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COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION SANTE LITTORAL SUD A PROPOS DU GROUPE SCOLAIRE MADRAGUE DE MONTREDON

-Son diagnostic résulte de l’opération nationale de diagnostic des établissements scolaires construits sur ou à proximité d’anciens sites pollués. Une école maternelle et une école élémentaire ont été construit en 1975 sur la friche d’une verrerie et à proximité de l’usine Legré-Mante fermée en 2009.
Ce diagnostic a mis en lumière l’existence de plusieurs sources de pollution potentielles dont une forte concentration de  » gaz de sols toxiques » sous les bâtiments, pouvant affecter à terme la qualité de l’air et de l’eau de l’établissement.
-La mobilisation des parents d’élèves s’inscrit donc dans une volonté de prévention de tout danger d’exposition chronique aux polluants, car il est désormais reconnu que les effets sur la santé de jeunes enfants existent même à très faible dose et sur une longue (scolarité de 7 années).

Les parents demandent : une mise en sécurité complète des locaux, ce qui consiste à : Surveiller régulièrement l’étanchéité des dalles pour prévenir tout ce qui permettrait le passage des gaz dans les lieux de vie (Classes, dortoirs, réfectoire, bureaux). Surveiller en parallèle la qualité de l’air intérieur comme un moyen d’alerte de toute dégradation. Isoler toute les terres à nu pouvant entrer en contact avec les jeunes enfants (danger d’ingestion) , et faire un nettoyage régulier des aires de jeux (danger d’inhalation).
D’améliorer le système de ventilation (vide sanitaire et locaux) afin d’éviter ou limiter tout danger de concentration des gaz.

-Prévention et protection de la santé. Application du principe de précaution (inscrit dans la Constitution française) . Ainsi de nombreux parents, en complément des mesures de mises en sécurité souhaitent que leurs enfants, à titre préventif, bénéficient d’un accompagnement médical des services compétents (plombémie et autres analyses adaptées aux produits détectés)
Ils attendent des réponses concrètes à cette démarche préventive et un soutien des différents services : Préfecture/Dreal (sols pollués), Mairie de Marseille(travaux) ARS, Santé Publique France (santé)

Association Santé littoral Sud contact@comite-sante-littoral-sud.org février 2018

février 13th, 2018

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/11/28/97001-20171128FILWWW00194-paris-tout-nu-pour-protester-en-plein-conseil-d-arrondissement.php

      En quelques secondes grâce à un système élaboré de bandes à scratch, un militant associatif s’est déshabillé hier soir et est resté tout nu pendant plusieurs minutes devant un conseil d’arrondissement ébahi à Paris, pour protester contre des projets d’expulsion.

 

L’homme, qui venait de se présenter à un micro réservé aux interventions du public, «a porté la main à sa ceinture et dans un bruit de scratches généralisé, a arraché tous ses vêtements. C’était du Arturo Brachetti», cet artiste réputé pour ses changements rapides de costumes, a raconté à l’AFP Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris et élu du XIVe où s’est déroulé l’incident.

Qui n’est pas encore entré dans la course au développement de l’IA ? Les investisseurs ne se trompent pas, le marché de l’IA atteindra plus de 35 milliards de dollars d’ici 2025. Les GAFAM veillent à garder une longueur d’avance en rachetant les start-up qui se démarquent sur le sujet.

Benoît Delol, un responsable d’association qui n’a pu être joint par l’AFP, a raconté au journal Le Parisien qu’il s’était «préparé et entraîné comme un Chippendale. J’avais un costume spécial à scratch qui m’a permis d’être nu en un éclair». Il protestait contre l’expulsion programmée, selon lui, de son association de coworking pour précaires, intitulée Mon 1er bureau, du site Les Grands Voisins, qui accueille des associations dans le XIVe.

«Il est resté deux bonnes minutes avec un panneau à la main « Non à l’expulsion de Mon 1er bureau »», a poursuivi M. Azière, «puis un appariteur l’a conduit gentiment vers la sortie et il a disparu. Son acte n’était ni agressif ni outrageant. Ca a mis le conseil municipal de bonne humeur», a commenté l’élu.

Autre topic sur le sujet 

https://www.vivrenu.com/viewtopic.php?forum=130&topic=24798

novembre 30th, 2017

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Texte de Christian G.
Il y a deux ans, des « fauteuils » de théâtre antique en terre massive taillée, découverts fortuitement près de la Joliette, disparaissaient mystérieusement.
Si aucun élément nouveau n’est survenu depuis : personne, officiellement, ne sait si ces fauteuils en pierre taillée ont réellement été jetés aux ordures comme cela a été dit, ont été « perdus », ont été vendus illégalement, ou sont déposés dans le jardin d’un notable local.
Quelle honte !
En 1967-68, quand dans ma période de production de photos, films et éditions à caractère documentaire et scientifique, j’avais sorti la première publication sur la découverte fortuite du port antique de Massalia, les archéologues qui en avaient rédigé le texte m’avaient confié leur certitude que Marseille possédait, enseveli, le plus grand et beau théâtre antique en plein air de France, d’Italie et de Grèce.
D’après les parties exhumées par hasard de temps en temps, ce splendide théâtre s’étendait sur le flanc de la butte du Panier depuis les abords de l’actuel Fort-St-Jean jusqu’aux abords de l’ancien hôpital Hôtel-Dieu
Il n’en reste que quelques misérables gradins coincés entre deux grands immeubles récents près du collège du Vieux-Port, et les fauteuils de pierre taillée disparus font partie de la démolition successive de toutes les parties de ce grand théâtre, découvertes au hasard de construction d’immeubles.
Outre l’intérêt du patrimoine, c’est aussi des millions d’euros de recettes touristiques et de recettes de spectacles (cf le théâtre antique d’Orange, pourtant plus petit !) sacrifiés pour le profit cupide immédiat.

septembre 26th, 2017

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Facebook applique une politique à l’image de la société, une vision hypocrite où la nudité pose visiblement plus de soucis que le meurtre et la torture. Une vision nudophobe où finalement la vie, dans son expression la plus naturelle qu’est la nudité non sexuelle, se retrouve bannie comme elle peut l’être dans la vie réelle. Une sorte d’épée de Damoclès virtuelle comme si on n’en avait pas assez dans la « vraie vie ». C’est finalement une conception qui aplanit nos différences dans notre diversité d’expression. La société voudrait nous mettre dans un moule, faudrait qu’on pense à peu près tous la même chose et qu’on adopte tous la même façon de vivre, ce serait tellement pratique pour mieux nous diriger. Il faudrait rentrer dans le rang pour ne choquer où interpeler personne, quitte à ce que le monde croit en des thèses fausses comme la pudeur qui serait innée et naturelle alors qu’elle nous a été inculqué depuis seulement trois siècles par la religion. Des thèses qui assurent qu’il faut se méfier du voisin de peur qu’on subisse les terribles actualités dont les médias se délectent de nous raconter à longueur de journée.

Voici comment Facebook considère notre droit fondamental à la liberté d’expression et de quelle manière, ce réseau social piétine le droit des pays dans lesquels il s’implante. Le naturisme est légal dans un pays ? Des articles de presse sont vendus sans floutage dans la presse ? Facebook s’en contrefiche en censurant ces publications pourtant à la vue de tous dans les kiosques à journaux ! Facebook fait le tris parmi les actualités « acceptables » et celles qui le sont moins. Le tableau de « L’origine du monde » est un chef d’œuvre reconnu dans le monde entier (ou presque !) ? Facebook n’y voit que de la pornographie comme au bon vieux temps des inquisiteurs …

Par contre, diffuser des meurtres d’homosexuels pendus par Daesch, des tortures d’animaux en vidéo, des enfants dénudés sur un lit, là pas de souci, c’est de « la liberté d’expression » selon Facebook et il leur faut des dizaines de signalements pour supprimer ces publications alors qu’un seul signalement suffit pour supprimer une photo naturiste …..

(suite…)

septembre 24th, 2017

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http://tvmag.lefigaro.fr/le-scan-tele/actu-tele/2016/02/22/28001-20160222ARTFIG00169-peut-on-montrer-un-sexe-a-la-television.php

«C’est mon choix de vivre nu», voilà la thématique du programme de Chérie 25 exploitée, dès ce lundi. Évelyne Thomas s’intéressera à ces personnes adeptes du naturisme et les parties intimes de celles-ci seront floutées. Est-ce là une requête du CSA? Quelles sont les règles concernant la nudité à la télévision?

Ces règles sont poreuses et sujettes à interprétation: ce sont les chaînes qui décident dans quel cadre diffuser des images de nudité. Libre à elles donc de flouter ou non des parties intimes. Contacté, le CSA rappelle que cette technique de floutage «n’est pas une recommandation du Conseil, dans la mesure où les chaînes disposent de leur liberté éditoriale. Toutefois, cela peut en effet atténuer le caractère potentiellement choquant de certaines images de corps nus pour les plus jeunes.»

Dans certains cas, la représentation de la nudité peut justifier une classification particulière (interdit aux moins de 10 ans, aux moins de 12 ans…) notamment si les images ont une connotation sexuelle. C’est alors aux chaînes de déterminer si une signalétique est adaptée pour préserver les plus jeunes ; le CSA, lui, ne censure rien par respect de la liberté d’expression et de la communication.

En revanche, après diffusion, le Conseil peut estimer qu’un programme a été mal classifié et peut donc intervenir. Ainsi, en 2014, les Sages sont intervenus auprès de France 2 concernant une émission, classée tous publics, de Ce soir (ou jamais!), consacrée à la thématique: «Le sexe est partout: faut-il s’en réjouir?». Après examen, le CSA avait demandé qu’une signalétique de catégorie III (déconseillé aux moins de 12 ans) soit apposée en cas de rediffusion de cette émission.

En 2013, en revanche, le Conseil avait été plus laxiste suite à la diffusion d’une séquence dans Le Petit Journal (Canal +) dans laquelle un pénis était visible en gros plan, sans avertissement préalable. Malgré les plaintes adressées, le CSA avait retenu la «dimension humoristique» de cette séquence qui n’a donc, selon l’organisme, pas manqué aux règles de la protection des mineurs.

septembre 9th, 2017

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La Société Française d’Histoire Maritime (SFHM) intervient dans le débat sur le site grec antique de la Corderie à Marseille et soutient sans réserve l’action engagée pour sa préservation et sa valorisation.

Par une lettre du 22 juin adressée à Jean Noël Beverini (voir ci-dessous), le président de la Société Française d’Histoire Maritime M. David Plouviez, universitaire et auteur de nombreux ouvrages, apporte son « entier soutien dans l’action pour la préservation et la valorisation de ces vestiges ».

Placée sous le patronage de l’UNESCO, du Conseil International de la Philosophie et des Sciences humaines, du Comité international des Sciences historiques et de la Commission internationale d’Histoire maritime, la SFHM dont le siège est situé  à Paris sur le site du Centre d’accueil et de Recherche des Archives nationales (CARAN), rue des Francs-Bourgeois, regroupe des Délégations présentes en Aquitaine, Aunis-Poitou-Saintonge, Bretagne, Guadeloupe, Île de France, Normandie et Méditerranée.

Acteur incontournable dans la connaissance, l’approfondissement et la diffusion de l’histoire maritime, elle édite la « Chronique d’histoire maritime », anime des colloques, organise des rencontres internationales sur le modèle des Journées franco-britanniques d’histoire maritime et attribue chaque année le Prix Étienne Taillemite qui récompense un premier livre ou une thèse de doctorat dans le domaine maritime. Sa prestigieuse présidence fut, entre autres, assurée par Étienne Taillemite, inspecteur général des Archives de France, les professeurs Miège et Vergé-Franceschi, bien connu à Marseille dont il est natif, et récemment par le Recteur de l’université d’Angers Henri Legohérel, actuel président de l’Académie de marine.

La délégation « Méditerranée » de la SFHM se réunit alternativement à Toulon au sein du musée de la marine et à Marseille au Palais de la Bourse  sur la Canebière.

Le soutien total de la SFHM que vient de recevoir Jean Noël Beverini est incontestablement une carte majeure par la qualité reconnu de ce nouvel acteur entrant dans le débat, sans ignorer son audience extérieure.

Site Internet de la SFHM : http://www.sfhm.asso.fr

Jean Noël Beverini

Objet : Découverte d’un site grec antique à Marseille.

Monsieur le commissaire en chef et cher collègue,

 

Vous avez eu l’occasion à plusieurs reprises d’appeler mon attention et celle de notre Société sur une découverte archéologique majeure effectuée récemment à Marseille : un site grec antique du V° siècle avant notre ère. Cet espace situé boulevard de la Corderie était déjà riche d’histoire et d’histoire maritime avec, en particulier, l’existence du dernier fragment subsistant du mur rempart élevé sous Louis XIV par l’Intendant général des galères Nicolas Arnoul, répondant aux directives de Colbert.

À la suite de l’élévation de ce mur rempart, les cordiers de Marseille se sont installés à proximité immédiate, disposant là de l’espace nécessaire à leur activité maritime et ont donné leur nom au boulevard actuel de la Corderie.

Aujourd’hui ce site s’enrichit d’une nouvelle découverte exceptionnelle : une carrière antique grecque comportant une zone d’extraction de sarcophages et de leurs couvercles (niveau archaïque) et un important espace de taille de colonnes avec un puits grec (niveau hellénistique). Bien plus qu’une carrière, ce site est un véritable « site de vie antique », le pôle grec visible de Marseille.

Marseille, ville port depuis la plus haute Antiquité, complète ainsi sa riche et longue histoire par cette découverte exceptionnelle d’un site dont il n’existe aucun équivalent en France.

Je suis avec attention l’adhésion qu’expriment, non seulement, les Marseillais mais tous les passionnés en France et hors de France pour la préservation « in situ » de ce site. Vous avez souhaité connaître la position de la Société Française d’Histoire Maritime (SFHM) et obtenir son soutien dans cette action de préservation. Cette défense est inscrite dans nos statuts.  Aussi je vous assure, comme je l’ai déjà fait à Toulon, de mon entier soutien dans votre action pour la préservation et la valorisation de ces vestiges.

Je me souviens qu’un de mes éminents prédécesseurs, monsieur Étienne Taillemite, inspecteur général des Archives de France, vous avait déjà apporté son soutien en 2005 à l’occasion de la découverte de vestiges grecs sur le site du collège Vieux-Port à Marseille, conjointement avec madame Jacqueline de Romilly, de l’Académie française.

Recevez à mon tour mon entier soutien et celui de notre Société. Elle ne peut être insensible à cette préservation.

Tenez-moi informé de la suite réservée à ce site et recevez, cher commissaire et ami, l’expression de mes meilleures salutations maritimes.

David Plouviez

Président de la Société Française d’Histoire Maritime

juillet 8th, 2017

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juillet 6th, 2017

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http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170503.OBS8849/zone-naturiste-a-paris-faux-culs-contre-culs-a-l-air.html

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air
Pendant le «Festival du corps et de la liberté» le 21 août 2015 à Biel, en Suisse occidentale. AF (FABRICE COFFRINI/AFP)

L’espace naturiste, qui devait voir le jour cet été, ouvrira, au mieux, au printemps 2018. S’appuyant sur des arguments soi-disant sociaux, la question du nudisme urbain crispe, pointe le sociologue Christophe Colera.

Cet été, si vous avez envie de vous dorer nu comme un ver au soleil, ne venez pas à Paris : l’espace naturiste gratuit qui, après un vote du Conseil de Paris de septembre 2016, devait voir le jour à l’été 2017 au bois de Vincennes, restera dans les cartons pour un petit moment.  Au sein du groupe écolo de la capitale, qui avait porté cette résolution, on le regrette :

« L’exécutif parisien nous avait promis une ouverture fin mai-début juin, Mais les semaines passent, et on ne voit rien venir. On sent bien que ce n’est pas une priorité à l’agenda. »

Un simple coup de fil au service de presse de la Ville de Paris confirme que la ville n’est pas pressée d’agir :

« Ce ne sera clairement pas possible cet été. L’ouverture est reportée au maximum à l’été 2018, donc peut-être avant, au printemps de l’année prochaine. »

Pourtant, ouvrir une zone dont la seule particularité d’accueillir des gens se promenant tous nus ne réclame pas d’investissements lourds. Mais la question est sans doute ailleurs. Il faut se souvenir des réactions négatives qu’avait suscitées l’annonce de ce chantier en septembre 2016. N’auraient-ils pas un peu refroidi la Mairie de Paris ?

Premier argument, lu dans la presse conservatrice et sur certains forums de discussion : les écologistes parisiens n’avaient rien de mieux à faire que de défendre ce chantier  » futile « , « superflu « , « pas prioritaire ». Une vision résumée par l’humoriste Fabrice Eboué dans une lettre ouverte à « Annie Dalgo ».

« Serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils, nous galérons depuis deux ans ? Je sais que vous êtes très occupée avec votre nouveau projet de parcs nudistes à Paris, mais comprenez au combien je préférerais que mon enfant croise une puéricultrice avant un pénis. »

La vanne est réussie, mais surfe sur idée bizarre, selon laquelle une majorité municipale n’aurait le droit se préoccuper des questions estivales qu’après avoir épuisé toutes celles du logement, de la précarité, des crèches ou de la voirie.

Un cadeau aux bobos ?

Plus intéressant encore, la polémique sur le camp de nudistes avait ricoché sur une autre : celle de la piétonisation des voies sur berges parisiennes – voir par exemple cet article du « Figaro » sur la zone naturiste, commençant par les mots : « En marge du débat sur la piétonisation des voies sur berges », alors que ce dossier n’a, en soi, aucun rapport. Aucun ? Eh bien justement si, dans l’esprit des « anti ».

La piétonisation avait fait hurler, outre les associations d’automobilistes, la droite parisienne sur le mode : on exclut de l’espace parisien les automobilistes, donc les banlieusards, donc les pauvres. Tout naturellement, l’espace naturiste du bois de Vincennes fait donc figure de « cadeau » fait aux bobos contre la France des « vraies gens », ceux « qui se lèvent tôt » et ont bien d’autres soucis en tête que de s’exhiber en tenue d’Adam.

« C’est en effet une idée très ancrée que par le naturisme urbain, on privilégie indûment certains ‘bobos’. Cette idée n’est pas française, on la trouve partout en Europe chez certains mouvements populistes et conservateurs, confirme Christophe Colera sociologue et auteur de « la Nudité, pratiques et significations » (éditions du Cygne). Par exemple en Espagne, le mouvement HazteOir [proche des catholiques réacs, NDLR] lutte par des pétitions contre toute tentative d’étendre les zones naturistes. En Angleterre aussi, on parle de ‘mesures de protection des familles’. »

De fait, pointe le chercheur, ce constat semble s’appuyer sur une réalité statistique :

« Il n’existe pas de chiffres sur la composition sociale des 2 millions de naturistes qui pratiquent dans les camps en France. Mais ils sont perçus, y compris par les naturistes eux-mêmes, comme appartenant  aux catégories socio-professionnelles supérieures, notamment aux enseignants. »

Et en réalité ? « Un sondage indique que 32% des femmes chez artisans-commerçants ont déjà été sur une plage naturiste, 23 % des professions libérales et supérieures pour seulement 8 chez les ouvriers », souligne Christophe Colera. La corrélation catégories sociales supérieures/naturisme n’est donc pas entièrement démontrée.

Cela n’empêche pas l’idée, très puritaine, d’une décadence de certains « groupes » qui se pavaneraient avec impudeur quand la France souffre. De même que la lutte contre la pornographie se fait souvent au nom de la défense des enfants, tout cela est maquillé en défense des « petites gens ». Voir les élucubrations d’un chroniqueur d’extrême-droite de Radio Libertés lequel, naturellement affirme n’avoir rien contre la nudité, mais vitupère contre le projet de zone pour des motifs apparemment très sociaux :

« Oui, ce projet de camp naturiste est indécent. Indécent pour cette mamie de 90 ans mal-logée et qui attend depuis vingt ans que son dossier passe entre deux familles immigrées.
Indécent pour Jean-Paul à la rue depuis huit ans, sans famille ni ressources et qui préférerait mettre un toit sur sa tête plutôt que de se balader à poil.
Indécent pour ces banlieusards à qui Vinci extorque sans vergogne 5 euros de l’heure au moins le droit de poser leur voiture. »

Revolver nazi…

De l’autre bord politique, mais dans le même ordre d’idées, le chroniqueur Bruno Roger-Petit (ancien collaborateur du site de « L’Obs ») enfonce le clou dans un édito anti-zone naturiste, opposant lui aussi le « sociétal » au « social ». :

« Le bonheur est une idée obligatoire à Paris. Et tant pis pour la vraie vie des vraies gens (…) Paris et son camp naturiste, Paris sociétal, mais Paris antisocial, au point que la mairie, critiquée, en perd son sang-froid. Mais chut! Dès que l’on parle social, la mairie de Paris sort son revolver. »

Rappelons que le fameux « revolver » fait référence à une phrase de Hanns Johst, dramaturge pro-nazi sous le Troisième Reich. Le culs à l’air font sans doute tourner excessivement les têtes…

Arnaud Gonzague

juin 25th, 2017

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Pour la première fois, les naturistes étaient présents à la Fête de l’Humanité, au parc de la Courneuve, ce week-end. Après trois jours, le bilan est très positif pour ceux qui sont venus « défendre le droit d’être nu ».

« Fiers de notre humaNUté », ce sont les mots affichés au dessus du stand de la fédération françaises du naturisme (FFN) et de l’association pour la promotion du Naturisme en Liberté (APNEL). Pour la première fois, la fédération et l’association qui défendent et promeuvent les droits des nudistes étaient présentes à la Fête de l’Humanité, au parc de la Courneuve.

Le déclic? « Sur l’affiche, un couple est allongé nu. Nous avons monté notre dossier de candidature sur cet argument », explique ce dimanche à L’Express, Yves Leclerc, le vice-président de la fédération française de naturisme. Débats, expositions et ateliers participatifs étaient organisés tout au long de ces trois jours pour faire connaître « la protection d’une liberté fondamentale (…) celle d’être nu », rappelle le communiqué diffusé par la FFN. « Notre volonté est de défendre le droit d’être nu », détaille le vice-président de la fédération française de naturisme.

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Un bilan très positif pour cette première participation

« C’était grandiose, c’était fabuleux », s’extasie Yves Leclerc auprès de L’Express. Celui qui, de ses propres mots « n’avait jamais mis les pieds à la fête de l’Huma » est conquis par « l’accueil du public » qu’il qualifie d' »extraordinaire ».

Bien placé, juste à côté de la grande scène, le stand des naturistes a remporté un franc succès auprès des visiteurs. « On n’a laissé personne indifférent », se réjouit Yves Leclerc. « Certains venaient spontanément, puis se déshabillaient pour faire de la peinture sur corps et restaient pour discuter avec nous », relate-t-il. « Nous redéposerons une candidature pour la prochaine édition », annonce-t-il.

Une édition de la fête de l’humanité qui ponctue un été marqué par les débats sur le burkini. « Aujourd’hui, plus fort que jamais, nous serons avec ceux qui disent ‘non’, avec ceux qui oeuvrent pour le bien-vivre ensemble », fait savoir Sylvie Fasol, présidente de l’APNEL, dans un communiqué. Une vision défendue par Yves Leclerc qui confie à L’Express: « Chacun est libre de juger ce qui est bon pour lui-même. »

En France, deux millions de Français pratiquent le naturisme chaque année, selon la FFN. Un mode de vie qui séduit de plus car entre 2014 et 2015 l’organe national de représentation du naturisme en France fait savoir qu’il a enregistré une augmentation du nombre d’adhérents spontanés de 40%.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/nus-a-la-fete-de-l-humanite-on-n-a-laisse-personne-indifferent_1829381.html

 

septembre 16th, 2016

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http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160909.OBS7771/des-naturistes-a-la-fete-de-l-huma-mais-pour-quoi-faire.html

Pour la première fois, des naturistes seront présents à la fête de l’Humanité qui se déroule à La Courneuve ce week-end. Ils estiment prôner un idéal de liberté, tout comme les communistes.

« Les dieux sont avec nous, on a un temps magnifique ! S’il avait plu, on ne l’aurait pas fait, on n’est pas des forcenés non plus » : en direct de la fête de l’Humanité, les naturistes, évidemment nus sur leur stand, ont le moral. Pour la première fois, ils sont présents au festival de musique qui se déroule à partir de ce vendredi à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). C’est l’association de promotion du naturisme en liberté (Apnel), qui compte 280 adhérents, qui tient le stand, avec le soutien de la Fédération française de naturisme (FFN).

Comment sont-ils arrivés là ? « Au mois de mars, on a découvert l’affiche sur laquelle apparaît un couple nu au premier plan. On s’est dit que c’était un appel du pied », se remémore Jacques Frimon, vice-président de l’Apnel en charge de la communication.

« La nudité, c’est un symbole de liberté… comme le communisme, alors pourquoi ne pas les solliciter ? »

A leur grande surprise, les organisateurs donnent leur accord. « On a quand même rappelé il y a une semaine pour être sûrs qu’ils ont bien compris qu’on serait nus sur le stand… », ajoute Jacques Frimon.

La Fête de l’Huma a tout de même posé quelques conditions : « L’organisation nous a demandé de ne pas nous balader nus dans le festival », raconte Yves Leclerc, vice président de la FFN chargé de la communication. Sauf qu’elles sont restées lettre morte !

« Mais jeudi au montage, il faisait tellement chaud que nous n’avons pas pu résister. Les exposants ont fait des selfies avec nous, certains se sont même déshabillés pour participer à une photo de groupe. »

« Le public va bientôt arriver, mais on a confiance », dit Jacques Frimon sur place ce vendredi.

Body painting

La principale revendication de l’association est la suivante : « Une liberté fondamentale naturelle pour les hommes et les femmes de ce pays : celle d’être nu ». A La Courneuve, elle diffuse des flyers et propose des expositions et des débats sur la perception du corps. Une animation devrait faire parler : du body painting « par deux grands artistes », sur tout festivalier qui le souhaite.

« Le naturisme a une vocation sociale comme toutes les autres activités », affirme Yves Leclerc. « C’est une grande fête populaire qui attire 600.000 personnes et nous voulons montrer que nous sommes des citoyens comme les autres. »

(A l’atelier de body-painting de la Fête de l’Huma, vendredi 9 septembre – Crédit : Apnel)

Le naturisme est-il pour autant communiste ? « Le naturisme est apolitique », souligne Jacques Frimon tout en se délectant des rapprochements possibles avec le Parti communiste : « Nous prônons la solidarité, le respect des autres et de la nature, il y a donc des points communs. En faisant des recherches, on a même vu que pendant l’Entre-deux-guerres, des intellectuels du PC avaient écrit à la gloire du naturisme. Si les communistes veulent se regarder dans le rétroviseur, nous sommes là… »

L’Apnel veut également mettre en avant sa proposition de loi visant à clarifier l’article 222-32 du Code pénal sur l’exhibition sexuelle. « Qu’est-ce que l’exhibition sexuelle ? C’est actuellement au bon vouloir du juge. Est-ce qu’on peut dire qu’une femme seins nus sur une plage s’exhibe ? Est-ce que quand on jardine nu, on prend plaisir à s’exhiber ? », s’interroge Jacques Frimon.

2 millions de Français

Cet événement marque aussi un changement dans la communication du mouvement. « Pendant longtemps, la devise du naturisme a été ‘Pour vivre heureux, vivons cachés’. Mais depuis 10 ans, certains militants ont réussi à vaincre leur peur et à s’exposer. Car plus on cherche à être invisible, plus on le devient », note Jacques Frimon. La FFN a même embauché une attachée de presse il y a deux ans pour faire valoir ses atouts.

Les naturistes participent déjà à des événements de grande ampleur, comme le mondial du Tourisme de Paris ou le salon Vivez nature. « Nous avons organisé trois ‘cyclonues’ cette année en France », ajoute encore Jacques Frimon.

« Malheureusement, elles se sont terminées en garde à vue. Ce n’est pas le public qui est choqué, mais bien les autorités qui ont peur. »

Le naturisme a pourtant le vent en poupe : 2 millions de Français le pratiquent chaque année en France, en sus de 2 millions d’étrangers. Selon Yves Leclerc, les chiffres sont en augmentation depuis quelques années, notamment « grâce aux couples avec enfants en bas âge ». S’il y a actuellement 43% de nudistes de moins de 35 ans, la FFN espère recruter encore plus de jeunes à la fête de l’Huma. « C’est maintenant qu’il faut renouveler les futurs cadres de notre association », explique Yves Leclerc.

La fête de l’Huma n’est en tout cas qu’un début pour les naturistes français. « Si ‘l’Obs’ ou n’importe quel autre média fait une grande fête populaire, nous viendrions volontiers », affirme Yves Leclerc. Le message est passé.

A.S.

septembre 16th, 2016

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