Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

Extrait du Canard Enchainé – Aout 2016

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novembre 26th, 2016

Posted In: La loi et le naturisme, La pudeur, Liberté, Nudité urbaine, Société

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http://www.lefigaro.fr/livres/2014/11/22/03005-20141122ARTFIG00052-winnie-l-ourson-banni-en-pologne-car-hermaphrodite.php

Depuis l’époque victorienne du XIX°siècle, la pudeur n’a cessé de prendre de l’importance dans les mentalités. Celle-ci s’immisce parfois dans des domaines qu’on n’aurait pas soupçonnés. Les adultes se posent souvent des questions que les enfants n’auraient même pas imaginées et cette histoire en est la preuve. Ne prenons pas nos enfants comme des adultes en miniatures, ils ne pensent pas comme nous et n’ont pas les mêmes appréhensions. Essayons de préserver leurs innocences plutôt que de leur inculquer des psychoses infondées et néfastes pour leur épanouissement personnel.

Winnie l'ourson texte
Bien que cette histoire se passe loin de nos frontières, il apparait nécessaire d’être vigilant pour que la France se préserve de certaines psychoses réactionnaires. Par cette actualité surprenante, j’en profite pour réagir sur les floutages des organes sexuels (voir des seins et même des fesses) qui nous sont imposés dans nos reportages télés. Par ces floutages, parfois grossiers, nous apparaissons un peu comme Winnie l’ourson, comme des êtres asexués ou hermaphrodites.

  • Si cela semble poser un problème pour Winnie l’ourson, qu’en est-il des êtres humains ?
  • Quels sont les messages que l’on veut donner à nos enfants ?

Pour nous, ces floutages faussent le message que l’on veut faire passer dans les médias : à savoir que la nudité n’est pas honteuse et que nous assumons notre mode de vie.
Cacher une partie de notre corps ne banalise pas la nudité mais revient à dire qu’elle est suspicieuse aux yeux du grand public.

Winnie l'ourson

novembre 28th, 2014

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Gandhi « Guide de la santé »

page 98 et 99

« L’homme à l’état primitif n’en avait point (de vêtement). Il allait tout nu…Sa peau était ferme et dure… Nous respirons non seulement par les narines, mais aussi par les innombrables pores de notre peau…en nous couvrant de vêtements, nous entravons l’accomplissement de cette fonction naturelle. C’est une idée absurde de croire que notre corps est inconvenant quand il est dévêtu : les meilleurs tableaux sont ceux qui représentent des corps nus. Quand nous recouvrons les parties les plus ordinaires de notre corps, cela semble signifier que nous avons honte de les montrer telles qu’elles sont ; cela semble supposer que nous trouvons quelque chose à redire à ce que la Nature a prévu. Si nous n’étions pas aveuglés par la sotte habitude, nous nous apercevrions que le corps humain n’est vraiment beau que dans sa nudité et c’est dans cet état seulement qu’il jouit de sa pleine santé. »

Mahatma-Gandhi1

novembre 25th, 2014

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"Partout sur cette terre, il fut des temps où les dames ne se gênaient pas, et personne ne s’en plaignaient. Dans l’antiquité, on voyait avec indifférence ce qui nous révolte aujourd’hui. Dans les banquets et les festins, les femmes les plus honorables considéraient comme une bienséance le fait de se déshabiller après le repas (il est vrai que les plaisirs de la table étaient aussi ceux de l’amour).
Au XVI° siècle, dans certaines processions, à Paris et en Province, des dévots se promenaient à demi-nus, ou complétement nus. Dans les réjouissances, des courtisanes nues couraient dans les rues portant des flambeaux.

Vers 1700, les femmes de France ne critiquaient pas jamais la mode lacédémonienne.
En Grèce, dans les grandes fêtes, des femmes nues dansaient devant le bœuf Apis, symbole de divinité.
Aujourd’hui, les musulmanes considèrent comme un attentat à la pudeur le fait de montrer leurs yeux ; d’autres ne voient la chasteté que dans leurs lèvres qu’elles cachent précieusement. Au Soudan, dans certaines régions, les femmes ne portent qu’une sorte de fin corsage dans le seul but de soutenir leurs seins.
Dans d’autres provinces de l’Afrique, la nudité est le voile de la vertu ; plus une femme est chaste, plus elle est nue.
A Ceylan, les femmes ne couvrent pas leurs seins. A Madagascar, dans certaines régions, elles ne cachent guère ce qu’on n’ose faire voir en Europe mais, par contre, elles ne montrent pas leurs bras.
Qu’est ce que donc la pudeur, si ce n’est qu’une sorte de préjugé, une sorte de mode ?
….Mais que penser cependant de la nudité complète ? Il est universellement prouvé que dans tous les pays où l’on ne connait même pas le pagne, les mœurs ne sont pas plus altérées qu’ailleurs ; au contraire, les violations aux règles de la chasteté sont généralement considérées comme un sacrilège. Il est certain que la nature, ennemie du mensonge et de l’hypocrisie, ne voit dans la nudité que le Beau : jamais la perversion ou la corruption par l’appétit animal.
Mais il est évident que là, où la liberté des mœurs est raisonnée, là où les raffinements de la civilisation et les préjugés ont habitué les sens à voir aussi leur assouvissement dans la vue de l’objet, la nudité réveillera le désir en même temps que le Beau. Et voilà, la raison pour laquelle celle-ci est condamnée sans cependant ne pas l’être, puisqu’elle s’étale maintenant au grand jour, dans nos représentations ! Ainsi, nos lois sacrées de la pudeur sont-elles toujours respectées, mais de subtiles dérogations (toujours légales, bien entendues) y sont sans cesse apportées et permettent de réaliser ce que nous désirons".

Marcel Cossart (« L’amour, c’est le soleil de la Vie ») Extrait issu de la Vie au Soleil n° 16 – juin 1951

août 11th, 2013

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http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-corps-plage-ne-sont-plus-memes-qu-25-ans-michel-maffesoli-791900.html?page=0,1

Développe-t-on davantage de complexes par rapport à notre corps qu'auparavant ? Comment l'expliquer ? Il existe en effet un sentiment de culpabilité, on le voit par la multiplication des régimes alimentaires. Deux, trois mois avant les vacances on commence à se préparer pour la plage. Pour l’injonction sociale aux corps beaux, je dois ajuster mon corps. A l’encontre de ce qui est une idée convenu et entendue régulièrement qui considère que l’individualisme prévôt, je pense que c'est l’autre qui me crée qui prévôt, soit le tribalisme. La société, la tribu fait que je ne suis pas libre de moi-même, je dois me plier aux injonctions.

Notre rapport au corps est-il sexualisé à outrance ? Oui, ce qui était derrière le mur de la vie privée, le sexe, s’exhibe désormais. On met sur le devant de la scène ce qui est caché, c’est-à-dire une sexualité. Cette sexualité n'est plus simplement génitale, c’est-à-dire pour faire des enfants. Elle contamine l’ensemble du corps social. On le voit partout, par exemple dans le dernier parfum de Jean-Paul Gauthier, où un corps d’homme est mis en spectacle. Aujourd’hui ce n’est plus seulement le corps de la femme qui est scénarisé, cette sexualisation va toucher ce qui était sérieux dans l’idéologie moderne c’est à dire l’homme ; il se met aussi en spectacle avec le corps nu. Il y a une sexualisation dans le corps en spectacle et hommes et femmes en prennent part.

Chez les hommes, le rapport au corps est-il le même que pour les femmes ? Quelles sont les différences ? La cosmétisation était réservée aux femmes jusqu’à ces deux dernières décennies. Les produits de beauté masculine deviennent de plus en plus important ce qui traduit une globalisation de la valorisation et de la sexualisation du corps. Ce n’est plus une honte de se cosmétiser pour un homme et d’aller dans les salons de beauté. Il reste des différences dans leur rapport, mais elles s’amenuisent. Mais il y a encore 30 ou 40 ans un homme qui mettait du parfum ou des crèmes était féminisé, aujourd’hui c’est devenu presque une évidence : la déitétique, le soin du corps…

Les rapports sociaux sur les plages sont-ils modifiés du fait de notre semi-nudité ? Ce qui est intéressant sur les plages, c’est que suivant notre corps je vais me coller à telle ou telle tribu. On va être attribué à une catégorie de personnes grâce à son look. Un chercheur brésilien a fait une étude sur les plages de Rio, et il montre que là où se trouve les grands points de rendez-vous – des blocks – nous allons retrouver certaines catégories de personnes. Ce modèle s’applique aisément aux plages françaises. Le look rend visible une force invisible : cela créer certains types de tribus.

juillet 29th, 2013

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« Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (1 Jean 4, 20).

Quelques paroles de Jean-Paul II

<< Une personne pudibonde, et qui en même temps se laisse guider par le désir de jouissance, s'efforce de créer les apparences de désintéressement, elle va jusqu'à condamner toutes les manifestations sexuelles, fussent-elles les plus naturelles, et tout ce qui a rapport au sexe. …
Mais cela ne signifie point que l'impudeur du corps s'identifie simplement à la nudité partielle ou intégrale. Il y a des circonstances où la nudité n'est pas impudique.
Si une personne en profite pour traiter un humain [nu] comme un objet de jouissance (ne fût-ce que par des actes intérieurs), elle est seule à commettre un acte impudique. …
Le corps humain en lui-même n'est pas impudique et la réaction de la sensualité, comme la sensualité même, ne le sont pas non plus ; l'impudeur naît dans la volonté qui fait sienne la réaction de la sensualité et réduit l'autre humain, à cause de son corps et de son sexe, au rôle d'objet de jouissance.

>>

mai 9th, 2013

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" Le nudisme et l'éducation sexuelle "
Médecine 50 (juillet août 1950, le directeur de la revue était un naturiste convaincu)

Repris par la Vie au Soleil numéro 13 de mars 1951

L'enfant est, par essence, curieux, observateur, imaginatif. Les défenses risquent d'accroître son désir de connaître. Ainsi en sera t'il lorsque des interdits, obéissant à des coutumes ancestraux, seront promulgués, dès les premières années sur les "sexes" des petits garçons et des petites filles, c'est à dire sur les circonstances de la vie qui doivent établir des barrières absolues, immotivées du point de vue biologique.


Le nudisme chez le petit enfant

La connaissance de l'anatomie des sexes s'accomplira naturellement parce que l'enfant saura observer. Il est tout à fait normal que, dès les premières années, le petit garçon et la petite fille s'aperçoivent que leur conformation n'est pas identique. Si, à ce moment, les parents blâment l'enfant en invoquant des redites ancestrales:
"Ne t'occupes pas de ça", "C'est vilain", "Tu comprendras quand tu seras grand", ils risquent de faire naître un doute, un germe de quelque chose de vilain, de fautif, la première ébauche de la fausse pudeur ou, si l'on veut, de la vraie mystification de la "chair de l'enfant".
C'est pourquoi le nudisme spontané de l'enfant ne sera pas heurté; le déshabillage, la toilette en commun du petit garçon et de la petite fille s'accompliront comme un événement banal, naturel. Les jeux en plein air, les bains sont autant de circonstances qui peuvent familiariser les enfants avec les différences de leur sexe.

Importance de ces considérations

Le jeune enfant ne sera pas initié à la mystification de son corps. Le nudisme des enfants entre eux est utile. Il est regrettable, dit le Docteur Berge, que tous les enfants n'aient pas de frères et de sœurs à peu près de leur âge pour leur permettre de connaître ainsi la différence de sexes, sans garder le souvenir d'avoir jamais eu à s'interroger sur ce point.
N'oublions pas que beaucoup de timidité, de complexes d'infériorité, ont pu naître d'interdits des éducateurs. L'enfant aura été trompé sur l'image de son corps, de celui des autres: il aura peur de lui et des autres. Sa sexualité future risque de manquer de cette impulsion essentielle, non seulement physique, mais aussi morale (la volonté), qui forge les virilités de "valeur" et non des virilités purement "intellectuelles, désincarnées".

Connaître sa chair, son corps, sa morphologie est aussi celle des autres, est indispensable à l'enfant. Comment, s'il n'en est pas ainsi, pourrait on obtenir de lui qu'il ait, dans l'existence, un culte élémentaire, sinon exclusif, de sa "forme", de sa musculature, culte qui fait partie de l'harmonie physique, image de l'harmonie de l'esprit ?

Cette éducation anatomique, biologique, du physique aura d'autant plus de chances de donner d'heureux résultats qu'elle sera instituée plus précocement. L'enfant ne sera pas l'étranger qui habite un corps méconnu, mais un ami qui aime et enrichit la maison qu'il habite.

Grâce à cette éducation logique, le travail d'éducation sexuelle proprement dit sera grandement facilité.

octobre 28th, 2012

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On ne plaisante pas avec la nudité aux Etats-Unis. Une famille du New Jersey, a été contrainte de couvrir sa version sculptée dans la neige de la «Vénus de Milo» après qu’un voisin anonyme eut porté plainte auprès de la police, la jugeant indécente, a rapporté jeudi le New York Daily News.

Elisa Gonzales, une chroniqueuse judiciaire de 44 ans, et ses deux enfants de 21 et 12 ans, avaient profité des abondantes chutes de neige de la semaine dernière pour sculpter un nu de femme dans leur jardin. Inspirés par la célèbre statue grecque sans bras, ils avaient modelé un corps de femme nue aux formes arrondies, qui a provoqué l’ire d’un voisin.

Dans un appel anonyme à la police, ce dernier a rapporté qu’il y avait «une femme nue en neige» dans un jardin et s’est plaint du caractère selon lui licencieux de la sculpture. «Même le policier qui est venu à la maison ce week-end pour nous demander de la couvrir l’a appréciée», a dit Gonzales. Vénus a été habillée d’un haut de bikini vert et d’un pagne bleu noué sur la hanche.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/0101622837-cachez-moi-ce-sein-que-je-ne-saurais-voir

mars 6th, 2010

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