Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

Et si nous avions la possibilité d’être nu tout le temps, partout, en tout lieu, est ce qu’on apprécierait toujours autant le fait d’être nu ?

Ou est-ce que c’est la relative rareté de cet état qui crée le plaisir ?

Et si la nudité était obligatoire ? Aurions-nous ce sentiment de liberté que procure notre mode de vie ?

Le problème de cette question est qu’il y a des « si » et avec des « si » on refait le monde. Du coup, en guise de réponses, nous n’avons que des suppositions.

Voici brièvement le synopsis. Plongé dans un coma, un policier se réveille huit ans plus tard dans un monde où beaucoup de choses ont changé. Alors qu’avant, on glorifiait les vêtements, là tout le monde vit nu « à cause » de la loi Transparence mise en place par un militant naturiste pour lutter contre le terrorisme et le réchauffement climatique. L’indécence n’est plus la nudité mais le vêtement. Dorénavant, les textiles sont des récalcitrants poursuivis par la police. Le seul endroit où ils peuvent être habillés est chez eux, à condition de ne pas s’exhiber habillés du voisinage. On a le droit de porter des vêtements en public mais il faut qu’ils soient transparents.

Comme vous le voyez, tout le long du film, les termes sont inversés. C’est parfois marrant (« Comment je m’habille ? » dit le personnage principal avant un rendez-vous. « Ben, tu t’habilles pas ! » lui réponds son pote) mais parfois, c’est trop gros (« regardes le, ils l’ont habillé au mépris de toute décence »). Une boite coquine existe même pour s’habiller et se caresser avec les vêtements (on y arrive nu et on s’habille au vestiaire). Mais je ne peux m’empêcher de penser que je trouve marrant certains dialogues ou situations parce que je suis naturiste.

Il faut dire aussi que jusqu’au 3èmeépisode, le dialogue des personnages principaux reprend beaucoup l’argumentaire pro-naturiste pour convaincre le policier qui, revenant du coma, a beaucoup de mal à admettre cette nouvelle loi « Transparence ».

Mais le téléfilm « nu » n’a pas été fait dans le but de défendre le naturisme et de plus c’est une fiction. Pour ma part, je n’attendais rien de ce téléfilm et je n’avais même pas envie de le voir. Et puis, poussé par la curiosité, je me suis laissé tenter. Après tout, ce genre de film est inédit. Donc, après le 3èmeépisode les choses se gâtent un peu pour notre mode de vie.

La plupart des acteurs sont connus et c’est déjà une bonne surprise. Mais c’est à double tranchant. Qui dit acteurs connus, implique une attente plus forte des téléspectateurs en matière de qualité du scénario. Sur ce point, étant donné que les épisodes ne durent que vingt minutes, je dirais que l’ennui n’a pas le temps de s’installer. Même s’il y a parfois un peu d’incohérence, je dirais que l’originalité du scénario contrebalance cette impression d’amateurisme. Aie, le mot est lâché… Le sentiment d’amateurisme se ressent parce qu’on ne sort jamais de la ville où se déroule les faits. La loi Transparence est internationale, en dehors des anglais, semble-t-il, mais nous ne voyons qu’une petite ville. A la Mairie, pareil, qu’une seule employée apparemment …

Deux personnages principaux ont dit dans une interview vidéo qu’ils en avaient marres d’être « tout le temps à poil », que « le film ne les feront pas devenir nudistes » et qu’ils étaient bien contents que la saison se termine enfin ! On dirait que cet aveu est une forme d’excuse pour avoir participé à cette série. Dommage. Tout le contraire d’une des actrices qui a déclaré qu’elle était très à l’aise tout en ressentant ce bien-être et cette liberté qu’on affectionne tous en tant que naturiste.

A noter que le téléfilm ne tombe jamais dans le voyeurisme et que le cadrage est toujours réussi sans pour autant aller dans le cas inverse ou on chercherait à cacher les sexes derrière des vases, des feuilles ou des buissons. La nudité y est donc filmée de façon naturelle et normale. Étonnamment, le moment où on voit le moins de nudité est pour une scène d’amour.

C’est finalement un téléfilm sans grosse prétention dont le but est juste de passer un moment agréable. Tournant autour de la nudité, le scénario est plutôt original. En tout cas, fallait oser le faire ! Seul gros « hic » pour nous, naturiste, est l’interdiction au moins de 16 ans, ridicule !

Petite apparition de personnes connues dans notre petit monde naturiste.

Jacques Adam et Jacques Freeman de l’APNEL 

 

 

 

juillet 26th, 2018

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janvier 29th, 2018

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http://www.lacapitale.be/1649475/article/2016-08-19/bruxelles-une-artiste-denudee-chassee-du-musee-des-beaux-arts-de-bruxelles-lors

Bruxelles: une artiste dénudée chassée du musée des Beaux-Arts de Bruxelles, lors de l’expo «Uncensored photographs»

Deborah de Robertis, une artiste et performeuse luxembourgeoise a été évacuée par les vigiles du Musée Royal des Beaux-Arts de Bruxelles, alors qu’elle montrait son sexe lors de l’exposition « Uncensored photographs » consacré au photographe Andres Serrano, ce vendredi.

Expos performance nueL’artiste luxembourgeoise, vêtue d’un habit de nonne, a reproduit l’œuvre The interpretation of dream (Triumph of the flesh) de l’artiste Serrano, œuvre qui n’est pas exposé avec ses autres clichés, durant l’exposition.

Des vigiles se sont empressés de l’interrompre. Deborah de Robertis n’en est pas à son coup d’essai. En 2014, au Musée d’Orsay à Paris, elle avait fait de même au pied du tableau de Gustave Courbet L’origine du monde. Rebelote en 2016, où elle s’est dénudée devant L’Olympia de Manet. Pour Deborah de Robertis, exposer son corps et son sexe relève «  d’une mise en abîme du tableau, qui repose certaines questions très anciennes comme le scandale de la nudité, mais en intégrant des problématiques contemporaines comme celle de la nudité dans l’espace public  » a-t-elle indiqué dans le journal Les Inrocks.

Sa performance écourtée par les vigiles bruxellois, un nouvel échec ? Pas vraiment, vu que l’un de ses axes de réflexions est d’interroger la place des musées et surtout le rapport qu’ils entretiennent avec les institutions et la loi.

La situation est assez cocasse, l’artiste a en somme été censurée lors d’une exposition qui met en avant l’art de la provocation, pour justement questionner les limites… de la censure. Pari réussi.

Autre article : http://focus.levif.be/culture/arts/deborah-de-robertis-se-denude-a-bruxelles/article-normal-540157.html

 

août 20th, 2016

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This video was recorded during a Show Jumping in Bourg-en-Bresse, France. The show was supposed to be a costumed show, but rider D. Ribot did not have a costume ready. He informed the jury about that, and they told him (as a joke) that he should just compete naked. Which he ultimately did… Quite impressive, enjoy!

novembre 2nd, 2015

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mars 19th, 2014

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Un poème chorégraphique pour 18 danseurs

Neuf hommes et neuf femmes interprètent la partition de leur genre, celle d'un espace de préservation de territoire pour elles et d'un espace de conquête de territoire pour eux. Une pièce manifeste, obsessionnelle voire hypnotique d'où jaillit une humanité aveuglante, éblouissante, assourdissante. Les 2 et 3 février 2013 au CENTQUATRE.

http://www.104.fr/programmation/evenement.html?evenement=104

octobre 29th, 2012

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– Le droit à l'image permet-il d'attaquer en justice les médias qui transforme le corps par le floutage sans l'autorisation de la personne concernée ? Y-a-t-il désinformation ?
– Pour un naturiste, fier de l'être, le floutage à l'insu de la personne, est en effet, une atteinte à la dignité de la personne ; c'est dévaloriser ou rendre honteux, la manière d'être et de vivre du naturiste.
– Il est intéressant de lire une prise de position de photo-reporters "Contre-Faits" qui refusent tout floutage, et s'en expliquent avec une argumentation bien détaillée
Sunkini

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http://www.contre-faits.org/spip.php?article17

Votre droit à l’image, notre droit à l’image.

La photographie d’actualité et de reportage est le témoignage d’un instant, d’un moment, d’une époque. Elle est notre façon de penser et reste indispensable au témoignage que nous laisserons aux générations futures sur nos combats, nos engagements, notre point de vue.

Mais de plus en plus, se manifeste dans notre monde marchandisé, auquel n’échappe pas l’image, une entrave à notre liberté d’expression : les multiples questionnements autour du droit à l’image et de la possession de l’image. Paradoxalement, le plus contraignant pour nous, photographes reporter, ne se situe pas tant dans le cadre légal, puisque le droit à l’information prévaut sur le droit à l’image, que dans le cadre privé. Fréquemment, on veut nous interdire, de photographier certains évènements, certaines personnes ; on nous reproche de publier des photos où les visages apparaissent découverts. On nous demande de flouter ces visages, de respecter l’anonymat.

Le Corbusier nu chez lui (1)

Sur cette question, la position de Contre-Faits est claire : nous refusons tout floutage sur nos photos. Et nous souhaitons, ici, expliciter cette position.

Tout d’abord, nous considérons que la photographie n’est en rien une simple preuve spectaculaire de ce qu’il s’est passé. A force de demander de flouter, on réduit la photographie au simple fait de montrer : « Regardez, il y avait tant de personnes à cette manifestation, et elles ont fait face à tant de policiers ». Or, une photographie a une histoire, un langage et un sens. Nous, photographe reporter, ne sommes pas là pour montrer ce qu’il se passe mais plus pour interroger, donner du sens à l’événement qui vient de se produire et, si possible, des informations. En floutant des visages, on perd le sens et le message propre de la photographie et du reportage. Un regard ou un visage expriment souvent beaucoup plus de choses, sur l’événement ou l’action, que le reste.

Cyclonue Londres 2009 (2)

Au-delà du point de vue sur le sens de la photographie, se pose la question de la « possession » de l’image : « appartient »-elle à la personne photographiée ou au photographe ? Pour nous, photographes de Contre-Faits, il est évident que l’image d’une personne, n’appartient pas plus à la personne photographiée qu’elle ne nous appartient ; mais l’essentiel à nos yeux est de respecter l’image de cette personne, comme on respecte cette personne : ne pas porter atteinte à sa dignité, ni lui porter préjudice. Il ne s’agit donc là pas tant d’une question de propriété (c’est-à-dire, savoir qui possède l’image) que d’une question d’éthique (c’est-à-dire, comment on traite cette image). Ainsi, notre engagement, politique et photographique, se traduit aussi dans le refus d’entrer dans les dérives des débats sur la possession de l’image, étroitement lié à leur marchandisation. Nous préférons, réfléchir au sens des images que nous produisons, à leur juste utilisation, dans le sens du bien commun : informer, questionner, analyser, sans porter préjudice aux personnes.

Certes, nous sommes conscients que nos photographies peuvent permettre d’identifier des personnes, voire de permettre aux renseignements généraux ou à des militants d’extrême droite, par exemple, de ficher des activistes.
Face à ce problème, nous avançons plusieurs arguments :
D’une part, le fichage est effectif par bien d’autres moyens : les vidéos et les photos prises par les services de police sont réalisées en quantité et avec des moyens bien supérieurs aux nôtres.
D’autre part, il ne nous semble pas que des photographies telles que les nôtres puissent donner suite à des condamnations : nous n’avons d’ailleurs jamais vu un tel cas de figure se produire. Mais il est évident que le climat général tend à provoquer une certaine paranoïa avec la peur de se retrouver en photo ou vidéo ici ou là. Aussi, il nous semble important de dépasser cette peur : ne devrait-on pas considérer qu’une lutte, c’est aussi être en position d’affirmer et de revendiquer publiquement ses idées ? Quitte à être photographié ?

Malgré cela, nous sommes conscients que nous ne pouvons pas tout publier. Que certaines photos peuvent poser problème. Qu’elles peuvent mettre des personnes judiciairement en danger. Mais, ici, nous souhaitons prendre nos responsabilités et affirmer nos choix.

D’une part, nous ne pouvons passer à côté d’une certaine forme d’autocensure, concernant des photographies qui justement pourraient poser problème : personnes à visages découverts commettant des actes illégaux par exemple. Nous cherchons aussi d’autres manières de photographier : photos prises de dos, flous de bougés, jeu sur les profondeurs de champ, angles de vues coupant des visages, sont autant de manières de ne pas montrer des visages identifiables, et d’éviter des problèmes. Mais, il est évident qu’on y perd en intérêt, en liberté d’expression : pour autant, nous l’acceptons. Nous faisons avec. Et nous en observons, avec dépit, les dérives inquiétantes : de plus en plus de photographes payent des mannequins pour jouer telle ou telle situation, au mépris du réalisme qui caractérise le photojournalisme. Nous refusons, bien évidemment, d’entrer dans ce détournement de l’image.
D’autre part, l’enjeu se situe bien souvent dans le comportement du photoreporter par rapport à la personne photographiée : si, la plupart du temps, nous n’avons pas le temps de demander aux personnes que nous photographions le droit de les prendre en photo, il y a une sorte d’accord tacite entre le photographe et le photographié. Ne serait-ce que parce que nous évitons les photos « à la volée », pour préférer prendre ouvertement et sans nous cacher nos photographies : si une personne ne souhaite pas se faire photographier, elle l’exprimera d’une manière ou d’une autre, et nous ne prendrons pas la photo. Faire de la photo demande une interaction avec les gens, de s’approcher, de vivre avec eux. C’est aussi cette communion que nous cherchons.

Vous connaissez notre position : le débat reste ouvert, et vous avez la parole !

Le collectif Contre-Faits, février 2008.
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Les photos que j'ai introduites dans cet article n'ont pas été faites par le collectif "contre faits" mais ont pour but de soutenir certains écrits.
(1) On voit Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connus sous le pseudonyme Le Corbusier, nu chez lui.
La photo montre qu'un homme célèbre peut pratiquer une nudité saine et naturelle.
(2) En accord avec le texte, la photo démontre qu'une image est plus parlante qu'un long texte. On voit des participants à la cyclonue de Londres 2009 nus encadrés par une policier souriant, ce qui démontre l'excellente ambiance de l'événement et l'accueil chaleureux de la part des forces de l'ordre et de la population locale.

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Je retiens de ce texte une phrase qui me semble être particulièrement en adéquation avec les naturistes "militants" qui oeuvrent pour que leur mode de vie soit reconnu comme un droit constitutionnel.

" ne devrait-on pas considérer qu’une lutte, c’est aussi être en position d’affirmer et de revendiquer publiquement ses idées ? Quitte à être photographié ? "

N.B. : Jacques F. a repris l'article de Contre-Faits dans le forum de l'APNEL.
http://www.apnel.fr/forum/viewtopic.php?pid=957#p957

mars 21st, 2010

Posted In: La loi et le naturisme, Liberté, Naturisme, Société, Spectacle nu

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