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Au début du XIX siècle, un courant de scepticisme, vis-à-vis des thérapies classiques, né en Europe. Cela correspond avec l’apparition des premiers établissements de cures d’hydrothérapie à partir de 1830. L’idée fondatrice de cette méthode est de contrer les dérèglements des fonctions physiologiques (respiration, circulation sanguine, nervosité, sommeil, maladies de la peau, etc.) par le contact avec les éléments naturels, en adoptant une hygiène de vie saine, en vue d’améliorer sensiblement la santé. 

Le point de départ de cette thérapie alternative semble être Vienne et les Etats germaniques. Dès 1820, Vincenz Priessnitz fut le premier à susciter un réel engouement pour ses applications d’eau froide. Il considère que les maladies sont le résultat d’un manque d’hygiène générale.

Les cures comprenaient un ensemble de préceptes en rapport avec l’hygiène et la diététique. Ainsi, chez Arnold Rikli, l’exposition à l’air des hautes montagnes, le sport et une alimentation surveillée sont des éléments primordiaux pour la réussite de la cure. C’est avec cet Autrichien que les cures se sont faites pour la première fois nues, vers 1860, notamment lors de « bains de lumière » sur les montagnes qui surplombent le centre de Veldes en Slovénie. Tout comme Priessnitz, Arnold Rikli, a une conception naturiste de la médecine. La nature avait selon eux des vertus médicatrices ; elle stimule les forces vitales qui maintiennent les organismes en vie et permet de réguler l’énergie tout en expulsant les matières morbides. 

Les exemples français les plus connus se trouvent à Berck où la Doctoresse Duhamel expose nus à l’air marin des enfants atteints de rachitisme en 1857, Arcachon, dans les années 1860, qui deviendra un lieu de traitement pour les tuberculeux, Hyères où en 1880 le Docteur Vidal fonde un sanatorium de thalassothérapie et également à Marseille avec l’abbé Legré. Œuvrant pour une réhabilitation du corps dans son ensemble, ce discours militant hygiéniste, avec l’appui de la philosophie des Lumières, correspondra en France en une forme de contestation de la religion, de la vie mondaine et de la bourgeoisie hypocritement pudibonde.

Non seulement ces considérations hygiénistes étaient proches des premiers naturistes, mais en outre l’hydrothérapie permettait à la population de prendre conscience de l’existence de la peau, autrefois honteusement cachée sous des couches de vêtements, et de la nécessité de se laver régulièrement.

Adoptant des principes hygiéniques de la médecine Hippocratique, certaines critiques de la société moderne se retrouveront dans les premiers livres naturistes du XXesiècle. Par exemple, on retrouve en 1843 chez le Dr Geoffroy, dans son livre « Thérapeutique et diététique de l’eau froide », une critique sévère des vêtements, des lits trop couverts, des logements vétustes et fermés. Ambroise Paré et Montaigne dénonçaient déjà le port du corset. Dans un élan de contestation générale, les adeptes du Kneippisme s’opposaient également aux modes vestimentaires qui tourmentent et déforment les corps. Cette interprétation d’une santé tributaire d’une bonne hygiène de vie est un tournant dans la science médicale du XIXesiècle et sera à la base de la pensée des médecins naturistes du XXesiècle. 

Beaucoup de médecins ont remarqué après examens, lors de traitements de tuberculoses par héliothérapie, des effets particulièrement bénéfiques, comme la résorption du liquide des péritonites tuberculeuses, accompagnée d’une augmentation de l’appétit chez les patients. L’ensemble entraînait une meilleure résistance des os avec une calcification de meilleure qualité [1].

Le Dr Pathault, ancien interne des hôpitaux de Paris et lauréat de la faculté, disait à propos de l’héliothérapie en 1933 dans « Vivre Santé-Joie-Beauté » :

« On peut affirmer que dans aucune branche de la médecine, aucune méthode thématique n’est appuyé sur un aussi grand nombre de faits tous concordants, tous démonstratifs. On peut affirmer qu’aucune méthode ne repose sur des bases scientifiques aussi solides, aussi bien établies sur un nombre considérable de travaux de tout ordre. On peut affirmer qu’alors que tant de brillantes théories médicales n’ont qu’une existence éphémère, les bases théoriques de l’héliothérapie ont résisté victorieusement à l’épreuve redoutable du temps et ne peuvent être considérés comme une mode passagère. »

Les espoirs de Poucel se portaient surtout sur les atouts de notre région méditerranéenne, plutôt que sur l’attente d’une décision politique visant à créer des complexes sportifs pour tous. A ce titre, le bain, étant associé à l’hydrothérapie, Marseille et sa région avaient tout le potentiel pour être la pierre angulaire des réalisations gymniques et hygiénistes.

« Cet état presque paradisiaque suscite chez tous une étonnante sensation de bien-être, une animation et une conscience de soi supérieures. » [2]

Poucel avait une idée précise de l’usage du bain dans le cadre thérapeutique. Il se devait d’être plus actif que de simples affusions (application d’eau sur une partie du corps avec un tissu mouillé). Il fallait associer cette immersion dans l’eau à des exercices et assouplissements. Le corps, ainsi plongé dans un élément qui le soustrait à la pesanteur, travaille sans effort et se laisse masser. La natation permet l’assouplissement des articulations, la décontraction des muscles et des nerfs. Il était beaucoup plus sceptique sur la pertinence de thérapeutes du XIX siècle qu’on vient briévement d’aborder à la suite d’incidents survenus dans des sanatoriums d’altitudes sur de malheureux tuberculeux qu’on exposait nuit et jour à l’extérieur à cause de doctrines extrêmes et mal maitrisées. 

Par Bruno Saurez


1934.04.01 – Vivre santé

[2]      Arnold Rikli, considéré par Poucel comme le père de l’héliothérapie

[1]      Remarques rapportées par le Pr Leriche

mai 30th, 2019

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mai 5th, 2019

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Dans son livre « Le naturisme et la vie » (Baillères § Fils, 1933), le Dr Joseph Poucel cite plusieurs écoles de plein air (p.142).

Il cite son confrère et ami, le Dr Rollier qui réalise l’école au soleil aux Noisetiers, prés du Sapey. Et celles d’Allemagne, ou la première semble avoir été fondée à Grüneworld par la Commission d’Éducation de Berlin, puis se furent Charlottenburg, Hambourg, etc…

En Belgique, des cercles d’instituteurs d’administrations communales et l’oeuvre nationale de l’enfance prennent des initiatives similaires. L’oeuvre nationales des colonies scolaires catholiques possédait en 1931 sept écoles de plein air (4 pour garçons et 3 pour filles).

En France, la première école de plein air est fondée par Armand Delille en 1918. Armand Delille sera en 1928 membre de « Vivre ! » de Kienné de Mongeot). Il se montre favorable à élever les enfants nus ou presque nus. Dans la forêt de Fontainebleau existe « le Nid » avec des balcons d’héliothérapie, des douches, des salles d’actinothérapie à rayons ultra-violets en cas de mauvais temps.

Il y a aussi le home des Airelles, à Briançon.

La vie au soleil n°26 – Jv fév 1953

février 5th, 2019

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janvier 31st, 2019

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(suite…)

janvier 19th, 2019

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1994 – avril mai – Le nouveau naturiste – n°17

janvier 10th, 2019

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1994 – juin – Le nouveau naturiste – n°18

décembre 14th, 2018

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1966 07nov déc – La vie au soleil – N°108

 

juillet 25th, 2018

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http://adevarul.ro/locale/braila/nudism-1900-lacu-sarat-turistii-primeau-hydroterapie-phyzioterapie-masaje-bai-electrice-1_54ddd627448e03c0fd917156/index.html

Texte traduit via google translate Nudisme en 1900 à Lacu Sarat. Les touristes ont reçu « l’hydrothérapie, la phytiothérapie, les massages et les bains électriques »

À environ 5 kilomètres de Brăila, Lacu Sărat a connu des moments de floraison maximale au début du XXe siècle, lorsque des touristes de toute l’Europe sont venus ici, attirés par la renommée des boues sapropéliques scienti- fiquement prouvées comme ayant un grand pouvoir de guérison… Depuis lors, il y avait des solariums où les messieurs pouvaient faire du nudisme, séparés des dames.

La mise en place de bains froids et chauds, douches d’eau douce, bains individuels ou mixtes, « hydrothérapie, phyothérapie, massages et bains électriques », sage-femme pour le traitement gynécologique – voici quelques offres de la station, du début du XXe siècle.

A cette époque, les touristes arrivaient à Braila en train où en bateau et, dans la station, ils arrivaient en tramway électrique qui les emmenait directement de la gare.

Dans la station, à côté des bains de boue, les touristes ont trouvé beaucoup d’attractions. Le parc anglais, en fanfare, salle « bowling et croquet », le grand Casino du siècle. XIX, Villa Royale, « Ţancu » Villa, « Poppescu », « Cap. Leonida Nicolescu « , » Nisipianu « Villa, » Untaru « et » Cazacu « , ne sont que quelques-unes des attractions tant désirées de Lacu Sarat Resort. Le casino chic de la station comme il était il y a 100 ans

Malheureusement, aujourd’hui, la station thermale est juste une ombre de ce qui était autrefois. Le manque d’investissement marque de son empreinte les nombreux bâtiments existants, mais aussi les rues et les ruelles pleines de fosses, ou les espaces verts. Les autorités brăiliennes, cependant, promettent de mettre en œuvre plusieurs programmes visant à raviver l’intérêt des touristes pour cette perle de Bărăgan.

 

juillet 16th, 2018

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1965 juillet aout – La vie au soleil – N°100

A cette époque, les pionniers du mouvement pensaient encore que la société pouvait changer en appliquant les principes naturistes au plus grand nombre.

 

juillet 2nd, 2018

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