Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

La vie au soleil – N°81 – mai juin 1962

novembre 7th, 2020

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Edition spéciale, Nat-info, été 1994

mai 2nd, 2020

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À Marseille, il y a seulement un peu plus d’un siècle, il était de coutume de se baigner nu dans la ville. Les autorités marseillaises ont mis plus de 70 ans pour qu’un arrêté municipal de 1807 interdisant de se baigner nu soit à peu près respecté par les Marseillais sur le littoral de la Ville. Chaque été, depuis 1807, l’arrêté était affiché sur les plages et publié dans le journal « le Sémaphore » et malgré cela les gens continuaient à se baigner « sans caleçon » sur le rivage :

« vainement les ordres de l’autorité ont défendu aux nageurs de se baigner sur la côte sans caleçon ou un voile quelconque : tous les soirs, les environs du port sont peuplés de gens qui, au mépris de toute pudeur, se baignent dans un état de nudité absolue » (L’indicateur du Commerce du 28.06.1822).

18.07.1807 :  » Nul ne pourra se baigner sur les rivages situés depuis l’entrée du port jusqu’au delà de l’anse du Pharo au midi, et jusqu’au delà de la plage d’Arenc au nord, à moins qu’il ne soit vêtu d’un caleçon, ou ceint d’un voile, qui remplisse le même objet … »

Ci-joint les quelques articles que j’ai pu retrouver sur le sujet sur Rétronews. 

Je n’irais pas jusqu’à dire que le naturisme a démarré dans l’enceinte de la ville concernant Marseille mais à la lecture d’une petit revue sur la pratique des bains de mer à Marseille au XIX, il s’avère qu’il était très difficile pour les habitants de s’isoler pour se baigner ailleurs, c’est donc plus par commodité qu’autre chose qu’il le faisait à l’endroit ou ils habitaient (aux alentours du Vieux Port pour l’essentiel). Bien sûr, ce n’était pas du naturisme puisque cette usage de la plage n’était pas aussi codifiée qu’aujourd’hui et paraissait naturel.

1855.07.13 – le sémaphore de Marseille

avril 23rd, 2020

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http://www.iledulevanthodie.fr/page/2

Vous vous êtes déjà demandé qu’elles sont les origines de la pudibonderie ? 

Quels sont les premiers textes de loi qui ont permis de pourchasser les baigneurs nus avant que le maillot n’existe ? 

Figurez vous que c’est plus récent qu’on pourrait le croire. Les premiers textes concernant la tenue des bains sont sortis entre 1730 et 1749 et ne concernaient pas l’interdiction de la nudité en elle-même mais le vol des habits aux abords de la Seine. Puis, ils ont voulu interdire de se prélasser nus sur les berges sans pour autant interdire de se baigner nu (et donc de se déshabiller pour y aller). 

Ce texte ne le dit pas mais l’aboutissement de ces ordonnances royales est l’article 330 du code napoléonien sur l’outrage public à la pudeur publié en 1810 et actif jusqu’en 1994 avant d’être remplacé par l’article 222-32 sur l’exhibitionnisme sexuel. 

Merci à Jean Marc et Frédéric Capoulade pour cette belle découverte. 

Bonne lecture,

avril 19th, 2020

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1951 – Vivre d’abord – n°26/357

septembre 22nd, 2019

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Enquête – Pour ou contre le naturisme – numéro spécial

septembre 14th, 2019

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1939.07.23 – le petit marseillais – Il était une fois – pudeur relative

juin 19th, 2019

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Extrait de Naturisme Magazine n°36 – juin 2015 

mars 4th, 2018

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http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170503.OBS8849/zone-naturiste-a-paris-faux-culs-contre-culs-a-l-air.html

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air

Zone naturiste à Paris : faux-culs contre culs à l’air
Pendant le «Festival du corps et de la liberté» le 21 août 2015 à Biel, en Suisse occidentale. AF (FABRICE COFFRINI/AFP)

L’espace naturiste, qui devait voir le jour cet été, ouvrira, au mieux, au printemps 2018. S’appuyant sur des arguments soi-disant sociaux, la question du nudisme urbain crispe, pointe le sociologue Christophe Colera.

Cet été, si vous avez envie de vous dorer nu comme un ver au soleil, ne venez pas à Paris : l’espace naturiste gratuit qui, après un vote du Conseil de Paris de septembre 2016, devait voir le jour à l’été 2017 au bois de Vincennes, restera dans les cartons pour un petit moment.  Au sein du groupe écolo de la capitale, qui avait porté cette résolution, on le regrette :

« L’exécutif parisien nous avait promis une ouverture fin mai-début juin, Mais les semaines passent, et on ne voit rien venir. On sent bien que ce n’est pas une priorité à l’agenda. »

Un simple coup de fil au service de presse de la Ville de Paris confirme que la ville n’est pas pressée d’agir :

« Ce ne sera clairement pas possible cet été. L’ouverture est reportée au maximum à l’été 2018, donc peut-être avant, au printemps de l’année prochaine. »

Pourtant, ouvrir une zone dont la seule particularité d’accueillir des gens se promenant tous nus ne réclame pas d’investissements lourds. Mais la question est sans doute ailleurs. Il faut se souvenir des réactions négatives qu’avait suscitées l’annonce de ce chantier en septembre 2016. N’auraient-ils pas un peu refroidi la Mairie de Paris ?

Premier argument, lu dans la presse conservatrice et sur certains forums de discussion : les écologistes parisiens n’avaient rien de mieux à faire que de défendre ce chantier  » futile « , « superflu « , « pas prioritaire ». Une vision résumée par l’humoriste Fabrice Eboué dans une lettre ouverte à « Annie Dalgo ».

« Serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils, nous galérons depuis deux ans ? Je sais que vous êtes très occupée avec votre nouveau projet de parcs nudistes à Paris, mais comprenez au combien je préférerais que mon enfant croise une puéricultrice avant un pénis. »

La vanne est réussie, mais surfe sur idée bizarre, selon laquelle une majorité municipale n’aurait le droit se préoccuper des questions estivales qu’après avoir épuisé toutes celles du logement, de la précarité, des crèches ou de la voirie.

Un cadeau aux bobos ?

Plus intéressant encore, la polémique sur le camp de nudistes avait ricoché sur une autre : celle de la piétonisation des voies sur berges parisiennes – voir par exemple cet article du « Figaro » sur la zone naturiste, commençant par les mots : « En marge du débat sur la piétonisation des voies sur berges », alors que ce dossier n’a, en soi, aucun rapport. Aucun ? Eh bien justement si, dans l’esprit des « anti ».

La piétonisation avait fait hurler, outre les associations d’automobilistes, la droite parisienne sur le mode : on exclut de l’espace parisien les automobilistes, donc les banlieusards, donc les pauvres. Tout naturellement, l’espace naturiste du bois de Vincennes fait donc figure de « cadeau » fait aux bobos contre la France des « vraies gens », ceux « qui se lèvent tôt » et ont bien d’autres soucis en tête que de s’exhiber en tenue d’Adam.

« C’est en effet une idée très ancrée que par le naturisme urbain, on privilégie indûment certains ‘bobos’. Cette idée n’est pas française, on la trouve partout en Europe chez certains mouvements populistes et conservateurs, confirme Christophe Colera sociologue et auteur de « la Nudité, pratiques et significations » (éditions du Cygne). Par exemple en Espagne, le mouvement HazteOir [proche des catholiques réacs, NDLR] lutte par des pétitions contre toute tentative d’étendre les zones naturistes. En Angleterre aussi, on parle de ‘mesures de protection des familles’. »

De fait, pointe le chercheur, ce constat semble s’appuyer sur une réalité statistique :

« Il n’existe pas de chiffres sur la composition sociale des 2 millions de naturistes qui pratiquent dans les camps en France. Mais ils sont perçus, y compris par les naturistes eux-mêmes, comme appartenant  aux catégories socio-professionnelles supérieures, notamment aux enseignants. »

Et en réalité ? « Un sondage indique que 32% des femmes chez artisans-commerçants ont déjà été sur une plage naturiste, 23 % des professions libérales et supérieures pour seulement 8 chez les ouvriers », souligne Christophe Colera. La corrélation catégories sociales supérieures/naturisme n’est donc pas entièrement démontrée.

Cela n’empêche pas l’idée, très puritaine, d’une décadence de certains « groupes » qui se pavaneraient avec impudeur quand la France souffre. De même que la lutte contre la pornographie se fait souvent au nom de la défense des enfants, tout cela est maquillé en défense des « petites gens ». Voir les élucubrations d’un chroniqueur d’extrême-droite de Radio Libertés lequel, naturellement affirme n’avoir rien contre la nudité, mais vitupère contre le projet de zone pour des motifs apparemment très sociaux :

« Oui, ce projet de camp naturiste est indécent. Indécent pour cette mamie de 90 ans mal-logée et qui attend depuis vingt ans que son dossier passe entre deux familles immigrées.
Indécent pour Jean-Paul à la rue depuis huit ans, sans famille ni ressources et qui préférerait mettre un toit sur sa tête plutôt que de se balader à poil.
Indécent pour ces banlieusards à qui Vinci extorque sans vergogne 5 euros de l’heure au moins le droit de poser leur voiture. »

Revolver nazi…

De l’autre bord politique, mais dans le même ordre d’idées, le chroniqueur Bruno Roger-Petit (ancien collaborateur du site de « L’Obs ») enfonce le clou dans un édito anti-zone naturiste, opposant lui aussi le « sociétal » au « social ». :

« Le bonheur est une idée obligatoire à Paris. Et tant pis pour la vraie vie des vraies gens (…) Paris et son camp naturiste, Paris sociétal, mais Paris antisocial, au point que la mairie, critiquée, en perd son sang-froid. Mais chut! Dès que l’on parle social, la mairie de Paris sort son revolver. »

Rappelons que le fameux « revolver » fait référence à une phrase de Hanns Johst, dramaturge pro-nazi sous le Troisième Reich. Le culs à l’air font sans doute tourner excessivement les têtes…

Arnaud Gonzague

juin 25th, 2017

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Danemark – L’Agence Nature du Danemark communique :
« Les promeneurs nus sans comportement obscène ne sont pas illégaux, de même que la natation nue ou un bain de soleil sans vêtement ne peut pas être considéré comme un comportement indécent »…

Skovens gæster må gerne være nøgne, men de skal opføre sig anstændigt

Traduction Google

L’Agence Nature donne des règles claires sur la nudité (et pour tout comportement sexuel) dans la nature. Les danois Naturistes sont satisfaits de l’annonce qui confirme qu’il est parfaitement légal de se déplacer nu dans les bois.
 » Vous ne devez pas avoir un comportement obscène ou offensant qui pourrait gêner les autres ou susciter l’indignation du public. Ceci est applicable partout, mais aussi si vous êtes sur des terres publiques ou dans des zones naturelles privées accessibles au public en pleine nature.
La nudité dans la nature n’est généralement pas illégal en soi. Le ministère de la Justice l’avait déjà déclaré en 1976. Depuis lors, il a été légalement établi que par exemple la natation ou les bains de soleil nu sans vêtements ne peut pas être considéré comme un comportement indécent. Il est donc inutile de protester contre des naturistes. Et vous ne devez pas importuner ou harceler les promeneurs forestiers nus, par exemple.  »
 

 

avril 28th, 2017

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