons montrer que nous sommes des citoyens comme les autres. »

(A l’atelier de body-painting de la Fête de l’Huma, vendredi 9 septembre – Crédit : Apnel)

Le naturisme est-il pour autant communiste ? « Le naturisme est apolitique », souligne Jacques Frimon tout en se délectant des rapprochements possibles avec le Parti communiste : « Nous prônons la solidarité, le respect des autres et de la nature, il y a donc des points communs. En faisant des recherches, on a même vu que pendant l’Entre-deux-guerres, des intellectuels du PC avaient écrit à la gloire du naturisme. Si les communistes veulent se regarder dans le rétroviseur, nous sommes là… »

L’Apnel veut également mettre en avant sa proposition de loi visant à clarifier l’article 222-32 du Code pénal sur l’exhibition sexuelle. « Qu’est-ce que l’exhibition sexuelle ? C’est actuellement au bon vouloir du juge. Est-ce qu’on peut dire qu’une femme seins nus sur une plage s’exhibe ? Est-ce que quand on jardine nu, on prend plaisir à s’exhiber ? », s’interroge Jacques Frimon.

2 millions de Français

Cet événement marque aussi un changement dans la communication du mouvement. « Pendant longtemps, la devise du naturisme a été ‘Pour vivre heureux, vivons cachés’. Mais depuis 10 ans, certains militants ont réussi à vaincre leur peur et à s’exposer. Car plus on cherche à être invisible, plus on le devient », note Jacques Frimon. La FFN a même embauché une attachée de presse il y a deux ans pour faire valoir ses atouts.

Les naturistes participent déjà à des événements de grande ampleur, comme le mondial du Tourisme de Paris ou le salon Vivez nature. « Nous avons organisé trois ‘cyclonues’ cette année en France », ajoute encore Jacques Frimon.

« Malheureusement, elles se sont terminées en garde à vue. Ce n’est pas le public qui est choqué, mais bien les autorités qui ont peur. »

Le naturisme a pourtant le vent en poupe : 2 millions de Français le pratiquent chaque année en France, en sus de 2 millions d’étrangers. Selon Yves Leclerc, les chiffres sont en augmentation depuis quelques années, notamment « grâce aux couples avec enfants en bas âge ». S’il y a actuellement 43% de nudistes de moins de 35 ans, la FFN espère recruter encore plus de jeunes à la fête de l’Huma. « C’est maintenant qu’il faut renouveler les futurs cadres de notre association », explique Yves Leclerc.

La fête de l’Huma n’est en tout cas qu’un début pour les naturistes français. « Si ‘l’Obs’ ou n’importe quel autre média fait une grande fête populaire, nous viendrions volontiers », affirme Yves Leclerc. Le message est passé.

A.S.

septembre 16th, 2016

Posted In: Fédération Française de Naturisme, Naturisme en liberté, Politique

Leave a Comment

https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/tout-nus-la-fete-de-l-humanite-2016-1473444523

Par Armêl Balogog, France Bleu Paris Région et France Bleu vendredi 9 septembre 2016 à 20:08

Séance de "body painting" au stand naturiste de la Fête de l'Humanité 2016
Séance de « body painting » au stand naturiste de la Fête de l’Humanité 2016 © Radio France – Armêl Balogog

C’est parti pour la Fête de l’Humanité 2016. Parmi les 450 stands, un nouveau a fait son entrée cette année. Pas n’importe lequel : celui des naturistes de France.

Imaginez. Vous venez d’assister à un concert sur la grande scène de la Fête de l’Humanité et vous décidez de repartir en passant par la droite. Ou alors, vous vous promenez en famille dans le Parc départemental Georges Valdon de La Courneuve et vous empruntez l’avenue Joséphine Baker. Dans tous les cas, vous tomberez nez à nez avec une dizaine de personnes… dans le plus simple appareil.

Reportage d’Armêl Balogog avec les naturistes de la Fête de l’Humanité 2016

Les naturistes, pour la première fois à la Fête de l’Humanité

Pour la première fois depuis la création de la fête, 81 ans auparavant, les organisateurs ont autorisé les naturistes à avoir un stand. Mieux encore, ils les ont autorisés à le tenir nus, « question de cohérence », commente Jacques Frimon, le vice-président de l’association pour le naturisme en liberté (APNEL) :

Quand on veut communiquer sur le naturisme, on ne peut pas le faire habillé.

Mais les militants ne s’attendaient pas à un accueil si positif. Tout a commencé avec l’affiche de l’édition 2016 : une femme et un homme nus y sont représentés au premier plan. Pour les militants, c’était un signe : la fête était prête à accueillir des naturistes. Ils ont donc contacté les organisateurs, cet argument à l’appui, et un emplacement leur a été attribué.

Affiche de la Fête de l'Humanité 2016 - Aucun(e)

Selfies « à poil » et body painting

En les voyant, la première réaction est souvent de sourire, voire de rigoler pour cacher sa gêne, et puis, réflexe du XXIème siècle, tout le monde sort son smartphone pour faire une photo, ou bien se précipite vers le stand pour faire des selfies. Yves Leclerc, le vice-président de la Fédération française de naturisme (FFN) :

On a fait des centaines et des centaines de selfies. On a même eu des gens exposant [membres des autres stands, ndlr] qui venaient et qui se déshabillaient pour poser. C’était surréaliste.

Une fois à côté du stand, Yvonne s’est laissée tenter par une séance de « body painting » : un jeune artiste lui peint un visage sur le bras. « Je ne connaissais pas, je trouve ça extra-ordinaire », sourit-elle avant de rappeler son âge, 62 ans, et ses anciennes luttes pour la libération des corps, quand elle avait une vingtaine d’années. Mais aujourd’hui, complexée, elle a préféré garder ses vêtements.

A côté d’elle, Angelina dessine, nue, sur le bras d’une autre visiteuse. « Je me sens très à l’aise et je ne pense pas aux gens qui passent », dit-elle, fièrement, avant d’émettre une réserve envers le comportement de certains hommes : « Il y a un gars un peu lourd qui est venu, il a voulu me toucher le bras. J’ai été froide, donc il est reparti. »

Mieux communiquer sur le naturisme et la nudité en général

Des comportements qui trahissent le rapport au corps de notre société : la nudité est souvent confondue avec la sexualité. Une erreur de jugement selon les membres de ce stand, qui sont venus expliquer ce qu’ils entendent par naturisme : un mode de vie comme un autre, « simple et naturel », pas un appel au sexe ni de l’exhibition. Jacques Frimon :

Cette opération, c’est un grand pavé dans la marre, de façon à dire aux gens, à dire au gouvernement : il faut vraiment essayer d’éduquer, il faut être pédagogue.

D’ailleurs, le vice-président de l’APNEL estime que rares sont les personnes que la nudité dérange. Preuve en est avec ces touristes irakiens, peu habitués à voir autant de peau découverte, qui s’amusent du spectacle. Mais en cas de réclamation des visiteurs, les militants sont préparés. Est-ce indécent devant des enfants ? Non, selon Yves Leclerc, d’ailleurs « les enfants pourraient aimer être nus aussi avec une telle chaleur ». Est-ce indécent pour quiconque ne veut pas voir de gens nus ? Ils n’ont qu’à passer et tourner les yeux, répond Jacques Frimon.

Ces arguments leur ont permis de maintenir leur stand, mais les militants ne pourront revendiquer leur « humaNUté » – selon leur mot – que dedans et devant leur emplacement. Le comité d’hygiène et de sécurité, rattaché à la préfecture de Seine-Saint-Denis, leur a demandé de s’habiller, s’ils veulent se promener dans les avenues de la fête.

septembre 16th, 2016

Posted In: Fédération Française de Naturisme, Naturisme en liberté, Politique, Société

Leave a Comment

http://inspiration-naturienne.blogspot.fr/2016/09/retour-du-stand-des-nudistes-de-la-fete.html
Quelle aventure ! C’était fou ! Pas facile facile, parfois même éreintant, mais aucun regret, au contraire : le sentiment commun que les choses devaient se faire ainsi a été partagé par beaucoup d’entre nous…
Tout a commencé sur un clin d’œil, une blague presque : l’affiche de l’édition 2016 reproduisant dans son patchwork un homme et une femme nus se reposant nus dans l’herbe:
Les copains de l’APNEL ont sauté sur l’occasion et ont proposé d’incarner cette belle image en y implantant un stand naturiste… et la demande a été accepté !

Ils m’ont proposé de participer à ma manière en animant un atelier de body-painting et en participant aux débats… je ne pouvais bien évidement pas dire non !

Et de fil en aiguille nous voilà jusqu’à neuf clampins tous nus à susciter tantôt d’interrogation, tantôt l’enthousiasme (et accessoirement un petit buzz médiatique), comme un chien dans un jeu de quilles au départ… mais qui finit par ne plus en renverser une seule et au contraire se lier d’affection avec elles…
Voici mon petit compte-rendu subjectif de cette surréaliste mais Ô combien enrichissante aventure…

(suite…)

septembre 15th, 2016

Posted In: Culture, Fédération Française de Naturisme, La loi et le naturisme, Liberté, Naturisme, Nudité urbaine, Politique, Société

Leave a Comment

Lors du congrès de la Fédération Française de Naturisme au Domaine de Bélézy à Bédoin, plusieurs groupes de réflexions se sont réunis autour d’une table pour évoquer le naturisme d’aujourd’hui, ses difficultés, ses aspirations mais aussi sur celui de demain. J’ai trouvé les réflexions de Jacques Adam (membre du Conseil d’Administration de l’Association Pour la Promotion du Naturisme En Liberté – APNEL) particulièrement pertinentes et bien écrites. Les voici avec son accord.

Theme de travail FFN

Die Neue Zeit - Numéro 61 - ski9

Theme de travail FFN2 Theme de travail FFN3 Theme de travail FFN4

2007 03 11 Le déluge (8)5

 

mai 26th, 2016

Posted In: Naturisme, Naturisme en liberté, Politique, Société

2 Comments

Publication : COMMODESK MARDI 12 FÉVRIER 2013

« Orbite » va-t-il révolutionner le secteur de l’aluminium ?

http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/orbite-s-associe-au-geant-francais-veolia-pour-traiter-les-boues-rouges/553848

Orbite véolia

Orbite s’associe au géant français Veolia pour traiter les boues rouges

Publié le 04/02/2013 à 06:32, mis à jour le 04/02/2013 à 06:39

Orbite, qui met au point des nouvelles technologies d’extraction et de traitement d’alumine, de terres rares et de boues rouges, fait part d’une autre annonce notable, moins de deux semaines après avoir annoncé qu’elle avait produit une première tonne d’alumine.

Le groupe français de services à l’environnement Veolia s’est allié avec la société montréalaise Orbite Aluminae pour traiter et recycler les boues rouges, un déchet de la production d’aluminium qui avait provoqué une catastrophe environnementale en Hongrie en 2010.

L’accord mondial de collaboration signé entre les deux entreprises prévoit la construction de la première usine de traitement des boues rouges toxiques utilisant le procédé d’Orbite, a indiqué Veolia dans un communiqué.

Un porte-parole du groupe a précisé que le lieu de cette future usine devait être décidé au cours de l’année, les marchés les plus importants étant en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Chine et en Australie.

Selon Veolia, trois milliards de tonnes de boues rouges non traitées sont actuellement stockées dans le monde, avec une production annuelle de ce déchet évaluée à 100 millions de tonnes par an. La façon dont elles sont stockées augmente en outre les risques de déversement accidentel.

Le groupe ne précise pas le montant du marché qu’il espère de cette nouvelle activité.

Le problème des boues rouges s’était matérialisé de façon dramatique le 4 octobre 2010, lorsque 1,1 million de mètres cubes de boue rouge toxique se sont déversés sur un territoire d’une dizaine de kilomètres carrés après la rupture d’un réservoir fissuré de l’usine de bauxite-aluminium d’Ajka, à 160 km à l’ouest de Budapest. Dix personnes avaient trouvé la mort.

La boue toxique, très alcaline, a pollué les eaux des alentours, jusqu’au Danube, l’un des plus grands fleuves européens, provoquant le plus grave accident industriel et écologique de l’histoire du pays.

mai 25th, 2016

Posted In: Ecologie, Politique, Société

Leave a Comment

Altéo le grand gaspillage

Altéo le grand gaspillage2

mai 25th, 2016

Posted In: Ecologie, Politique

Leave a Comment

css.php