Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

http://www.sudouest.fr/2017/11/16/video-koa-smith-s-offre-une-petite-session-surf-totalement-nu-a-hossegor-3953273-3452.php

Koa Smith s’offre une petite session surf totalement nu, à Hossegor


Vidéo. Koa Smith s’offre une petite session surf totalement nu, à Hossegor
Un extrait de « Nu en France ».

CAPTURE D’ÉCRAN

Evidemment, c’était sur le spot des Culs Nus…

« Nous sommes tous nés nus. » Ainsi commence la description de la vidéo partagée par le surfeur et modèle Koa Smith, le 10 novembre, sur sa page Instagram et YouTube. Malgré le soleil, les températures de l’air et de l’eau n’étaient pourtant pas tellement du genre à inciter à tomber la combi, en ce vendredi d’automne. C’est pourtant bien ce qu’a fait l’Hawaïen.

Notre blog spécialisé Planète Surf a déniché la vidéo souvenir de ce moment pour le moins insolite, tant pour le surfeur professionnel originaire de Kauai (deuxième de Pipeline junior, quand même) que pour les témoins, qui n’en n’ont pas perdu une miette, sur la plage.

Au Brésil, le surf nu se pratique depuis dix ans :

http://www.jornaldaparaiba.com.br/esportes/praia-de-tambaba-sedia-10a-edicao-de-open-de-surf-naturista.html

http://www.jornaldaparaiba.com.br/esportes/praia-de-tambaba-sedia-10a-edicao-de-open-de-surf-naturista.html

novembre 17th, 2017

Posted In: Liberté, Naturisme, Sport

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«Ça me terrifiait de marcher nu pour la première fois devant d’autres gens à poil»

Vincent Brunner — , mis à jour le 26.07.2017 à 16 h 10

http://www.slate.fr/story/148851/nudisme-anticapitaliste

Le nudisme, ce n’est pas qu’un bain de minuit, mais une philosophie, une acceptation de soi.

Des personnes se promènent nues dans camp de naturistes de la région lyonnaise, le 26 juillet 2005 | FRED DUFOUR / AFP
Des personnes se promènent nues dans camp de naturistes de la région lyonnaise, le 26 juillet 2005 | FRED DUFOUR / AFP

Il a écrit pour la télé (Star Trek Voyager) et pour le cinéma jusqu’à ce qu’il en a eu marre de voir Hollywood gâcher ses idées. Depuis, le Californien Mark Haskell Smith publie des romans noirs assez déjantés (cinq, édités en France chez Payot et Rivages) et, de temps à autre, se lance dans des enquêtes sur des sujets volontairement en marge. The Heart Of Dankness (pas encore traduit) le voyait s’intéresser à des «outlaws» modernes, les cultivateurs de cannabis. Pour Au pays des nudistes, il s’est immergé dans la culture nudiste pendant plusieurs années, donnant de sa personne notamment en participant à une randonnée nudiste en Autriche. Si ce dernier livre se lit avec plaisir, c’est d’abord parce qu’Haskell Smith a un style entrainant et un sens de la comparaison jubilatoire (à propos de personnes âgées nudistes et bronzés: «Imaginez l’acteur hollandais Rutger Hauertransformé en sac à main, ça vous donnera une idée»). Mais, au-delà du divertissement, son ouvrage retrace avec précision la situation du nudisme au 3e millénaire et montre que le nudisme, s’il est lié au bien-être, reste un sujet politique.

Comment avez-vous eu l’idée de cette enquête?

J’ai écrit un livre sur la sous-culture autour du cannabis, The Heart Of Dankness (2012). Je me suis ensuite demandé: qui d’autre mène une activité pour le plaisir, pour des raisons purement hédonistes, alors que cette activité est considérée illégale? C’est encore le cas pour le nudisme, dans beaucoup de parties du monde. Ou alors c’est une activité stigmatisée, on pense que celles et ceux qui le pratiquent sont des déviants, des pervers. J’ai écrit pour moi-même une note d’intention présentant ce à quoi le livre pourrait ressembler. J’ai passé l’année suivante à enquêter sur un autre sujet, la nourriture en voie d’extinction. Quand j’ai présenté cette idée à mon éditeur, il m’a répondu: «Hum, non, on ne publiera pas ce livre. – Ha, sinon, j’ai une idée autour des nudistes. – Super, fais-ça à la place». C’est ainsi que je suis devenu nudiste: de manière accidentelle.

Auparavant, étiez-vous familiers du nudisme?

Pas du tout. Je m’étais baigné à poil pendant mes années lycée avec des amis. Mais c’était tout.

Cela a donc été une terre inconnue?

Au départ, je me suis dit que ça allait être amusant, que j’allais me confronter à mes propres problèmes en me rendant dans des camps de nudistes. Mais, à partir du moment où j’ai commencé à faire des recherches, je me suis rendu compte que le nudisme a une longue et riche histoire. Comment cette culture a-t-elle émergé, où va-t-elle? Et puis il y a aussi toutes les implications politiques qui m’ont fasciné. Au départ, je me suis dit que ça allait être un petit livre marrant. Au final, il parle de beaucoup plus de choses que ça.

Que s’est-il passé lors de votre première sortie nu dans un camp de Palm Springs? Vous avez utilisé tellement de spray pour vous prévenir des méfaits du soleil que votre pénis semble, je vous cite, «enduit d’une laque brillante, pareil à quelque artefact de la dynastie Shang». Inconsciemment, vous aviez peur?

Ça me terrifiait de marcher nu pour la première fois devant d’autres gens à poil. Mais une fois que je l’ai fait, j’ai compris que personne n’en avait rien à foutre de moi. «Tiens, il y a ce gars, regardez combien son pénis brille!? J’espère qu’il ne va pas se baigner avec toute cette crème sur lui.» Passer cette première étape a été vraiment terrifiant. C’est une bonne chose que j’eusse déjà signé un contrat pour le livre: je ne pouvais pas rendre l’argent.

Après ce premier jour difficile, vous donnez l’impression de vous être senti comme un gars normal dans un environnement pas si bizarre que ça, non?

Oui. Une fois que tu dépasses ta gêne initiale (tout se passe dans ta tête, personne n’essaye de te faire te sentir mal, personne ne se marre en te pointant du doigt), une fois que tu vas au-delà de tes propres peurs et de tes propres handicaps, la situation devient assez normale. Il faut l’avouer: voir autour de toi des gens nus s’affairer devient bien moins intéressant que tu ne le pensais. Cela se transforme en normalité, ce qui est plutôt cool, finalement.

Quand vous commencez votre tour d’Europe, vous vous rendez vite compte que le nudisme y est beaucoup plus accepté qu’aux Etats-Unis. Ça vous a surpris?

Oui, un peu. Evidemment, Américains et Européens partagent beaucoup de choses. Mais nos cultures restent différentes. La culture américaine est bien plus répressive, puritaine et étrange. Pour un pays qui célèbre la liberté et l’ouverture, à partir du moment où tu parles de sexe, d’organes sexuels et même de poitrines, les gens se mettent à flipper. Je ne sais vraiment pas pourquoi, c’est très étrange! En Europe, il est fréquent de voir sur la plage des femmes sans haut de maillot de bain, c’est considéré comme une chose normale.

Y-a-t-il aussi une différence de public? Il y aurait plus de nudisme en Europe qu’aux Etats-Unis?

Aux Etats-Unis, la population nudiste est composée de beaucoup de retraités, des gens qui font partie de clubs ou participent à des croisières. Et ces croisières sont très chères, les gens doivent avoir pas mal d’argent pour se permettre ce luxe. Ce que j’ai vu en Europe était différent: des gens faisaient du camping, des familles partaient en vacances pour pratiquer ensemble le nudisme. Aux Etats-Unis, en revanche, j’ai rarement vu dans un camp de nudistes une vraie famille avec père, mère et des enfants. C’est vraiment inhabituel, alors que j’en ai vu en Europe. Mais, même chez vous, être nus met mal à l’aise les adolescents. Ici, aux Etats-Unis, c’est encore pire, tellement il y a de pression exercée sur les jeunes! Apparemment, dans certains endroits, ils ne prennent plus de douche au lycée parce que les gens ne veulent pas qu’ils soient nus. Donc ils ne prennent plus de douche après leurs cours de sport. En revanche, il existe un mouvement de jeunes nudistes aux Etats-Unis. Ils font beaucoup de camping, de drums circles (des assemblées de percussionnistes), dans des endroits où ils peuvent se sentir en sécurité. Oui, c’était réellement distinct et différent, c’est plus réservé aux personnes âgées ici ou avec des jeunes.

 

Est-ce que les nudistes sont considérés comme des rebelles aux Etats-Unis ?

Certains, oui. Je ne pense pas que les nudistes soient la préoccupation de beaucoup d’Américains, mais ceux qui vont sur les plages nudistes sont quand même vus comme des rebelles. Je ne veux pas employer le terme d’«activistes», mais l’Américain moyen, lui, le ferait sans doute. Parce que les nudistes qui vont dans des clubs, on ne sait pas vraiment ce qu’ils y font, n’est-ce pas? Avant, les gens essayaient de fermer les clubs nudistes parce qu’ils pensaient que des orgies y avaient lieu!

Vous dites que des nudistes américains ont essayé d’invoquer le 1eramendement de la constitution, celui de la liberté de la parole. Pour l’instant, la justice américaine a refusé de leur donner raison. Pensez-vous que les choses peuvent évoluer?

Je l’espère. Le nudisme n’est pas un discours en soi, mais c’est de l’expression. Il y a eu des cas à New York et ailleurs, des procès au sujet de femmes à qui on refusait le droit de ne pas porter de haut. Certains Etats ont affirmé que s’il y avait des endroits où les hommes avaient le droit de ne pas porter de chemise, ça devrait être pareil pour les femmes. Oui, les choses changent mais les Etats-Unis sont tellement immenses et étranges. Tu as des lois dans le sud, dans des Etats conservateurs qui sont complètement différentes de celles que tu peux trouver en Californie. Je ne sais pas si les choses peuvent évoluer au niveau fédéral et imiter l’Espagne, où tu peux être nu en public sans que ça soit illégal. Je ne vois pas ce genre de loi passer un jour aux Etats-Unis. Espérons déjà que se multiplient les plages réservées ou des parties de parc dévolues au nudisme, comme ça se fait à Berlin ou Paris, afin que des gens puissent apprécier le fait d’être en extérieur et nus.

 

Apparemment, pour Paris, l’ouverture d’un espace nudiste est reportée à 2018. La situation à San Francisco est surprenante: la nudité y est illégale depuis 2013 et c’est un maire libéral et gay qui a pris cette décision.

A San Francisco, c’est vraiment bizarre. Avant, on pouvait être nu n’importe où dans la ville, sauf dans les parcs. Le problème, c’est qu’un phénomène de gentrification a eu lieu dans le Castro, un quartier où vivent depuis 30-40 ans beaucoup de gays. Des familles sont arrivées, mais aussi des investisseurs immobiliers qui ont forcé pas mal de gens à quitter le quartier. Du coup, beaucoup de gays ont décidé qu’ils seraient constamment nus juste au coin de la rue. Ceci, afin de reprendre possession de leur quartier. Ils sont devenus assez agressifs, il y a eu beaucoup de plaintes. Les activistes ont utilisé le nudisme comme une arme pour remporter leur bataille, et ça s’est retourné contre eux. Même s’il est gay, Scott Wiene, le maire du 8e arrondissement, dont fait partie le Castro, a tout fait pour bannir le nudisme à San Francisco.

Beaucoup de la pression exercée contre les nudistes vient de l’argent, celui des agents immobiliers

Beaucoup de la pression exercée contre les nudistes vient de l’argent, celui des agents immobiliers. S’il y a une belle plage nudiste et que quelqu’un fait construire des appartements près de la plage, la police viendra foutre dehors les nudistes afin de tirer le plus d’argent possible des appartements. C’est pareil pour tout San Francisco, la ville a tellement changé ces 10 ou 20 dernières années, à cause de l’argent venu de la technologie. Tous les gens qui en vivent ne sont pas super intéressés par la culture gay, ils sont principalement intéressés… par l’argent. C’est dommage, parce que San Francisco est une ville tellement belle, ouverte et si groovy… enfin, elle ne l’est plus.

Dans votre livre, vous racontez qu’au Montana, on peut faire des années de prison si on est pris trois fois en train de nager nu. Comment est-ce possible?

Cela peut aller jusqu’à la prison à vie! Beaucoup d’Etats américains ont cette loi, la three strikes law. Si on est reconnu coupable trois fois de crime, on est considéré comme un criminel endurci et on peut être mis en prison pour le restant de ses jours. Au Montana, nager nu est considéré comme un crime, quelque chose comme «outrage public à la pudeur». Tu te baignes juste à poil mais ils interprètent ton comportement comme sexuellement déviant. Avant, on avait cette loi en Californie et un gars a été reconnu coupable de plusieurs larcins. Il a ensuite volé une pizza et été mis en prison pour le restant de sa vie parce que c’était la troisième fois qu’il se faisait prendre. Les législateurs ont réalisé que cette loi était ridicule. Mais ça fait toujours partie des lois du Montana et de quelques autres Etats.

Le nudisme est-il anticapitaliste?

Absolument. Pensez à toutes les industries concernées: la publicité, le marketing, les cosmétiques, l’industrie autour des régimes, du fitness. Il y a des milliards de dollars qui dépendent du fait que l’on va ou non acheter leurs produits et leurs services. C’est pour ça que ces industries veulent que nous nous sentions mal, elles veulent nous faire regretter notre apparence, l’image de notre corps. Comme ça, nous allons à la salle de sport, nous achetons du maquillage, des vêtements. Tout ça pour paraître bien. Au contraire des nudistes, ces industries veulent qu’on se sente mal dans notre peau et qu’on dépense notre argent.

Les nudistes partagent-ils une même philosophie?

Tous ceux à qui j’ai parlé semblent mener une expérience personnelle et avoir leurs propres raisons d’être nudiste. Mais je pense qu’au fond, la raison la plus simple c’est que l’on se sent bien quand on nage nu ou que l’on bronze au soleil sans vêtements. C’est agréable d’être entouré de personnes qui te laissent être nu et acceptent leur propre corps. Au départ, je pense que c’est une impulsion très hédoniste. C’est un plaisir simple qui ne coûte rien et c’est vraiment ça qui rassemble tous ces gens. Bien plus qu’une raison politique.

Dans votre livre, vous parlez aussi de l’anarchiste français Emile Armand qui prônait notamment «le nudisme révolutionnaire». Croyez-vous qu’il existe encore des nudistes anarchistes?

Je l’espère. Quelques-unes des personnes que j’ai croisées avaient ce genre d’état d’esprit. Particulièrement durant la randonnée que j’ai faite en Autriche, le Naked European Walking Tour. Certains m’ont tenu ce genre de propos: «Politiquement, nous devrions pouvoir faire ce que l’on veut tant que l’on ne blesse personne.» Ce que j’adore chez Armand, c’est le niveau auquel il a amené son discours, l’amour libre, l’anarchie, «produisons de l’art, couchons ensemble et vivons nus, aimons notre vie». J’ai été surpris qu’il ne soit pas plus connu, parce que ses écrits sont selon moi la meilleure chose que j’aie découverte durant mes recherches. C’est fantastique.

De l’autre côté du spectre politique, il existe une longue histoire de fascistes pratiquant le nudisme pour des fins politiques. Je ne sais pas si Hitler était nudiste mais le nudisme était énormément populaire en Allemagne. Dans les années 1930, on comptait 20 millions de nudistes en Allemagne. D’abord, Hitler a essayé d’interdire le nudisme, il devait penser que c’était immoral ou je ne sais quoi. Mais comme les Allemands aimaient vraiment le nudisme, il en a fait un élément de son national-socialisme. «Nous sommes la race pure, regardez nos magnifiques corps allemands nus». Il a réalisé la puissance que pouvait prendre le nudisme –il était très fort en matière de propagande. Il l’a transformé en un instrument racial. Parmi certaines choses qu’il a dites, des choses que j’ai trouvées dans des journaux berlinois, il y a «un camp nudiste est un bon endroit pour repérer un juif». Il disait aussi: «si une jeune femme allemande est en couple avec un homme, il faut qu’elle l’emmène dans un camp nudiste, juste pour être sûre qu’il n’est pas juif». Ils ont transformé le plaisir du nudisme en un élément raciste super effrayant.

 

Portrait d’Emile Armand

Pour des activistes comme Femen ou Fuck for Forest, le corps peut être une arme. Pour les nudistes, le corps est… juste un corps.

Oui, ça n’a rien à voir. Les Femen et les gens de Peta sont assez malins, voir quelqu’un nu reste toujours choquant pour beaucoup de gens. Si tu as un message politique et que tu veux être photographié(e) dans les journaux, envoyer une jeune femme poitrine nue paraît la bonne manière d’y arriver. Les nudistes, au contraire, essayent de sensibiliser les gens en disant: «mais non, un corps nu n’est pas choquant».

Excepté au Cap d’Agde où vous assistez de loin à des scènes chaudes, avez-vous eu l’impression que le nudisme était lié à la sexualité?

Non, pas vraiment. Evidemment, les humains sont des animaux sexués, il y a toujours dans l’esprit des gens –qui sait ce qu’ils pensent, hein?– des pensées autour du sexe mais rien qui ne soit apparent et se traduise de manière visible. Même au Cap d’Adge, c’était seulement la nuit que cette sexualité s’extériorisait. Etrangement, les échangistes et les libertins s’habillaient pour faire leur affaire. A part ça, non, le nudisme reste une activité non sexuée. Tu ne peux pas te comporter de manière explicitement sexuelle, il n’y a pas de drague par exemple. Tellement de gens ne comprennent pas ce que font réellement les nudistes, ceux-ci doivent avoir des convictions et des idées fortes afin que les autres ne les pensent pas déviants.

Après avoir participé au «Naked European Walking Tour», vous demandez d’ailleurs à une autre participante, Maria-Grazia, si des hommes ont essayé de flirter avec elle. Et elle répond par la négative.

S’il y a tentative de flirt, ça a dû être très gentil et innocent. Déjà parce que beaucoup de gens étaient mariés, avaient un copain ou une copine. Non, les gens n’étaient pas là pour le sexe ou pour trouver quelqu’un mais pour la randonnée et la camaraderie.

Faire une randonnée nu dans la montagne autrichienne, ça n’a rien de pénible?

Elle a a duré une semaine, dans les alpes autrichiennes, en dehors de Salzbourg. C’est un des plus beaux coins de la planète! Alors, oui, j’ai eu quelques cicatrices, surtout quand on a dû escalader des pierres et que j’ai glissé. Rien de terrible, je me serais fait les mêmes cicatrices si j’avais été habillé! Surtout, j’ai ressenti ce sentiment difficile à décrire. Tu es au grand air, le soleil est chaud mais pas brûlant, il peut y avoir de la neige sur le sol. Tu te sens simplement très bien, c’est ce que le poète américain Walt Whitman avait l’habitude d’appeler des «air baths», des bains d’air. Tu te sens régénéré. Et ça n’a rien à voir avec le sexe, ni avec le fait de ne pas porter de vêtements… c’est juste que cet air frais sur la peau est tellement agréable. C’est difficile à décrire, mais je recommande l’expérience.

Naked European Walking Tour

Selon vous, tout le monde devrait tenter le nudisme une fois dans sa vie.

Oui, tout le monde devrait aller une fois sur une plage nudiste parce que c’est vraiment plaisant. Nager dans l’eau sans un maillot de bain, et voir combien c’est agréable.

Le nudisme pourrait-il changer le monde?

Si les gens commençaient par accepter leur corps, essayaient de trouver le bonheur par eux-mêmes plutôt que d’obéir à une culture qui leur dit combien ils sont pathétiques parce qu’ils n’ont pas l’apparence requise ou les richesses nécessaires, si les gens arrêtaient de se déprécier, je pense que nous serions des êtres bien plus calmes et agréables à vivre. Oui, je pense que le nudisme pourrait de cette manière aider l’humanité. Accepter son corps et être heureux en étant soi-même est une chose si importante. Particulièrement pour les jeunes femmes qui souffrent de problèmes d’anorexie ou les hommes qui se rasent tous les poils parce qu’ils pensent devoir ressembler à des stars du porno. Il y a dans nos sociétés une espèce d’image médiatique de ce à quoi notre corps doit ressembler. C’est réellement malsain parce que tous ceux qui sont pris en exemples, les acteurs et ces mannequins, travaillent leur corps parce que c’est justement leur boulot. Ce n’est pas notre cas, nous, les personnes normales. La réflexion qu’on doit mener c’est: qu’est-ce qui rend un corps sain, qu’est-ce qui nous rend heureux? Les nudistes s’acceptent comme ils sont, avec leurs défauts. C’est vraiment une bonne première étape pour améliorer sa santé mentale.

Est-ce que cette expérience vous a changé?

Je pense, oui. Je n’avais pas réalisé combien de complexes je nourrissais concernant mon propre corps jusqu’à ce que je me mette nu devant des inconnus. Toute cette acceptation de son corps dont je parle, j’ai dû en accepter le processus. Je ne ressemble pas à Cristiano Ronaldo ou quelqu’un de ce genre. Mais à un moment, tu réalises: «je suis en bonne santé, je me sens bien, je ne vais jamais ressembler à Cristiano Ronaldo et je me sentirai mieux en l’acceptant». Ça m’a pris du temps mais j’ai réalisé l’importance de ce processus. Et puis les nudistes sont très tolérants, ils t’acceptent sans problème. Personne ne se moque de toi, tout le monde est très bienveillant. Donc oui, réaliser cette enquête m’a aidé de plein de manières différentes. Ça m’a vraiment ouvert l’esprit et j’ai appris aussi des choses à mon sujet.

Pratiquez-vous encore le nudisme?

Si je vais à la plage ou dans une piscine privée et que je peux me mettre nu, je le ferai, sans problème. Quand tu sors de l’eau avec ton maillot de bain qui te colle à la peau, large et humide, c’est vraiment désagréable. Alors que si tu sors de l’eau nu, tu te sèches rapidement et c’est vraiment agréable. Je ne suis pas un nudiste mais un vrai partisan de la baignade nue.

Avez-vous déjà une autre idée d’enquête?

J’ai pensé diriger un taco truck. Je ne veux pas intégrer un gang de motards ou de plushies (des fétichistes des peluches). Je n’ai pas besoin de me déguiser en créature et me faire sodomiser. Ma femme n’apprécierait pas.

Au pays des nudistes

Mark Haskell Smith

Editions Paulsen, 22 euros

Site de l’éditeur

août 17th, 2017

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avril 25th, 2017

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mars 31st, 2017

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La vie au Soleil – n°98 – Janvier août 1984

 

février 20th, 2017

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http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4083275/au-sommet-de-son-art.html

Quand Lionel Franc plonge depuis les falaises cassidaines à plus de 20 mètres de hauteur, ses plongeons spectaculaires fascinent les jeunes venus l’admirer – l’occasion pour lui de transmettre son savoir et de les sensibiliser aux dangers de la discipline

Société - Mer - Plongeon de l'extrême : Loulou, l'ange gardien des calanques de Marseille

Ils sont une dizaine de garçons, des adolescents, attroupés au bord d’une falaise de Port-Miou à Cassis. Ils regardent les quelques courageux qui sautent depuis le promontoire dans la grande bleue, à 18 mètres en contrebas. Ils ne le disent pas, mais leur attitude raconte la peur, l’envie d’avoir l’air fort, et l’admiration pour le copain qui a osé se jeter dans le vide, les pieds d’abord.

Un homme arrive, venant se mêler à la petite troupe, naturellement. Il lance de grands sourires, dit bonjour à la cantonade. Tous les yeux se braquent sur lui. « C’est Lionel ?« , demande discrètement un petit blond à son copain plus âgé. C’est bien lui, Loulou, ou Lionel Franc – franc, comme son caractère, se plaît-il à annoncer. La plupart des garçons le connaissent pour l’avoir déjà vu plonger maintes fois dans cette calanque qu’ils partagent si souvent.

Car Loulou est un champion dans sa discipline : un plongeur de tête hors-norme, qui s’envole depuis les crêtes escarpées des Calanques pour s’offrir quelques secondes de grâce au-dessus de la mer turquoise. En 2012, il a battu son propre record en s’élançant à 30 mètres de hauteur. Depuis, il s’exerce inlassablement, espérant atteindre bientôt les 35 mètres. « Je m’entraîne à raison de 20 minutes de préparation physique par jour et je réalise 8 plongeons de 25 mètres par semaine. Dans quelques jours, je commencerai l’entraînement à 30 mètres« , explique-t-il.

Le saut de l’ange

Ce midi, il s’apprête à plonger de 21 mètres : une hauteur insuffisante pour sa préparation, mais qui lui offre beaucoup de plaisir. Les jeunes lui font place sur le promontoire qu’il a lui-même aménagé. En dessous, la falaise blanche est si abrupte qu’aucun arbre ne pousse, pas même les pins d’Alep d’ordinaire si téméraires. Seuls les martinets noirs osent défier ce mur vertical qui plonge à pic dans l’eau cristalline. Autour de Lionel, le petit groupe fait silence. On regarde ses pieds nus se poser au bord du vide. Il jette un caillou en contrebas, appréhende la trajectoire. « Quand je m’apprête à plonger au-delà de 20 mètres, j’ai toujours peur. Je suis dans l’appréhension, le doute, la préparation« , confie-t-il. Son corps se place, il se concentre. On attend, comme suspendu. Le bruit autour de lui s’efface. Il lève les bras… et s’élance. Sa silhouette défile à toute vitesse le long de la roche blanche. Ses mains se joignent au-dessus de sa tête, il fend l’eau turquoise, disparaît sous la surface derrière une gerbe d’eau écumeuse, et réapparaît quelques mètres plus loin, un grand sourire sur les lèvres.

Moins de trois secondes sont écoulées, mais nos coeurs semblent toujours accrochés au promontoire – on jurerait qu’ils se sont arrêtés de battre un instant. Sur la crête et le pont des bateaux, les applaudissements des spectateurs de passage fusent. Lionel a le sourire. « Quand je commence à écarter les bras et que je décolle de la falaise, il se passe quelque chose qui est difficilement explicable. Au moment où mes pieds quittent le sol, la peur s’efface. Le point de non-retour est passé et j’entre dans une autre dimension qui est celle du plaisir », raconte-t-il en remontant vers les jeunes qui l’attendent en héros. Il lance, du tac au tac : « qui n’a pas peur avant de sauter ?« . Un grand brun acquiesce, pas peu fier. « La peur, c’est ton amie. C’est elle qui va te permettre de te préparer correctement et de prendre moins de risques« , insiste Lionel Franc. Si la technique du plongeon est relativement simple, le danger est bien réel au-delà de 10 mètres de hauteur. « En 2013, un de mes plongeons de figure s’est mal passé. Je dois la vie à mon équipe de secours qui m’a tiré de là. Je suis la preuve vivante que, même expérimenté, on peut avoir un accident« , rappelle-t-il. Autour de lui, les garçons écoutent avec intérêt ses conseils : comment placer son corps, comment éviter les risques, quels sont les dangers… Pour Lionel, « on ne peut pas leur interdire de sauter, ils vont le faire, donc il faut leur donner les clés de la sécurité. »

De l’élégance du geste

En plus de distiller ses recommandations aux jeunes plongeurs qu’il croise, Loulou propose des formations techniques et préventives. Le but n’est pas d’apprendre à plonger de haut, mais à plonger correctement, en associant la maîtrise du geste à la sécurité. Mathieu Lucci, son élève du jour, a eu envie de s’initier à la discipline après avoir vu son mentor s’envoler de 25 mètres de haut. « Au début, je sautais avec les copains, mais quand on plonge, on a plus de sensations. C’est impressionnant, on a le coeur qui bat fort. On a peur de se jeter dans le vide et en même temps, c’est ce sentiment que l’on cherche« , s’enthousiasme Mathieu. Et Lionel de compléter : « l’homme est fait pour marcher, pour grimper, pour courir, mais pas pour s’envoler. » Et si la sécurité est prise très au sérieux, l’objectif reste celui du plaisir et de la beauté du geste – une quête de sensations et de perfection suspendue entre le ciel et la mer.

 

août 21st, 2016

Posted In: Sport

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Oxford University women’s rugby players strip off ahead of Twickenham debut against Cambridge to raise money for charity

With the Varsity Match between Oxford and Cambridge set to be played at Twickenham this year for the first time, women’s rugby is on the brink of getting a lot more exposure.

And some of the players on the Dark Blue side of the rivalry are now getting even more exposed, as they raise money for charity with a naked calendar.

The Oxford University women’s rugby team, who meet their Cambridge rivals on December 10, have stripped off for the calendar, in 13 different rugby-related poses.

An Oxford University scrum half prepares to pass the ball, in one of the shots for the team's 2016 naked calendar

An Oxford University scrum half prepares to pass the ball, in one of the shots for the team’s 2016 naked calendar

http://www.dailymail.co.uk/sport/sportsnews/article-3325562/Oxford-University-women-s-rugby-players-strip-ahead-Twickenham-debut-against-Cambridge-raise-money-charity.html

(suite…)

novembre 20th, 2015

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Sylvie fasol

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http://www.yanous.com/espaces/femmes/femmes150807.html

Le naturisme n’a plus guère le vent en poupe en France, victime du « resserrement moral » prôné par des organisations confessionnelles ou politiques rigoristes. Cette expression de liberté du corps, assez courante dans les pays scandinaves et germanophones, tombe encore dans notre pays sous le coup de la loi dès lors qu’elle est pratiquée en dehors d’espaces fermés ou réservés : randonner nu est assimilé par la loi française à une exhibition sexuelle passible d’une forte amende, voire de prison. Une conception que ne partage évidemment pas Sylvie Fasol : « Le naturisme, c’est le respect de soi, des autres, de l’environnement. Quand on parle de liberté, c’est aussi respecter soi, les autres et la nature aussi, puisqu’on la parcourt. Chaque fois qu’il est possible de ramasser les détritus, on le fait dans nos balades. » Pour leur tranquillité et leur sécurité, les randonneurs nus pratiquent en groupe, certains individuels subissant parfois arrestation, contravention et poursuites judiciaires.

Sylvie Fasol a découvert le naturisme il y a une dizaine d’années grâce à un ami : « Je n’avais pas de famille ou d’amis qui le pratiquaient. Du coup je me suis dit ‘pourquoi pas’, je suis partie en balade avec un groupe qui comptait des enfants en bas âge et d’autres femmes, ça s’est très bien passé… et depuis je n’ai pas arrêté ! » Au point qu’elle préside, depuis plus de sept ans, l’Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté (APNEL) qui cherche à populariser la pratique et défend les adeptes lorsqu’ils sont inquiétés par les autorités. Elle a dû affronter sa propre appréhension de dévoiler son corps, elle qui vit depuis quasiment sa naissance avec les séquelles visibles d’une polyarthrite. Elle a subi maintes interventions chirurgicales qui ont laissé des traces, et si elle marche au quotidien, elle ne peut le faire sur de longues distances ou en terrain accidenté : « Quand j’ai commencé, je randonnais à mon allure et avec mes possibilités, en fonction des douleurs du jour. Je travaille, je vaque à tout un tas d’occupations comme une valide, mais avec des impossibilités à cause des interventions chirurgicales, de matériels médicaux implantés. Donc j’adapte en fonction de la sortie qui est proposée : soit je peux la faire soit je ne la fais pas. » Sylvie Fasol a testé une randonnée en joëlette, en prenant la précaution de placer une serviette sur l’assise pour éviter la sudation : « Tout est adapté au handicap de la personne. S’il faut un coussin ergonomique, une assise particulière, tout est prévu. Dans les conditions nu, en mettant une protection, une serviette, un paréo, c’est adapté. »

Ce qui l’a pleinement satisfaite, c’est le regard, ou plutôt l’absence de regard des autres naturistes lors des sorties : « C’est le lieu idéal pour avoir une acceptation de soi, et par les autres. Parce que c’est vraiment l’endroit où les gens ne vous regardent pas, ne vous dévisagent pas de la tête aux pieds. C’est vraiment très agréable. Les gens s’acceptent comme ils sont, parce qu’ils ont déjà fait un travail sur eux pour pouvoir dépasser leur peur, se réapproprier leur corps eux-mêmes. Donc une personne handicapée qui arrive dans cette activité se sent très à l’aise. » Seules demeurent les propres limites physiques de Sylvie, qui ne fait pas de sorties en montagne ou en terrain ardu, ou encore en hiver pour ski ou raquettes par exemple, ce que des naturistes valides font. Mais elle profite de ses voyages à l’étranger pour libérer son corps : « Cela fait partie de mon mode de vie, pour moi ce n’est pas un frein. Si je dois marcher quelque part, visiter un bel espace naturel, pourquoi pas si les gens qui accompagnent sont en accord, il n’y a pas de souci. » Ce respect s’exprime d’ailleurs lors de la rencontre de promeneurs habillés, les randonneurs nus ayant pour habitude de se vêtir à leur approche.

Quand elle compare son expérience à l’étranger avec la situation en France, Sylvie Fasol ne peut que déplorer un certain ostracisme: « A une époque, on était tolérant, maintenant on le devient de moins en moins. Chaque année, on fait des cyclonudistes lors d’une journée mondiale, le seul pays des droits de l’Homme c’est-à-dire la France, ne l’accepte pas. C’est le seul moment où on a été pris pour des hooligans, parce qu’on a été traités comme tels par les forces de l’ordre. Vous allez en Belgique, c’est toléré, vous êtes encadrés, de même en Grande-Bretagne, ça se passe très bien, c’est festif, pacifiste, les gens sont là pour s’amuser, passer un bon moment. » Sylvie Fasol ajoute que lorsqu’elle fait une demande à Paris, les autorités se renvoient la balle entre ministères et Préfecture pour ne pas donner d’accord : « Personne ne se positionne, ne veut prendre de responsabilité, en disant allez-y, vous verrez bien ce qui se passera sur place. Je trouve que c’est très lâche. »

Mais Sylvie Fasol reste optimiste, en constatant la demande de personnes handicapées à la suite d’articles parus dans la presse sur son handi-naturisme en liberté : « J’ai reçu de nombreux courriers de personnes qui ne savaient comment faire. Des structures naturistes prennent en charge des personnes au niveau moteur, quand elles ne peuvent pas marcher, les randonnées sont davantage cadrées. En Bretagne, des gens ont emmené plusieurs fois un randonneur déficient visuel. » Là encore, l’APNEL et sa présidente conseilleront et orienteront tous ceux qui ont envie de libérer leur corps…

Laurent Lejard, août 2015.

novembre 16th, 2015

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TENDANCES

Tout nu, en ville, en famille ou à vélo…

Par Florence DONNAREL
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Tout nu, en ville, en famille ou à vélo… Tourisme Grand Tourmalet / Flickr

A l’approche de l’été, quelques pistes pour randonner autrement.

A poil

«Marcher nu(e), c’est la liberté. On se soustrait aux codes sociaux conférés par les vêtements. On ressent aussi les éléments avec plus de force, que ce soit le soleil, le vent, la pluie», explique Sylvie Fasol, présidente de l’APNEL, l’Association pour la promotion du naturisme en liberté. 2000 à 3000 personnes pratiquent régulièrement la randonue en France, toute l’année. Phénomène de curiosité ou engouement, la militante constate la présence de deux ou trois novices sur la plupart des sorties organisées. L’été, avec la clémence du climat et l’arrivée de touristes étrangers (la France est la première destination mondiale pour le naturisme), les pratiquants sont plus nombreux.

Pour participer à une randonue, il suffit de s’inscrire, gratuitement, sur un forum. Cet espace donne ensuite accès aux annonces de randonues organisées partout en France par des associations, reconnues par les préfectures. Les groupes, mixtes et pouvant accueillir des enfants, comptent au moins 5 ou 6 personnes. Ils sont limités à 20 en région parisienne pour conserver un caractère convivial. Les itinéraires empruntent des chemins forestiers, moins fréquentés par les randonneurs «classiques» mais aucunement réservés aux naturistes, qui ne souhaitent pas être cloisonnés dans des espaces réservés.

La marche nue est répréhensible par la loi. L’article 222-32 du code pénal, relatif au délit d’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui, est cependant rarement appliqué aux marcheurs nus en groupe.

Pour en savoir plus: le site de l’APNEL.

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En raquettes

La magie des paysages poudrés de blanc, les traces d’animaux dans la neige, le frémissement du vent dans les forêts: la randonnée en raquette donne à vivre une expérience féerique de la montagne… Pour l’année prochaine puisque la saison 2015 est derrière nous.

Ce côté magique et le caractère sportif de la discipline entraînent depuis quelques années un regain de la pratique. Concrètement, on évolue sur un relief enneigé, plus ou moins pentu selon son niveau, chaussé(e) de raquettes avec une fixation permettant le décollement du talon et la propulsion du corps en avant. Des bâtons peuvent être utilisés pour s’équilibrer. On pratique l’activité depuis une station de montagne, de préférence avec un guide accompagnateur.

Pour en savoir plus: Fédération Française de la Montagne et de l’escalade: www.ffme.fr Le club Alpin Français (Fédération Française des clubs alpins et de Montagne): www.ffcam.fr

En ville

Facile d’accès (surtout si on le pratique dans sa propre ville), le «citytrek» privilégie la découverte culturelle et la rencontre avec les habitants. La Fédération Française de Randonnée Pédestre édite une quinzaine de topoguides dédiés aux villes de l’hexagone. Au catalogue: Paris bien sûr, avec quatre ouvrages, Lille, Marseille, Nantes, Bordeaux… Les tour-opérateurs aventure proposent des randonnées urbaines, en s’inspirant du thème du voyage. Des événements comme le nouvel an chinois ou la fête de Ganesh à Paris sont autant de prétextes pour découvrir la ville sous un autre angle… et donner le goût de partir randonner plus loin.

Huwans club aventure propose des «cityrandos» à Paris et à Marseille. Dans la cité phocéenne, compter 43€ pour une journée de randonnée en groupe accompagnée, hors repas, sur les sites historiques autour du Vieux Port avec visite d’une savonnerie artisanale et d’un atelier de fabrication des traditionnels bateaux-barquettes marseillais.

Le site Enlarge your Paris est également une mine d’infos pour des balades en Ile-de-France.

Pour en savoir plus: Huwans club aventure: www.huwans-clubaventure.fr Chamina Voyages, pour des city treks en Europe de trois jours: www.chamina-voyages.com

En famille

La plupart des TO aventure proposent des voyages destinés aux parents avec des enfants à partir de 4 ans. Très prisés par les familles monoparentales, ces voyages rencontrent de plus en plus de succès. Les parents apprécient de partager une expérience avec leur progéniture et les contacts entre participants se font facilement à travers les enfants. Il s’agit souvent de voyages multi-activités. Pour ceux incluant les plus jeunes, le circuit peut être réalisé en étoile, depuis un seul hébergement. Il implique souvent des animaux (chameaux, ânes) pour le portage … et pour émerveiller les petits.

De nombreuses destinations se prêtent aux voyages d’aventure en famille. La France tire bien sûr son épingle du jeu. A l’étranger, le Maroc et son désert, le Costa Rica et ses parcs, ou les pays de safaris en Afrique sont de bonnes pioches. Pour les familles avec des enfants à partir de 5 ans, Nomade Aventure propose une randonnée de 8 jours dans le désert du sud marocain, au rythme d’une caravane de chameaux. Allibert a également de nombreux circuits, des Alpes à l’Himalaya en passant par la Tanzanie ou le Costa Rica.

Pour en savoir plus: Nomade Aventure: www.nomade-aventure.com

Les randos familles d’Allibert.

A vélo

Ecolo et bénéfique pour la santé, le vélo a la cote. Trois millions de Français se déplacent à vélo quotidiennement et 17 millions l’utilisent de manière régulière, selon la Fédération française des usagers de la bicyclette. L’offre de randonnées à vélo, à la journée ou sous forme de voyages itinérants, s’est donc naturellement développée. VTT, VTC, vélo de route, pour cyclistes amateurs ou expérimentés, il y en a pour tout le monde. Et ce d’autant plus qu’avec un deux-roues électrique, il est possible de s’attaquer à la moyenne montagne sans être un pratiquant chevronné.

La France a aussi mis les bouchées doubles, depuis 10 ans, pour aménager des voies cyclables sur le territoire. Un exemple? La Loire à Vélo, un itinéraire de 800 km dans la vallée des rois française, entre Cuffy (près de Nevers) et Saint-Brevin-Les-Pins (en face de Saint-Nazaire). Pour des voyages de plusieurs jours, consulter les offres des TO spécialisés (Vélorizons, le Velo Voyageur…) ou des TO Aventure comme la Balaguère ou Terres d’Aventure. Ce dernier propose près de 80 voyages à vélo, non accompagnés, en France et à l’étranger, avec transfert quotidien des bagages, hébergement et demi-pension. Compter 675 € pour un circuit de 8 jours à Majorque, hors vols.

Pour en savoir plus : Fédération Française du cyclotourisme :www.ffct.org Portail du tourisme à vélo de la Fédération, avec cartes téléchargeables : www.veloenfrance.fr Vélorizons:www.velorizons.com Le Vélo Voyageur: www.levelovoyageur.com La Balaguere: www.balaguere-by-bike.com Terres d’Aventure:www.terdav.com

Florence DONNAREL

novembre 15th, 2015

Posted In: Rando-nue, Santé, Société, Sport

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This video was recorded during a Show Jumping in Bourg-en-Bresse, France. The show was supposed to be a costumed show, but rider D. Ribot did not have a costume ready. He informed the jury about that, and they told him (as a joke) that he should just compete naked. Which he ultimately did… Quite impressive, enjoy!

novembre 2nd, 2015

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