Coeur naturiste

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La concertation



http://www.romandie.com/infos/news2/100429182314.93iy5cau.asp
La création du parc national des Calanques devrait intervenir vers juin 2011, avec un décalage de quelques mois par rapport à l'objectif avancé jusqu'à présent de fin 2010/début 2011, a-t-on appris jeudi auprès du Groupement d'intérêt public (GIP) chargé de préparer le projet.

Le conseil d'administration du GIP des Calanques a voté jeudi à l'unanimité la prolongation pour un an de l'existence de ce groupement, "afin de se donner plus de souplesse", a précisé à l'AFP son président, le député UMP Guy Teissier.

Créé en décembre 1999, le GIP avait déjà vu son existence prolongée une première fois pour trois ans jusqu'au 17 décembre 2010. L'enquête d'utilité publique qui doit précéder le décret de création du parc ne devrait finalement débuter que fin mars/début avril 2011, après les élections cantonales en mars.

mai 1st, 2010

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Vu sur la Ciotat du Grand Caunet

Extrait de : http://www.laprovence.com/article/region/parc-des-calanques-la-ciotat-et-le-gip-enterrent-la-hache-de-guerre

On les connaissait frères ennemis à couteaux tirés. Les voilà devenus meilleurs amis du monde, toutes dissensions antérieures quasiment oubliées…. Lors d'une conférence de presse à l'Hôtel de Ville de La Ciotat, le groupement d'intérêt public (GIP) des Calanques, représenté par son président, le député et maire de secteur marseillais Guy Teissier et Patrick Boré, le maire de La Ciotat, ont fait cause commune autour du projet de parc national des Calanques.

A l'origine, les tensions étaient diverses : Inquiétudes autour de la faisabilité d'Athélia V, tensions sur la gestion du Mugel, crainte pour les habitations de La Garde et coups de gueule tonitruants de l'adjoint au cadre de vie, Noël Collura. Au-delà des commentaires diplomatiques des uns et des autres, Guy Teissier s'est félicité "des points d'accord" trouvés, qui "ne remettent pas en cause la cohérence du futur parc". Et le président du GIP, qui mène un combat éreintant pour faire avancer la concertation préalable à la création du parc en profite pour tordre le cou à quelques "âneries qu'on entend ici ou là, comme quoi on ne pourrait plus naviguer entre Carro et l'Île verte, plus faire de régates dans la baie…"

Pour Patrick Boré, qui a fait adhérer la municipalité au GIP en 2008 -après avoir trop longtemps hésité selon les associations écologistes, pris le temps de la réflexion selon lui-, le futur parc sera "une véritable valeur ajoutée pour la commune, avec une première d'ampleur européenne (les Calanques seront le premier parc périurbain terrestre et maritime).

Les engagements entre la Ciotat et le GIP
ATHELIA V : L'extension de la zone ne sera pas dans le coeur de parc, tout au plus en zone d'adhésion si la municipalité le décide.

LE MENTAURE : La commune voulait extraire 10 ha du coeur du parc pour une éventuelle extension d'exploitation de la décharge. 7,5 ha en seront sortis en bordure d'autoroute.

SAINTE CROIX :
La bertrandière, site en partie classé, ne sera pas en coeur du parc et quant aux rumeurs sur la vente ou l'héritage des maisons, coeur de parc ou pas, "la propirété privée est un droit en France" et le parc ne changera rien en ces matières a rappelé Guy Teissier.

LE MUGEL : Le jardin exotique, travaillé par la main de l'homme et donc peu en rapport avec les espaces naturels, est extrait du coeur du parc. Le haut du Mugel y est intégré.

L'aire d'accueil des gens du voyage : son éventuelle installation sur le site de l'ancienne casse de la route de Cassis ne pose pas de problème au GIP.

Ces évolutions représentent une soustraction de 2.3% du périmètre initialement proposé pour le coeur du parc.

"La Ciotat en zone d'adhésion"

Dans un communiqué, le CollecT-if environnement d'Alain Matesi se félicite du récent rapprochement entre le GIP des Calanques et la ville de La Ciotat (voir notre édition du 17 avril). "La situation pour La Ciotat en coeur de parc national des calanques est désormais claire auprès des administrés, assure Alain Matési, mais les preuves d'une véritable volonté politique de faire du développement durable un enjeu de la municipalité reste encore à prouver". Il demande donc à la ville de "saisir cette opportunité" et "de signer à l'occasion de la création du parc national des calanques la charte d'engagement, un véritable projet de territoire concerté avec les acteurs locaux pour faire entrer la ville en zone d'adhésion".
http://www.collect-if.org/menu.html

Jean Lassalle (opposant au parc) a été officiellement désavoué par son propre partie (Modem) au sujet du parc des calanques.
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/parc-des-calanques-jean-lassalle-modem-desavoue-par-son-parti

mai 1st, 2010

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Quelques précisions :
CABANONS : Interdiction d’incinérer les rémanents des propriétés privés in situ. Le compostage ou le dépôt en déchetterie s’y substitueront.
Les cabanoniers peuvent être rassurés, car chaque cabanon sera classé comme faisant partie du patrimoine du Parc. « Tout ce qui existe sera maintenu et conservé en l’état. On entretient, mais sans modifier » Guy Teissier.

RANDONNEES :
Il paraît nécessaire d’organiser des structures d’hébergements en périphérie du cœur du parc. Notamment sur la commune de Marseille qui ne possède pas de camping. Ceci afin d'être une réponse au bivouac sauvage.

Afin de réspecter la trame nocturne, la circulation des personnes la nuit en cœur du parc, en dehors des zones habitées, seraient soumises à autorisation du propriétaire et du directeur du parc. Autorisation d'accès au massif 2 heures avant le lever du soleil et 1 heure après le coucher du soleil.
Les cas particuliers des activités de nuit comme celles des pêcheurs du bord de mer et des chasseurs qui prennent leur poste la nuit seront étudiés plus tard.

Interdiction de randonnées en dehors des sentiers balisés (afin d'éviter de piétiner la flore).

ESCALADE :
Plusieurs propositions sur les modalités de la pratique d’escalade ont été validées :
– Interdiction d’équipement permanent de tyroliennes
– Pas d’ouverture de nouvelles voies d’escalade sauf sur autorisation du directeur (après avis du conseil scientifiques et de la commission escalade)
– Le déséquipement des voies à fort enjeux écologique (après avis de la commission escalade)
– Le principe de réglementation temporelle et/ou spatiale sur les secteurs à enjeux écologique
– Une labellisation « parc national » possible pour des structures d’escalade
– La mise en place d’une charte escalade

Apporter une réflexion complémentaire avec les grimpeurs sur certains équipements mobiles.

Le problème sur les réserves intégrales fera l'objet d'un article spécial plus tard.
Ce sujet est toujours en cours de concertation.

CUILLETTES :
Les 3 grands types de champignons (saprophytes, parasites et symbiotiques)
Etudes des habitats à préserver, propices au développement des champignons.

Modalité de cueillettes définies :
– pas d’arrachage (pas de prélèvement de racine, bulbes, mycorhizes)
– prélèvement uniquement des parties aériennes (feuilles, fleurs, branches)
– quantité raisonnable pour un usage domestique à des fins alimentaires

Accord sur les modalités de prélèvement : avec parcimonie, sans arrachage de la racine, en quantité raisonnable (pour aujourd’hui et pour demain), à des fins alimentaires et usage domestique.

Pas de prélèvement de minéraux et fossiles sauf à but scientifique et pour des raisons de sécurité (purges).
Pas de prélèvement du patrimoine culturel sauf à but scientifique et pour les aspects paysagers.
Pas d’introduction d’espèces végétales en cœur de parc sauf pour des plantes potagères à usage domestique ou des plantes d’ornement à côté des habitations mais seulement si elles ne sont pas envahissantes. Question des plantes OGM dans des propriétés privées est à remettre au débat.

mai 1st, 2010

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mai 1st, 2010

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Le volet marin du projet a nécessité depuis Avril 2009 plus de 60 réunions de concertation.
Guy Teissier a rencontré successivement :
– les professionnels du nautisme
– les élus de la Chambre de commerce
– les associations de plaisanciers
afin de leur présenter l'état d'avancement du projet de parc national des Calanques.
Trois interventions que le député UMP des Bouches-du-Rhône avait jugées indispensables compte tenu des polémiques et des levées de boucliers suscitées par ce dossier.

Dans un souci de transparence et d'efficacité, la Chambre de commerce (CCI) par la voix de son président Jacques Pfister, lui a donc demandé hier de devenir membre de droit du futur conseil d'administration du parc.
Quant au Club Provence Nautisme (une émanation de la CCI), son président Franck Recoing n'a pas caché sa préoccupation, estimant notamment que "la concertation est restée très insuffisante dans ce dossier". Le député maire qui préside également le Groupement d'intérêt public (GIP) des Calanques (préfiguration de l'organisme de gestion du parc) s'est donc efforcé de répondre aux inquiétudes, convaincre les sceptiques et tordre le cou aux rumeurs, rappelant que le processus de concertation est loin d'être achevé.

En cours d'élaboration, une "pré-charte" du parc devrait être disponible d'ici trois semaines à un mois; elle sera adressée à l'ensemble des acteurs concernés, afin d'être discutée et amendée. Puis sera lancée l'enquête publique qui apportera elle aussi son lot de modifications et d'adaptations, avant la rédaction d'une première charte officielle soumise à l'Etat.

* Le Mouillage des bateaux de plaisance *

3 CAS :
1 – C'est l'un des volets les plus sensibles de la réglementation du futur parc. Selon les préconisations du GIP, les bateaux d'une masse inférieure à une tonne pourraient jeter l'ancre n'importe où dans le périmètre.
2 – Les bateaux d'une masse supérieure mais dont la longueur reste inférieure à 20 mètres ne pourraient le faire que sur des fonds de roche ou de sable. Dans toutes les autres zones, notamment celles "à fort enjeu écologique" comme les herbiers de posidonies, les plaisanciers devraient s'amarrer à des bouées communes (gratuites) ou jeter l'ancre dans des secteurs balisés.
3 – Quant aux bateaux de plus de 20 m, ils devraient mouiller sur des fonds d'au moins 30m.
Dans tous les cas : Interdiction de mouillage dans sites sensibles (réserves)au delà d'une date butoir à définir.

– La localisation précise des bouées et balisage se fera en concertation après la création du parc national.

* La plaisance (hors mouillage cité plus haut)*
Incitation à l'équipement en installation de récupération des eaux grises et noires. Limitation de vitesse entre 300m et 1 mille des côtes (15 noeuds proposés).
Interdiction des compétitions motonautiques dés la création du parc national.
* La pêche professionnelle *
Création de zone de non prélèvement sur les prud'homies de la Ciotat et Cassis pour bénéficier de "l'effet reserve".
Questions qui restent à définir: Protection renforcée de certains secteurs l'hiver pendant les périodes de reproduction. Question du chalutage.



* La Peche de loisir *

L'île de Planier, l'archipel du Frioul et le plateau des Chèvres seraient définitivement exclus du périmètre du parc marin.
La pêche serait en revanche interdite autour de l'île de Riou, mais aussi sur 2km, le long des falaises du cap Canaille. Sont également envisagées les créations de deux "corridors écologiques"; le premier entre le Frioul et la zone où ont été immergés les récifs artificiels du Prado, et le second au départ des calanques de Podestat-Cortiou jusqu'à Riou.
Réglementation des compétitions de pêche par le parc national. Mesures sur modalités de pratiques (tailles, quotas de prises…). Pêche de loisir autorisée uniquement avec engin tenus à la main. Protections renforcées pour espèces vulnérables (ex : moratoire de 5 ans sur le Corb). La protection de la faune et de la flore sous-marine profitera à la pêche artisanale grace au fameux "effet réserve".


La création du parc "entraînera des restrictions mais aucune interdiction brutale", martèle Mr Guy Teissier, lui-même chasseur". Les projets de zones de non-pêche, par exemple, ont été élaborés avec les Prud'homies et ça n'a rien de nouveau. C'est grâce à la réserve de Port-Cros (Var) qu'on revoit le mérou dans nos eaux aujourd'hui. Les chasseurs sont eux aussi habitués à gérer la réserve halieutique. Le parc amènerait alors les moyens techniques et humains d'organiser et de faire respecter les restrictions.
* La Chasse sous-marine *
Organisation des mouillages sur sites sensibles (réserves). Encadrement au travers d'une charte. Création de secteurs interdits notamment à la plongée (zones de références scientifiques : partie sud Riou et falaises Devenson).
La chasse sous-marine devrait être soumise aux mêmes contraintes que la pêche. En revanche, les compétitions de pêche sous marine seront interdites dans tout le parc.

* La Plongée *

Sur les 120 sites de plongées actuellement recensés dans le parc, 6 à 9 seraient totalement interdits. Une partie des sites restants pourrait être équipée de mouillages immergés, accessibles aux seuls plongeurs en scaphandre.
Le nombre de plongeurs fréquentant les calanques est estimé entre 200 000 et 300 000 par an.

* La Navigation *

Les régates et compétitions de voile pourraient se dérouler sans restriction dans le parc. Il est par ailleurs envisagé de prolonger le canal d'engagement du Frioul jusqu'à Planier afin que les grands bateaux de commerce (cargos, car-ferries, etc.) ne viennent pas "tangenter" les limites du parc.

* Batellerie *
Réduction des impacts dans les zones à enjeux (bruits, vitesse, approche, sono…)
Etude pour mettre en place des équipements d'audio-guides / audiophones
480 000 personnes ont visité le Frioul en 2009 et 100 000 dans les calanques.
* Escalade, chasse… *

Trois sites seraient interdits aux grimpeurs: Cortiou, Devenson et les falaises de Soubeyrannes.
Le bivouac sera interdit dans le parc. Les chiens des habitants de cabanons autorisés dans les villages et tenus en laisse mais pas dans le reste du massif …. Par contre, les chiens de chasseurs, en période de chasse, sont acceptés sur le massif; la chasse étant soumise aux mêmes règles qui régissent actuellement le périmètre des zones "classées", "inscrites" ou labellisées Natura 2000.

* Réduction des pollutions *
– Amélioration de la qualité des rejets de Cortiou (études coûts/ bénéfices pour solutions à mettre en oeuvre, réhabilitation milieux, concertation à l'échelle du bassin versant huveaune, renforcement des suivis qualificatifs…).
– Gestion du rejet d'eau industrielle "post-boues rouges" (2015) et réfléchir sur le devenir de l'émissaire à long terme.
– Améliorer la qualité environnementale des ports : réception des déchets et effluents, eaux de carrénage…
– Ces mesures se feront en étroite collaboration avec les futurs partenaires institutionnels du parc national.

avril 21st, 2010

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http://www.lepoint.fr/actualites-region/2010-04-17/special-marseille-les-calanques-mieux-protegees/1556/0/440071

Adopter la charte du futur Parc des calanques s’imposait. Quitte à contrarier l’égoïsme de certains usagers.
Par Agathe Fourgnaud

L’époque où l’on mettait la nature sous cloche est terminée.
Le futur Parc des calanques devrait voir le jour en janvier 2011.

Ce ne sera pas un musée en plein air, mais un Parc national nouvelle mouture qui aura pour particularité d’intégrer la présence de l’homme dans le périmètre à protéger. Une politique du compromis qui consiste à « trouver le juste milieu » . Autrement dit, on réduit les activités humaines sans les interdire. Par ailleurs, le Parc des calanques sera le premier à protéger deux réserves en même temps, l’une terrestre, l’autre marine. « Jusqu’à maintenant, c’était soit l’une, soit l’autre », explique Jean-Pierre Féral, écologiste côtier et directeur de recherche en biologie au CNRS. Dernière originalité du parc, il sera aussi le premier accolé à une grande ville.

Cette réglementation assouplie, qui devrait réjouir tous ceux qui sont attachés à « leurs » calanques, provoque cependant des crispations à l’heure de finaliser la rédaction de la charte. Randonneurs, grimpeurs, pêcheurs, plongeurs, cabanoniers, plaisanciers et propriétaires de vedettes de tourisme, tout le monde est d’accord pour que le massif soit classé. Mais à condition que rien ne change pour soi-même. Au cours des derniers mois, 140 réunions de concertation ont eu lieu. Souvent dans des ambiances tendues. « Lors d’une réunion, se souvient Jean-Pierre Féral, j’ai entendu le patron d’une flottille de vedettes touristiques réclamer, "au nom de l’écologie et du développement durable ", que l’on interdise toute nouvelle vedette. »

Pédagogie

Guy Teissier, le président du Groupement d’intérêt public (GIP) des calanques, reste zen malgré les 450 heures de négociation qu’il totalise. « On contrarie les habitudes de chacun, alors il faut beaucoup de pédagogie » , dit-il.

Le massif des Calanques est une presqu’île au bout de la Provence. Isolé et enclavé, c’est le secteur le plus sec de France. On y trouve des espèces très rares. A commencer par la sabline de Provence, une petite fleur blanche qui n’existe nulle part ailleurs et pousse sur les sommets rocheux et dans les éboulis. Thierry Tatoni, écologue et vice-président du GIP, entend la préserver. « J’ai personnellement négocié avec les grimpeurs, explique-t-il . Nous avons établi des chemins destinés à éviter ces fleurs. Pour le reste, ils pourront continuer d’aller partout, exception faite de deux petites zones. » Au bord des falaises, côté mer, ce sont les trottoirs d’algues, spécificité méditerranéenne très riche en biodiversité, qu’il faut préserver du piétinement intempestif des pêcheurs à la ligne. « Dix, ça va ; 200, c’est la catastrophe » , souligne Jean-Pierre Féral.

Les cabanoniers peuvent être rassurés, car chaque cabanon sera classé comme faisant partie du patrimoine du Parc. « Tout ce qui existe sera maintenu et conservé en l’état. On entretient, mais sans modifier » , précise Guy Teissier. Plus question de surélever de deux étages sa résidence estivale. Ni de compter sur une modernisation des installations pour apporter l’eau et l’électricité au fond des criques qui en sont dépourvues. « C’est ce côté rustique qui plaît aux gens » , souligne le maire des 9e et 10e arrondissements.

Bonne nouvelle : les voitures seront proscrites du Parc national. Adieu, les kilomètres de véhicules stationnés n’importe comment sur les bords des chemins de feu. Et inutile de compter sur des navettes, car il n’y en aura pas.
« Les calanques, ça se mérite, souligne Teissier. Il s’agit d’un espace naturel, pas d’un parc d’attractions. Les gens iront à pied ».

avril 18th, 2010

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Bruno Saurez | Créez votre badge

mars 21st, 2010

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<http://www.leprogres.fr/fr/region/la-loire/loire/article/1945550,182/Le-naturisme-durant-la-pause-dejeuner.html>

Enlever ses vêtements et se dorer au soleil durant quelques heures après le boulot. Dans la Loire, les clubs de naturisme voient émerger des adeptes d'un nouveau style

Fin d'après-midi, Céline (1), quitte son lieu de travail, au cœur de Saint-Etienne. Direction Saint-Genest-Lerpt. Plus exactement, le lieu-dit la Robertanne, au milieu de la forêt, où se trouve le club naturiste du Soleil

« Lorsque j'enlève mes vêtements, c'est comme si je laissais également mes soucis de boulot de côté », explique cette Stéphanoise d'une quarantaine d'années.

Comme la salle de sport et le bar, le club de naturisme serait-il le lieu de détente pour salariés surmenés? Nicolas, cadre de 34 ans dans un établissement financier, confirme : « Je viens au club du Soleil pour couper avec le travail, entre midi et deux heures par exemple ». Le temps de piquer quelques têtes dans la piscine avant de retourner au bureau. « C'est terrible quand il faut se rhabiller » ajoute celui qui a découvert le naturisme il y a un an à peine.

Claudius Vocanson, le président de l'association Loisir et Soleil, qui gère le camping du Dorier à Saint-Victor-sur-Loire, est aux premières loges pour voir ces naturistes d'un nouveau genre : « Ils viennent après le travail ou pendant une pause-déjeuner pour trouver du calme, se ressourcer, puis ils rentrent chez eux. »

Les naturistes pressés, qui ôtent leurs vêtements quelques heures par semaine, profitent de la proximité des trois lieux de naturisme – Saint-Victor, Saint-Genest-Lerpt et Perreux – avec Saint-Etienne et Roanne. Il s'agit encore d'une minorité.

A Saint-Victor-sur-Loire, la majorité des usagers est composée d'étrangers, Hollandais en tête, grands amateurs de naturisme. Sur les sept hectares du camp de Saint-Genest-Lerpt, déambulent essentiellement des familles, protégées des curieux par des palissades en bois. « Je me souviens avoir passé mes vacances ici, souligne Céline, qui vient avec sa fille de 14 ans. J'y ai rencontré des amies, connu mes premiers flirts ».

Une dame âgée résume l'état d'esprit du club de Saint-Genest-Lerpt : « Ce qui nous rassemble, c'est d'abord une attirance pour la nature ». Assise à la même table, une mère approuve : « C'est une vie plus traditionnelle, sans télé ni ordinateur », au grand dam de son fils d'une dizaine d'années.

Le raccordement électrique n'existe pas aux emplacements des caravanes. Une particularité à laquelle Nicolas, qui ne fréquente le lieu que le jour, n'avait pas prêté attention.

Le soir, à l'heure où les familles préparent le barbecue, Nicolas est déjà chez lui devant son écran plat.

Mathieu Galtier

mars 6th, 2010

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Les mensonges d'Allègre

En résumé : Allègre (géochimiste, et pas glaciologue ni climatologue) gagne beaucoup d'argent avec des bouquins où il prétend, contre la quasi-totalité de la communauté scientifique, qu'il ne se passe rien, le climat de la planète n'est pas en train de se détraquer, les gros pollueurs sont innocents, etc.
Un scientifique honnête et reconnu lui règle son compte.

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Claude Allègre : en finir avec l'imposture, par Jean-Louis Fellous

LEMONDE.FR | 01.03.10 | 15h17

Ce n'est pas par provocation" que Claude Allègre n'a pas intitulé son nouvel opuscule L'Imposture climatique, assure-t-il dans Le Figaro du 15 février : "C'est un choix réfléchi, grave, fondé hélas." Ce n'est pas par ignorance non plus. "Hélas", Claude Allègre ment allègrement. Et sa démagogie n'a d'égale que son impudence.

Première assertion mensongère : "Imposture que d'affirmer qu'on peut prévoir, qu'on sait prévoir le climat qu'il fera dans un siècle. (…) On sait, au contraire, que la météo est imprévisible à plus de quatre jours, et parfois moins." Elève Allègre, vous êtes recalé ! Vous confondez (mais vous le faites exprès, je n'en doute pas) la prévision météorologique et la projection climatique. Un médecin serait imprudent de prévoir votre disparition à court terme. Mais il lui est facile d'affirmer que dans un siècle vous ne serez plus des nôtres (moi non plus, d'ailleurs). De même, la prévision déterministe du temps météorologique trouve ses limites dans une fourchette de 4 à 15 jours, selon la latitude. Mais on peut prédire la prochaine glaciation, rythmée par les oscillations de l'orbite terrestre sous l'influence des autres astres du système solaire. Et on peut projeter la température moyenne au cours du siècle à venir, en extrapolant le bilan radiatif de la Terre sous l'influence d'un effet de serre accru – phénomène que les physiciens du siècle dernier comprenaient déjà mieux que vous ne faites mine de le faire – et en fonction de scénarios de comportement de nos sociétés, hélas trop optimistes (et vous aurez à répondre de votre minuscule rôle dans la fuite en avant que vous encouragez).

Deuxième mensonge : "affirmer que le changement climatique que l'on observe – sans savoir dans quel sens, finalement, il aura lieu – serait dû à un facteur unique : les teneurs en gaz carbonique de l'atmosphère". Mensonge renforcé d'autres assertions non moins fielleuses : "incapacité (congénitale ?) des climatologues à maîtriser certaines méthodes statistiques", "observations accréditant l'idée que le Soleil joue un rôle majeur". Les climatologues parlent des gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone n'est que le plus important, mais n'ignorent ni le méthane, ni les oxydes d'azote, ni les CFC, et quelques autres, ni surtout la vapeur d'eau, dont le rôle d'amplification de l'effet de serre additionnel est fondamental. Mais ils soulignent que le long temps de résidence dans l'atmosphère du dioxyde de carbone, de l'ordre du siècle, en fait le problème numéro un. Ce que Claude Allègre feint d'ignorer.

Quant au changement climatique observé, il est "sans équivoque". N'en déplaise à Claude Allègre, il n'y a pas de satellite climato-sceptique (non plus d'ailleurs que les autres systèmes d'observation). Au demeurant, les satellites, les flotteurs et les mouillages océaniques, les systèmes de mesure au sol, en avion ou en ballon, n'ont pas d'opinion : ils se bornent à observer et mesurer plus de vingt variables climatiques essentielles. Et ce qu'ils imagent et mesurent est "sans équivoque" : le niveau de l'océan s'élève d'un peu plus de 3 mm par an, à un rythme double de celui du XXe siècle ; les glaces de mer arctiques se réduisent en été comme peau de chagrin : plus de 5 millions de km2 disparus en trente ans ; le Groenland fond bien plus vite que prévu ; la déforestation ne ralentit pas, et elle compte pour 15 % des 10 milliards de tonnes de carbone déversés chaque année dans l'atmosphère, qui s'enrichit chaque année de 3 parties par million de CO2 ; le contenu thermique de l'océan augmente ; l'océan renferme un réchauffement global retardé qui viendra inexorablement s'ajouter à celui déjà enregistré ; l'acidité des océans s'accroît elle aussi, par suite de la dissolution du gaz carbonique en excédent dans l'atmosphère, au grand dam des organismes marins qui n'ont rien connu de tel au cours des derniers 25 millions d'années au moins.

Quant au Soleil, il sort tout juste d'une période de calme remarquable, et les satellites qui scrutent son activité n'ont rien noté qui permette d'expliquer le réchauffement global observé. En revanche, les modèles numériques de climat ne peuvent reproduire celui du XXe siècle, pour lequel on dispose de mesures globales de qualité, qu'en prenant en compte ce que les climatologues appellent le "forçage anthropique", c'est-à-dire l'effet de serre accru dû à l'usage des combustibles fossiles. Les "forçages naturels" (fluctuations du rayonnement solaire, impact des éruptions volcaniques) n'y suffisent pas. Une bonne raison de leur accorder une certaine confiance pour les projections du climat futur, sauf à adopter l'attitude de l'autruche.

Les îles Tuvalu :

Troisième mensonge : aucun climatologue ne prétend que le changement climatique serait le seul problème auquel l'humanité aurait à faire face. Les défis cumulés et interconnectés de l'énergie, de l'eau, de l'alimentation, de la démographie, sans parler des maladies émergentes ou de la prolifération nucléaire, sont bien réels, et le problème climatique ne fait qu'aggraver les conditions de leur solution, notamment pour les plus pauvres dont Claude Allègre prétend se faire le héraut. Je n'aime guère les attaques ad hominem, mais force est de constater que Claude Allègre ne se prive pas de traîner dans la boue des scientifiques honnêtes, manière de toujours occuper le devant de la scène pour y pérorer sans fin sur ce qu'il ne connaît pas. Force est aussi de constater qu'il préfère la quiétude d'une interview journalistique à la confrontation avec "ses pairs", selon l'usage dans toute communauté scientifique qui se respecte. Je préfèrerais qu'il consacre son énergie et ses connaissances scientifiques à l'amélioration de la prévision sismique, qui ne progresse guère.

A l'opposé de sa virulence, j'ai apprécié en son temps la modestie et la rigueur de Paul Tapponnier, éminent sismologue de l'Institut de physique du globe de Paris, qui écrivait dans Le Monde, après le tsunami de décembre 2004 : "Je savais tout, je ne savais rien." On est loin des rodomontades de l'impatient ex-ministre.

Jean-Louis Fellous est ancien responsable des programmes d'observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l'Ifremer, auteur avec Catherine Gautier de l'ouvrage collectif Comprendre le changement climatique (Odile Jacob, 2007) et de Eau, pétrole, climat : un monde en panne sèche (Odile Jacob, 2008).

mars 6th, 2010

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Ci-dessous, une vidéo de 2007 faite par HEC en développement durable à propos du projet du futur parc national des calanques. Après une intro humouristique, ils interrogent le directeur du GIP des calanques.

février 13th, 2010

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