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  • samedi 24 décembre 2016 17:49

De la première mobilisation à Cassis en 1910 jusqu’à la création du Parc national des Calanques en 2012. Les grands jalons d’un combat pour la sanctuarisation d’un site prestigieux.

 

C’était le 13 décembre 1922, un long cri d’alarme jeté dans les colonnes du Petit Provençal. Les lanceurs d’alerte s’appelaient les « Excursionnistes toulonnais ». « On projette la destruction complète des trois calanques de Cassis, joyeux de notre littoral » révélait cette société d’amoureux de la nature qui dénonce les ambitions d’une « société étrangère ».

L’industriel belge Ernest Solvay avait investi sur Port-Miou dès 1896 pour y créer des cimenteries et exploiter à partir de 1907 « l’or blanc des falaises ». 100 000 tonnes de roches étaient être extraites chaque année pour son usine de soude des Salins-de-Giraud. Douze ans auparavant, le 13 mars 1910 avait été un tournant dans la sanctuarisation des Calanques quand plus de 2 000 personnes s’étaient rassemblées dans les carrières de Cassis pour demander la protection de Port-Miou. Il faut dire que nombre de notables marseillais y jetaient l’ancre. L’historien Xavier Daumallin envisage à la lumière des archives que l’un d’eux a pu manipuler l’événement avec le Petit Marseillais à des fins de spéculations foncières (lire le beau livre « Les Calanques industrielles de Marseille et leurs pollutions, 2016 »). La carrière Solvay prospéra jusqu’à son arrêt fin 1982.

 

« Ce crime de lèse-nature »

Si en 1922 on se mobilisait de nouveau, c’était contre un projet d’exploitation de calcaire à En-Vau. Il était question de transformer en chaux les calcaires dolomitiques des falaises, ce « patrimoine de beauté qui appartient à tous » écrit le Petit Marseillais du 25 février 1923 soucieux de notre genévrier de Phénicie, de notre myrte rare de Provence, de nos chênes verts « remarquables de résistance face aux embruns de la mer », sans parler de la linatre à feuilles rondes, du genêt de Lobel, de la tulipe de Cels ou encore du Narcisse douteux !

« Port-Miou déjà exploité par les fabricants de pavés ne comptera plus dans quelques années : c’est l’écrasement complet des falaises que l’on achève » s’indignent les militants dans le Petit Provençal. « Il ne faut pas attendre le premier coup de mine des destructeurs pour empêcher ce méfait public » écrivent-ils, exhortant le préfet à faire usage de la loi de 1906 qui organise la protection des sites et monuments naturels afin d’ « empêcher ce crime de lèse-nature ». D’exiger il y a près de cent ans, le classement des calanques d’En-Vau et de Port-Pin parmi les sites naturels. Et suit ce qu’on pourrait considérer comme un manifeste écologique : « Protégeons ces sites incomparables ! Empêchons les étrangers inspirés par l’amour du lucre de porter la laideur plus loin que Port-Miou ! Trop de méfaits ont été commis en Provence par la veulerie des populations qui ne savent se défendre contre un industrialisme mal compris et intrigant. Que tous se joignent aux excursionnistes toulonnais et réclament de monsieur le préfet de Marseille le classement et l’intangibilité des Calanques d’En-Vau et de Port-Pin. Agissons ensemble et vite ! Car plus tard… que sait-on ? »

Des klaxons à Sugiton ?!

Victoire le 21 juillet 1923 quand une dépêche annonce : « Les amis des beaux paysages peuvent se réjouir. Les calanques d’En-Vau et de Port-Pin vont être classées. » Le ministre de l’instruction publique et des Beaux-Arts, Léon Bérard, a entendu les protestations qui s’étaient élevées. Il faut dire qu’il était allé naguère visiter ces sites « en passe de subir l’atteinte des vandales » écrit le reporter.

Année après année, le corpus de protection s’étoffait. En 1934, la forêt domaniale de la Gardiole était classée puis En-Vau et Port Pin en 1936. Le combat reprenait en 1954 quand un projet de route se proposa de violer « le cul de sac de Callelongue » pour permettre aux voitures de traverser Marseilleveyre pour atteindre Cassis. « Les klaxons vont-ils retentir dans la retraite chaude de Sugiton ou faire sonner les échos des à-pics vertigineux de la Grande candelle ? Des restaurants pour touristes aux façades prétentieuses brodées de néon vont-ils planer leurs terrasses sur le plateau de Castel-Vieil ? » s’émeut notre confrère Robert Dubroux dans la Marseillaise du 20 mai 1954.

En 1959, on voulut bâtir « un vaste ensemble immobilier sur les plateaux supérieurs et créer hôtels et restaurants agrémentés d’un tube sous-marin en verre » lit-on dans la Marseillaise du 27 mars 1966. L’émotion fut telle que le massif des Calanques fut classé le 24 novembre 1959 avec un droit de préemption de l’Etat étendu en 1962. Car en 1966, l’Etat devait à nouveau s’opposer à un projet de construction d’une route en front de mer, projet défendu par une singulière « association pour l’animation provençale de la Métropole », un sous-marins d’entreprises soutenues par le Méridional et un architecte. Par la suite la protection du massif des Calanques a été complétée et étendu encore par un décret du 29 août 1975. Le parc national a été institué en 2012. Il n’a malheureusement pas encore mis au rejet des « boues rouges » en mer.

David Coquille

février 21st, 2017

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Explication prise ici : http://www.hoaxbuster.com/forum/oeufs-de-tortues

Il ne s’agit pas d’une collecte illégale dans le but de vendre, mais d’un programme de conservation des tortues où les villageois locaux prélèvent, de façon très réglementée, dans le but d’augmenter le taux d’éclosion en prévenant les contaminations qui peuvent survenir lorsque des femelles viennent pondre par dessus d’autres œufs déjà enterrées, écrasant ainsi les œufs précédents.

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février 21st, 2017

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Bio contact – n°272 – Octobre 2016

février 20th, 2017

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http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-joggeur-decede-les-associations-repondent-au-procureur-4671055#monde-france

  • Yves-Marie Le Lay et André Ollivro de Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes répondent aux conclusions de l'autopsie du joggeur décédé à Hillion
    Yves-Marie Le Lay et André Ollivro de Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes répondent aux conclusions de l’autopsie du joggeur décédé à Hillion | Ouest-France

Les conclusions de l’autopsie pratiquée sur le joggeur mort, le 8 septembre sur une plage des Côtes-d’Armor n’ont pas convaincu les associations environnementales. Elles s’interrogent sur les conclusions tirées par le procureur, estimant que la victime avait bien respiré de l’hydrogène sulfuré.

Les résultats de l’autopsie du joggeur de 50 ans décédé le 8 septembre dernier ont été rendus vendredi. « Les causes de la mort de Jean-René Auffray ne peuvent pas être clairement déterminées, a expliqué le procureur de la République de Saint-Brieuc. Si les médecins légistes ont écarté une cause cérébrale, une malformation ou une lésion significative du cœur, ils n’ont pas formellement exclu un trouble du rythme cardiaque ni un décès d’origine toxique. »

« Il a respiré de l’hydrogène sulfuré »

Après avoir pris connaissance des conclusions, l’association Sauvegarde du Trégor y trouve « plus de questions que de réponses. » C’est ce qu’elle indique dans un communiqué. « Pourquoi n’envisagez-vous pas que cet arrêt cardiaque soit tout simplement le résultat de l’intoxication à l’hydrogène sulfuré ? », questionne-t-il. L’hydrogène sulfuré (H2S) est le gaz, potentiellement mortel à haute concentration, qui s’échappe des algues vertes lors de leurs décompositions.

« le procureur tourne autour du pot »

André Ollivro, coprésident d’Halte aux marées vertes, considère que le procureur « Tourne autour du pot. Ce communiqué reconnaît la bonne santé de la victime, qu’il a eu un œdème pulmonaire sur un site à plus de 1 000 ppm d’H2S. À ce niveau, la vie disparaît. Cela confirme qu’il a respiré de l’hydrogène sulfuré. Si nous, les associations, ne nous étions pas élevés, il serait mort de manière naturelle. »

L’Association Bretagne terre d’eau pure dénonce « le trouble jeté sur l’origine du décès par monsieur le procureur » avant de lui demander « de reprendre la formulation de son communiqué un peu rapide et d’y faire preuve d’une plus grande précision ».

février 4th, 2017

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Jusqu’à présent, l’évaluation de la montée du niveau marin au cours de ce siècle sous l’influence des dérèglements climatiques était de 1 mètre.
Selon le très sérieux magazine Sciences et Avenir, une nouvelle réévaluation envisage une montée de 2 mètres de plus,  et dans le cas du scénario noir ce serait 20 mètres (ce qui laisse prévoir des millions de réfugiés).

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février 4th, 2017

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Charlie Hebdo – n°1237 – 4.04.2016

février 3rd, 2017

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Pollution aux métaux lourds : Boue rouge dans les calanques

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Le parc national des Calanques entre Cassis et Marseille est utilisé depuis cinquante ans comme décharge par Alteo, qui exploite la bauxite pour produire de l’alumine. En décembre 2015, l’entreprise a obtenu du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur le droit de continuer à déverser ses déchets industriels pendant encore six ans.

Alteo, premier producteur mondial d’alumine avec plus de 1 000 tonnes exportées chaque jour, est contrôlé par le fonds d’investissement américain HIG Capital. Depuis près de cinquante ans, sur le site de traitement de bauxite de Gardanne, cette entreprise bénéficie d’un droit d’expédier des résidus en mer par 200 m de fond et à 7 km au large de Marseille et Cassis. Aujourd’hui ce sont au moins 20 millions de tonnes de boues rouges qui tapissent ainsi les fonds marins sur 2 400 km² [1].

Normes légales largement dépassées

L’autorisation reconduite en 1996 stipulait que l’industriel avait jusqu’au 31 décembre 2015 pour cesser d’expédier ses déchets en mer. Pour y parvenir, Alteo s’est doté en 2007 de trois filtres-presses, pour moitié subventionnés par l’Agence de l’eau. Les boues rouges déshydratées extraites des boues rouges sont destinées à être utilisées comme matériau de remblai [2] . Malgré cela, l’usine continue de déverser des effluents liquides chargés en métaux divers, arsenic, chrome, plomb, titane, mercure, aluminium… Bien entendu les concentrations en polluants des effluents dépassent très largement les normes légales. Selon les données du ministère de ­l’Écologie, sont encore rejetées en mer chaque jour 6 tonnes d’aluminium (au lieu de 64 tonnes précédemment), 83 kg de fer (contre 270 tonnes), 11 kg d’arsenic (contre 42 kg), 20 mg de mercure (contre 80 g). Et, au-delà de la pollution marine, l’usine de Gardanne pollue aussi son environnement proche par les fuites des bassins de rétention et les poussières dégagées, et pose ainsi aux riverains des problèmes sanitaires importants.

En 2015, l’industriel a demandé deux nouvelles autorisations. L’une pour continuer d’occuper le domaine public maritime jusqu’au 31 décembre 2045 avec sa vieille canalisation ; l’autre est une dérogation indispensable pour continuer à déverser dans l’environnement marin les effluents liquides comme il le fait depuis 2007.

Une enquête publique a donc été ouverte. Mais ni les remarques des experts, ni l’intense mobilisation pendant l’enquête publique riche de plus de 2 300 contributions, ni le refus de plusieurs municipalités – dont celle de Cassis où débouche la canalisation –, ni l’opposition de la ministre de l’Écologie n’ont dissuadé les trois commissaires de l’enquête publique. Ils ont rendu le 22 octobre un avis unanimement favorable aux demandes d’Alteo : « À l’heure où l’opinion française redoute les délocalisations », il est impératif de « sauvegarder plusieurs centaines d’emplois ». Un article du Monde diplomatique dénombre « quatre cents emplois directs et plus d’un millier en comptant la sous-traitance ». Dans la foulée et malgré la violation manifeste de la Convention de Barcelone pour la protection de la mer Méditerranée ratifiée par la France, le préfet de région, exécutant les directives de Manuel Valls, autorisait pour six ans la poursuite de ces rejets en mer.

En mars 2016, les inspecteurs de l’environnement ont effectué une visite surprise à Gardanne. Ils ont détecté encore trop de matières en suspension, des dépassements des plafonds autorisés de mercure, de zinc et d’antimoine, un pH trop élevé, ainsi qu’une « demande biologique en oxygène » non conforme. De plus, le 9 mars, une fuite pendant le processus de fabrication a entraîné la formation d’un nuage contenant de la soude caustique. L’incident s’est traduit par des dépôts blanchâtres bien visibles sur une quinzaine d’hectares autour de l’usine [3].

Cette situation appelle plusieurs types de commentaires. D’abord, signalons une fois encore l’attitude permanente des gouvernements, gauche et droite confondues, dont les décisions sont et seront calibrées pour répondre aux intérêts à court terme des capitalistes. Ensuite, techniquement, une unité industrielle de production d’alumine pourrait être infiniment moins polluante. Comme l’affirme le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières), il existe des solutions pour filtrer davantage les eaux résiduelles dans le cadre de ce procédé d’extraction utilisé à l’usine de Gardanne depuis 1894 et basé sur la dissolution de l’alumine provenant de la bauxite par de la soude.

La fausse alternative de l’emploi et de la nature

Mais surtout il existe au moins un autre procédé d’extraction, le procédé dit Orbite, breveté par la compagnie canadienne Orbite Aluminae qui ne produit pas de boue rouge. Au regard de cela, l’opposition entre la défense des emplois et celle de la nature paraît artificielle. Ce qui se joue à Gardanne aujourd’hui a en réalité peu à voir avec la défense de l’emploi. Il s’agit essentiellement de sauvegarder les dividendes à court terme des actionnaires d’une multinationale qui refuse d’effectuer les investissements nécessaires à une production non polluante d’alumine.

Enfin nous entendons mettre en évidence que cette opposition entre défense de l’emploi et de la nature est fondamentale pour le capitalisme car il permet de diviser en profondeur le mouvement social. Trop souvent mouvement syndical et organisations écologistes se combattent sous l’œil goguenard des capitalistes. Même si aujourd’hui la conscience des dégâts causés par le productivisme progresse, même si dans un grand nombre d’entreprises des salarié-e-s se posent des questions sur les effets de leur travail sur l’environnement, c’est pour tomber dans un profond sentiment d’impuissance.

Aussi nous devons mener un combat idéologique pour convaincre que cette opposition emploi contre écologie est profondément artificielle. Ce combat est aussi à mener dans les associations et dans les syndicats où nous militons : à chaque fois que cette question sera posée nous chercherons à tisser des liens entre celles et ceux qui luttent pour l’emploi et celles et ceux qui combattent les pollutions industrielles pour que se mette en place une stratégie commune capable de s’attaquer aux deux aspects du problème. À Gardanne, la défense d’un emploi pérenne passe par la nécessité d’imposer des investissements importants pour supprimer toute pollution de l’environnement. En dehors de cette perspective, non seulement les délocalisations s’opéreront, mais en plus il est probable que dans les pays d’accueil une nouvelle usine polluante soit construite et continue, ailleurs, à détruire la vie !

Jacques Dubart (AL Nantes)

[1] Le Monde du 30 janvier 2016.

[2] Utiliser comme matériau de remblai une matière contenant de grandes quantités de métaux lourds lessivables est susceptible d’entraîner de nouvelles pollutions

[3] Le Monde du 06 juillet 2016.

 

http://alternativelibertaire.org/?Pollution-aux-metaux-lourds-Boue

novembre 22nd, 2016

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Aux lendemains de l’incendie qui est survenu dans les Calanques le 5 septembre entre Luminy et le col de la Gineste, j’ai eu l’occasion de discuter avec des personnes qui connaissent parfaitement les conséquences d’un incendie dans un site naturel avec des sols pollués. Avec l’autorisation de l’auteur, voici un texte de Jean Gonella de l’association Fare-Sud ( http://www.faresud.fr/spip.php?auteur2 )

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Il convient de ne pas oublier que les incendies de forêts, provoquent force dégâts écologiques dont certains sont des pollutions persistantes des sols dangereuses pour la santé publique, cela fut catastrophiquement démontré lors des grands feux des forêt indonésiennes, ce qui n’est pas un cadeau s’ajoutant aux sols très pollués industriellement aux abords des Calanques(Legré-Mante, entre autre).

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  1. Pollutions aériennes avec retombées au sol.

Les satellites montrent les panaches d’aérosols denses qui causent une pollution ponctuelle ou chronique jusqu’à plusieurs centaines de km de leur origine. Les analyses détectent dans les fumées des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et des composés organiques volatils (COV), des goudrons et des suies cancérigènes, d’autant plus que le bois était humide. On a suspecté1 qu’à proximité des mers ou après les largages d’eau de mer par des avions bombardiers d’eau, le chlore issus du sel contribuait à produire des organochlorés toxiques tels que dioxines et furanes ; or dans le cas des feux de forêt des Calanques les deux facteurs de production d’organochlorés toxiques s’ajoutent et se renforcent.

L’INERIS analysa, en 2003, les fumées de quelques feux correspondant à une surface débroussaillée de 4 m², dans une chambre de combustion de 80 m³ surmontée d’une hotte d’extraction des fumées∞ : les émission de dioxines et furanes étaient en moyenne de 10,5 ng∞ I.TEQ/kg de biomasse brûlée (de 1,0 à 25,9). Dans cette expérience, ce n’est pas la combustion des végétaux collectés près de la mer, mais celle de ceux qui étaient les plus humides qui a produit le plus de polluants (CO, NOx et COVT) et d’organochlorés. Par contre les végétaux très secs s’ils émettaient bien moins de CO et COVT en brûlant, produisaient beaucoup plus de NOx. Mais il ne s’agissait pas d’arbres vivants, et les températures n’ont pas atteint celles des grands incendies2.

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  1. Métaux lourds.

La combustion d’arbres ayant généralement bioaccumulé des métaux lourds est source de pollutions métalliques. Par exemple, le plomb répandu en forêt à la suite de son usage dans les munitions de chasse ainsi que le mercure sont particulièrement volatils à des températures déjà très inférieures à celles atteintes par les feux de forêts.

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  1. Pollution photochimique.

Les gaz émis interagissent avec les rayons solaires ultraviolets pour produire une pollution photochimique, par création d’ozone, entre autre.

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  1. Gaz à effet de serre.

Les incendies de forêt rejettent de grandes quantité de gaz carbonique. De plus, l’incendie favorise le lessivage de la matière organique des sols qui étaient une bonne partie du puits de carbone forestier. Des incendies fréquents peuvent sélectionner certaines espèces résistantes au feu et permettre une moindre restauration des sols. En 2007, ces polluants, hormis parfois le CO2 en tant que gaz à effet de serre, ne sont toujours pas comptabilisés dans les cadastres et inventaires nationaux. Pourtant, rien qu’en métropole française, de 1980 à 2000, ce sont 5 218 feux de forêt par an et 30 738 ha brûlés par an2 qui ont été sources d’une pollution de l’air non mesurée ni évaluée.

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  1. Résilience.

Les feux de forêt tuent de nombreux animaux non-volants ou incapables de fuir et ils affectent la capacité de résilience écologique de l’écosystème3

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  1. Plusieurs études ont détecté des teneurs élevées (20 pg/m3) de dioxines et furanes en aval de feux de forêts Source : Clement and Tashiro, Forest fires as a source of PCDD and PCDF, 11th International Symposium on Chlorinated dioxins and related compounds, 1991.
  2. Ineris & Ademe, Rapport sur les facteurs d’émission de polluants de feux simulés de forêt et de décharge, novembre 2004.
  3. Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, (IRSTEA),Étude scientifique sur les conséquences des incendies sur la forêt méditerranéenne.

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novembre 14th, 2016

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septembre 17th, 2016

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Rejet de boues rouges dans les Calanques : de quoi parle-t-on ?

Des boues rouges sont stockées, en octobre 2010, sur le site de l'usine de Gardanne, où une technologie de filtrage a été partiellement mise en place à partir de 2007.

VIDÉOS – De 1967 à 2015, les résidus polluants issus de l’extraction de l’alumine dans le sud-est de la France ont été rejetés dans la mer Méditerranée, au large de Cassis. La nouvelle technique adoptée en 2016 n’a pas mis fin au bras de fer opposant arguments écologiques et économiques.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/09/05/01008-20160905ARTFIG00178-rejet-de-boues-rouges-dans-les-calanques-de-quoi-parle-t-on.php

• À quoi correspondent les «boues rouges»?

On parle de boue rouge pour désigner les résidus issus de l’extraction d’alumine -qui permet notamment d’obtenir de l’aluminium- à partir de la bauxite. Cette roche sédimentaire est présente dans le sud-est de la France, où elle a été découverte.

Les boues rouges correspondent aux déchets insolubles qui se séparent de l’alumine et de la soude au cours de l’extraction. Leur couleur rouge est liée à l’oxyde de fer. La substance, qui se transforme en une poussière rouge après évaporation des fluides, contient de nombreux métaux lourds (arsenic, fer, mercure, silice, titane…). Elle tapisse la ville de Gardanne, où se trouve l’usine. Dans le cas du procédé Bayer, encore majoritairement utilisé à travers la planète, la production d’une tonne d’alumine engendre environ deux tonnes de boues rouges.

• Ces boues rouges sont-elles actuellement rejetées dans la Méditerranée?

Jusqu’à fin 2015, la société Alteo, qui gère l’usine de Gardanne, avait l’autorisation de rejeter ces résidus dans la mer. La boue était pour cela diluée puis acheminée au large de Cassis par des canalisations. La quantité de boues ainsi déversée est estimée à 20 millions de tonnes depuis cinquante ans. Mais l’autorisation réitérée en 2014 prévoyait une interdiction de ce rejet direct au 1er janvier 2016.

Le site industriel de Gardanne, ici en novembre 2011.

En prévision de cette échéance, Alteo a investi 30 millions d’euros dans un système de filtrage. Depuis le 31 décembre 2015, la partie solide rouge et la partie liquide des rejets sont ainsi séparées à l’aide d’un filtre-presse. Seul le liquide transparent est désormais rejeté. Les résidus solides de bauxite (qui prennent le nom commercial de Bauxaline) sont en partie recyclés.

Prenant en compte cette technique, la préfecture a octroyé une dérogation à la firme, l’autorisant à rejeter ces liquides pendant six ans. À l’issue de cette période, aucun polluant ne devrait plus être rejeté en mer. Mais de nombreuses associations locales se sont élevées contre cette dérogation, estimant que le problème de pollution des eaux existe toujours et pointant un manque de volonté d’Alteo.

» LIRE AUSSI: Autorisation de rejets toxiques au large des Calanques de Cassis

• La pollution liée à ces rejets est-elle avérée?

Une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 21 décembre 2015, réalisée à la demande du ministère de l’Environnement, a confirmé l’impact des rejets sur les poissons à proximité du littoral entre Marseille et La Ciotat. «Des signaux relatifs à une contamination plus importante dans la zone de pêche sous influence du rejet de l’usine d’Alteo ont été mis en évidence», conclut l’Anses. L’agence a mené ses propres analyses, celles menées par Alteo n’ayant pas permis de déterminer précisément si les rejets avaient un impact.

Six mois après la mise en place du filtrage, la préfecture des Bouches-du-Rhône a constaté plusieurs rejets excessifs et a mis en demeure l’industriel de se conformer aux normes fixées fin 2015.

• Pourquoi avoir octroyé cette autorisation?

Les préoccupations écologiques se frottent à un argument économique: l’interdiction du rejet aurait entraîné la fin de l’activité de l’usine de Gardanne, qui emploie 400 salariés et 250 sous-traitants. La préfecture des Bouches-du-Rhône s’est par ailleurs appuyée sur l’avis favorable du Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT). Le préfet avait au préalable annoncé qu’il appliquerait «la position du gouvernement» et qu’il prendrait donc «un arrêté qui fera en sorte que cette usine puisse poursuivre son activité».

• Pourquoi le sujet a-t-il refait surface cet été?

Le sujet a été relancé par la diffusion d’un reportage d’Envoyé spécial dans le parc national des calanques. Plusieurs intervenants, notamment un pêcheur, y pointaient les traces visibles de rejets dans les eaux méditerranéennes, en particulier des traces rouges qui restent sur les mains lorsqu’on les plonge dans l’eau à certains endroits.

À la suite de ce reportage, la fédération PS des Bouches-du-Rhône a dénoncé «le scandale sanitaire et environnemental qui se joue tous les jours au sein de la deuxième ville de France» et a rappelé avoir voté «contre l’avis favorable donné par la Mairie de Marseille à la poursuite de ces pollutions». Le communiqué interpellait directement la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. Fin 2015, cette dernière avait publiquement désapprouvée l’autorisation permettant ces rejets, affirmant qu’elle avait été prise sur un «ordre venu du premier ministre», Manuel Valls, «au préfet».

» LIRE AUSSI: Querelle entre Royal et Valls sur le rejet des boues rouges dans les Calanques

Un mois après Envoyé spécial, l’émission Thalassa s’est elle aussi intéressée au problème avec un reportage retraçant l’historique de ces rejets. C’est ce nouveau document qui a ravivé l’opposition entre Ségolène Royal et le chef de gouvernement. La ministre y déclare en effet que la décision d’autoriser les rejets était «inadmissible».

 

septembre 7th, 2016

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