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Marseille: Le mérou, le protégé des Calanques

ENVIRONNEMENT Le dernier comptage s’est déroulé le 20 septembre…

http://www.20minutes.fr/marseille/1692971-20150922-marseille-merou-protege-calanques

Le mérou, qui avait quasiment disparu dans les années 80, réapparaît dans les eaux azuréennes.

En 2003, il y en avait un seul. Douze ans après, le mérou a repeuplé les fonds marins du parc national des Calanques. Selon le dernier comptage qui s’est déroulé samedi et dimanche, 127 mérous ont été comptabilisés par les plongeurs volontaires sur 16 sites entre l’archipel du Frioul et l’île Verte, avec 24 corbs et 67 grandes nacres. L’an dernier, les conditions météorologiques plus favorables avaient permis d’explorer 34 sites et de compter 177 mérous, et 17 corbs et 148 grandes nacres.

« Ce comptage est l’occasion de faire de la science participative et de fédérer les passionnés de la mer, indique Benjamin Durand, le directeur adjoint du Parc national des Calanques. La tendance est intéressante et les signaux favorables ».

« Lorsque le mérou va tout va »

« Lorsque le mérou va tout va, souligne Eric Charbonnel, le responsable scientifique duparc marin de la côte bleue, référent pour l’opération de comptage. C’est une espèce au sommet de la chaîne alimentaire, un top prédateur, donc ça veut dire que tout ce qui est en dessous de lui va bien : c’est un bon indicateur de la qualité de l’environnement ».

Deux moratoires interdisent la pêche du corb et des mérous. « On s’attend à une montée en puissance de la population de mérous dans les prochaines années car dans le parc des Calanques, il y a beaucoup d’habitats favorables, comme des éboulis rocheux par exemple », estime Eric Charbonnel. La population de mérous « paraît néanmoins faible au regard du très fort potentiel en habitats favorables, surtout quand on la compare aux données en provenance du Parc national de Port-Cros », souligne le Parc national des Calanques dans un communiqué. Port Cros a été créé en 1963, et dispose ainsi depuis plusieurs années de zones protégées.

Mais le mérou est encore pêché malgré le moratoire. « Ce poisson est placide et indolent, en quelque sorte victime de sa curiosité » face à un braconnier, estime le scientifique. Au parc national des calanques, on l’admet : « Nous allons étoffer nos équipes pour faire respecter les réglementations existantes sur le non-braconnage ». Car le mérou peut vivre jusqu’à 63 ans environ. « S’il est alors pêché, raconte Eric Charbonnel, il faut attendre environ 60 ans pour qu’un mérou de la même taille revienne au même endroit ».

novembre 15th, 2015

Posted In: Ecologie, Faune, Parc National des Calanques

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marine nationale

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novembre 10th, 2015

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novembre 9th, 2015

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Document extrait de la Calanquaise, magazine du Parc National des Calanques, numéro 5 printemps été 2015

novembre 8th, 2015

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Un aigle de Bonelli criblé de plomb !
Mardi, 24 Novembre 2009
http://www.ecrins-parcnational.fr/breves/346-un-aigle-de-bonelli-crible-de-plomb-.html
Le 31 octobre 2009, un agent de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage a découvert un jeune Aigle de Bonelli mort au bord d'une route sur la commune de Saint-Martin de Crau, dans les Bouches-du-Rhône. L'oiseau a aussitôt été confié au CEEP qui a fait procéder à un examen vétérinaire révélant la présence de plus de 30 plombs dans le corps, tirés à faible distance avec une arme de chasse.

Ce jeune Aigle de Bonelli est né dans le massif des Calanques de Marseille au printemps 2009 et aura donc vécu moins d'un an. Jusqu'à 3 ans, les Aigles de Bonelli ont un mode de vie erratique et leurs principales zones de dispersion en France sont la Plaine de la Crau et la Camargue, toutes deux riches en gibier. Pendant cette période sensible, les jeunes aigles acquièrent l'expérience de la chasse. A l'âge d'environ 4 ans, ils reviennent généralement dans leur région d'origine pour s'installer en couple sur un territoire et s'y reproduire. Il est important de noter qu'environ 80% des individus ne parviennent pas à l'âge adulte et meurent avant de pouvoir se reproduire.

L'Aigle de Bonelli est un rapace méditerranéen menacé de disparition en France, où ses effectifs ont diminué de près de 40% au cours des 60 dernières années. Depuis le début des années 2000, les effectifs se sont stabilisés et augmentent très lentement. Ainsi, on dénombre 29 couples en 2009 en France et un nombre annuel de jeunes à l'envol inférieur à 30 individus. Cette dynamique positive ne met pas encore à l'abri l'espèce des menaces pesant sur sa survie.

Photo de la radiographie (F. Dhermain)

Pour éviter la disparition en France de cet oiseau emblématique, l'État s'est engagé dans un Plan National d'Action. Coordonné au niveau national par la DIREN LR et le CEN LR (le CEEP pour la région PACA et le CORA FS en Rhône-Alpes), ce Plan National a pour objectif d'augmenter les effectifs de l'espèce afin de garantir sa survie sur le long terme. Les principales actions menées portent sur le suivi et la surveillance de la reproduction, l'étude de la dynamique de la population et la réduction des causes de mortalité d'origine anthropique (électrocution, collisions sur les lignes électriques, tirs, dérangements, perte d'habitats…).

L'Aigle de Bonelli s'alimente principalement d'oiseaux de taille très diverses (corvidés, goélands, perdrix, pigeons, hérons…) mais aussi de mammifères (rats, lapins, fouines…) et de reptiles. C'est pourquoi il n'est en général pas considéré par le monde de la chasse comme un concurrent, mais bien au contraire, comme un indicateur de la qualité biologique des espaces naturels et des territoires de chasse. Malgré cette prise de conscience, l'actualité montre que des actes de braconnage isolés ont toujours lieu en France, avec des conséquences dramatiques sur la population française d'Aigles de Bonelli.
La DREAL PACA a demandé à l'ONCFS de transmettre le procès-verbal au Procureur de la République en vue de poursuites.

Afin d'alerter l'opinion publique et mettre fin aux tirs illégaux de grands rapaces, une plainte contre X pour destruction d'espèce protégée va être déposée par les associations.
La DIREN LR, coordinatrice du Plan Nation d'Action pour l'Aigle de Bonelli s'associe à ce communiqué de presse.

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Pour en savoir plus sur l'aigle de Bonelli: Site du Plan Nation d'Action pour l'Aigle de Bonelli
http://www.aigledebonelli.fr/
Nom français : Aigle de Bonelli
Nom latin : Aquila fasciata
Embranchement : Vertébrés
Classe : Oiseaux
Ordre : Accipitriformes
Famille : Accipitridés

avril 4th, 2010

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La situation semble toujours critique. Seulement neuf mérous ont été comptés cette année sur nos côtes, selon le dernier pointage organisé par la commission de biologie de la Fédération française d'études et de sports sous-marins (FFESS), le Groupement d'intérêt public des calanques et l'Office de la mer. Ce recensement non-scientifique a réuni en septembre 45 plongeurs de cinq clubs de la région pour des observations autour de l'île Maïre, de Tiboulen et de Riou. Si la météo n'a permis, cette fois-ci, d'effectuer qu'une demi-journée de plongée, l'an dernier le temps avait rendu le recensement impossible. Le dernier comptage remontait donc à 2007, où 72 mérous avaient été observés.

Au-delà du côté aléatoire de ces recensements, le mérou reste toujours trop rare sur nos côtes. Il y trouverait pourtant un terrain potentiellement favorable. « Les calanques réunissent toutes les conditions nécessaires : un environnement idéal, fait de roches, le passage de forts courants d'eaux froides prisées par les mérous, toute la nourriture nécessaire et un dérangement minimum », note Eric Charbonnel, biologiste au Parc marin de la Côte Bleue. « De plus, dans l'ensemble, les gens ont acquis que c'était une espèce protégée : les pêcheurs les remettent à l'eau ou les transportent vers la réserve de Carry », souligne Henri Mennella, de la FFESS. Pour le biologiste, les calanques pourraient même accueillir, en 2030, « autant de mérous qu'à Port-Cros ». La barre est haute : l'an dernier, 565 mérous avaient été recensés à l'initiative du Parc national de Port-Cros autour de l'île varoise, contre 44 dans les calanques en 2007. A Port-Cros, la population a été multipliée par six en quinze ans. La raison : le mérou attire le mérou. « Il y a un facteur attractif de la communauté, note Henri Mennella. Les mérous aiment vivre ensemble, ils vont là où leur espèce est installée. »

Si, pour l'instant, une augmentation sensible des effectifs n'a toujours pas été relevée vers Marseille, c'est qu'outre la pollution, la méthode de comptage laisse à désirer. « On ne sait pas ce que les scientifiques veulent, reconnaît Henri Mennella. Il faudrait établir des protocoles et organiser le recueil des données. » Les passionnés ont un an pour améliorer la méthode, le prochain recensement étant prévu pour septembre 2010. W
Amandine Rancoule

avril 4th, 2010

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