Coeur naturiste

Naturisme – Ecologie – Actu des calanques + Divers

Pour celles et ceux qui pensaient que les premières plages « nudistes » en ville étaient nées en Allemagne… Voilà de quoi nous amener à reconsidérer notre histoire :
En 1924, dans la toute jeune Union Soviétique, une organisation nommée « A bas la honte » a organisé de grandes marches citoyennes où les participants étaient nus, afin de s’opposer à la « moralité bourgeoise », mouvement dont le grand poète Vladimir Maïakovski est un ardent militant.Après la mort de Lénine, changement radical d’atmosphère : la monogamie est obligatoire, le sexe avant le mariage officiellement proscrit. Staline interdit l’avortement, l’adultère, l’homosexualité, la masturbation. Staline prit des mesures pour interdire le nudisme et la pornographie. Désormais, les corps doivent être au service du travail, du sport et de l’édification du communisme.

https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/11/29/tv-la-double-vie-petite-histoire-de-la-sexualite-en-urss_5222308_1655027.html


Nudistes radicaux et communautés libertaires1922, sur la place Centrale de Krasnodar (ville du sud de la Russie). Un orateur qui se trouve être aussi nu qu’un ver s’est pressé à la tribune. L’homme a pour seul apparat un ruban portant l’inscription « À bas la honte ». Il hurle avec force conviction à quelques passants interloqués : « Nous, Communards, n’avons pas besoin de vêtements qui couvrent la beauté du corps ! Nous sommes les enfants du soleil et de l’air ! ». Les Soviétiques découvrent le mouvement « A bas la honte ». Sa philosophie peut se résumer ainsi : les vêtements sont de caractère bourgeois puisque l’homme descend du singe. En effet, les animaux ne portent pas de vêtements. Donc les hommes ne devraient pas en porter non plus.Pour étayer leurs arguments, ces nudistes radicaux se réunissent régulièrement à travers le pays dans le plus simple appareil. A la tête du mouvement : Karl Radek, un proche de Lénine, qualifié par ses pairs « d’érotomane à l’apparence extrêmement répulsive », et qui organise au début des années 1920 des manifestations un peu partout en Russie. Ces réunions de prolétaires totalement nus sont perçues, dans l’historiographie soviétique, comme la suite logique de la déconstruction de la société bourgeoise. Alors que la religion est mise au ban, que l’homosexualité est dépénalisée ou encore que la masculinité est questionnée, le mouvement a pour but d’assurer l’égalité totale des sexes en débarrassant l’être humain du sentiment de honte à l’égard de sa propre nudité. Néanmoins, « A bas la honte » sera interdit par les autorités soviétiques en 1925 sous prétexte que les réunions troublent l’ordre public.

Une plage nudiste à Moscou dans les années 1920 (Photo DR)http://www.ladamedepique.ru/article/sexe-urss-aussi-simple-boire-verre-deau-13

L’attitude détendue à l’égard du nudisme a par ailleurs été l’une des caractéristiques de cette période : sur les berges de la Moskova, près de la cathédrale du Christ-Sauveur, une plage nudiste a vu le jour, une d’un genre dont les Européens de l’Ouest n’aurait alors pas même pu rêver. La société « À bas la Honte ! » mentionnée précédemment a organisé de nombreuses marches, dont l’une a réuni pas moins de 10 000 personnes. https://fr.rbth.com/histoire/80717-revolution-sexuelle-urss

1955 – mars avril – La vie au soleil – N° 40 – URSS

avril 6th, 2020

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Les articles positifs dans la presse française des années 30 sur le naturisme nudiste sont suffisamment rares pour être signalés. On est d’ailleurs pas loin ici d’imaginer que se cache un pratiquant de l’héliose intégrale derrière ce journaliste tellement l’article est sympathisant et bienveillant. 

1930.06.29 – Le Petit Provençal : « La chair au soleil, les Naturistes de Provence »

Revenir à la seconde colonne de la première capture pour lire la suite de l’article.

avril 4th, 2020

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1933.08.29 – le petit marseillais

avril 2nd, 2020

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Par Bruno Saurez

Marc Roussel (1936 – 2018) vient du Club alpin français dont il est membre du Comité directeur depuis 1968, puis vice président de 1996 à 1997, président de 1997 à 2004 pour finir président d’honneur. 

Professionnellement, il était dans la maçonnerie (béton armé). Son père était conducteur de travaux et à la fin de la guerre, il a créé son entreprise. Au décès de celui-ci en 1958, sa mère prit la suite alors que ses deux sœurs étaient encore mineures. Après son service militaire (28 mois à ce moment-là), il a travaillé avec sa mère et ne s’est jamais arrêté jusqu’à sa retraite. Henri Imoucha, grand alpiniste du CAF et emblème intemporelle de l’escalade dans le massif des Calanques, a contacté en 1965 Marc Roussel quand il a su que ce dernier était dans le bâtiment, pour rénover le prieuré de la Sainte-Victoire. On peut dire qu’Henri Imoucha a été le fondateur des Amis de la Sainte-Victoire en 1955. Lié par une forte amitié, Marc accepte et rejoint l’association dont Antonin Lagier, de la Société d’électricité marseillaise, était président. Infatigable et passionné par son travail de rénovation, Marc se met sans délai à la difficile tâche que lui confie Henri Imoucha. En récompense officielle, il recevra en 1969 la médaille de bronze de la jeunesse et des sports pour son œuvre en tant que bénévole pour cette rénovation gigantesque.

L’ensemble du prieuré a été bâti au XVIIe siècle, succédant à un lieu de pèlerinage qui était déjà connu depuis le XIIIe siècle. Au XVIIesiècle, le site était en ruines et a été repris par l’abbé Aubert. Financé par un riche aixois, qui avait fait le vœu de consacrer sa vie à remercier Dieu pour l’avoir guéri d’une terrible maladie, il décide de le rebâtir et de l’agrandir. Malheureusement, l’ensemble des bâtiments est ensuite vandalisé à la Révolution. Les pèlerinages ont repris au XIXesiècle puis, petit à petit, l’ensemble est tombé en ruine car mal entretenu. Quand l’association s’est créée, c’était quasiment un champ de ruines. Le monastère et le bâtiment de l’accueil étaient par terre, seule la chapelle avait été sauvée, car elle servait d’étable pour un troupeau présent sur la montagne, mais les tuiles avaient disparu, il ne restait que la voûte. L’association a tout rebâti et assure la permanence et l’entretien ; actuellement elle compte huit cent adhérents. Le bâtiment du monastère est devenu un refuge gratuit pour randonneurs toute l’année. Marc Roussel fut le vice-président de 1970 à 2010 et président de 2010 à 2015, il a été président d’honneur jusqu’à son décès.

Vous en saurez plus sur l’implication de Marc Roussel dans le domaine du naturisme dans le livre en cours d’écriture.

mars 21st, 2020

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mars 21st, 2020

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février 2nd, 2020

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Texte de Bruno Saurez

L’histoire peut parfois réserver des retournements de situation aussi inattendus qu’amusants. A la fin des années 20, les naturistes luttaient contre les ligues de moralité et paraissaient en avance sur les mentalités. Ils étaient les précurseurs d’un nouveau mode de vie. Après la guerre, leur philosophie était tout aussi mal comprise, mais pour d’autres raisons : ceux qui voulaient profiter de la vie, des plaisirs immédiats, épris de liberté, taxaient les naturistes de moralisme desséché ou de puritanisme excessif. Une existence sans jouissance leur semblait triste et, en raison des nombreuses restrictions imposées par une vie saine, à leur yeux les naturistes ne vivaient pas vraiment à leurs yeux ; tandis qu’à l’inverse d’autres fustigeaient leur non-conformisme face aux valeurs traditionnelles. Entre un lieu clos, comme le Sparta Club où le sifflet résonnait pour l’appel à la gymnastique collective et le puritanisme de quelques-uns, où se situaient les Marseillais ?

La discipline collective imposée sur certains terrains, comme le Sparta Club, était pesant pour les Marseillais. A l’inverse, dans les Calanques, vaste étendue naturelle et préservée, les adhérents des « Naturistes de Provence » se sentaient complétement libres, en phase avec eux-mêmes. Il n’y avait pas de tenue vestimentaire obligatoire comme dans les Clubs du Soleil ou seul le survêtement était autorisé quand il faisait frais. Sugiton, la Lèque, Port-Pin, etc., étaient leur paradis ; il n’y a pas beaucoup de règle au pays béni des dieux, le bon esprit suffisait. Ils pouvaient s’isoler s’ils le souhaitaient, boire un apéritif entre amis sans être jugés. 

Une fédération naissait, une revue nationale, « La Vie au soleil », était publiée, des Clubs du soleil apparaissaient sur tout le territoire, de grands centres de vacances voyaient le jour avec le CHM de Montalivet : c’était la consécration de leurs aspirations d’avant-guerre.

Étonnamment, beaucoup de Marseillais croiront encore longtemps que le naturisme n’est pas propre à leur région mais une lubie d’origine germanique. Les idées des naturistes commencent maintenant à progressivement gagner du terrain dans les esprits, surtout celles concernant l’hygiène du corps, la santé, le soleil et le sport. 

Vers un naturisme consumériste[1] 

En janvier 1951, dans la « Revue Indépendante », l’article « le nudisme en 1950, l’île du nu intégral » sous la signature de Robert Morche, pointe du doigt une nouvelle dérive du naturisme en France : il renvoie une image plus commercial, avec l’apparition du CHM de Montalivet. [2] Certains naturistes, plus proches d’un idéal de vie hygiéniste, pensaient que la recherche du profit était une mauvaise voie pour développer le naturisme. Beltrami affirmait même que cet argent-roi était contraire aux valeurs naturistes. Cependant, la majorité des naturistes marseillais ne se soucient pas encore de cette nouvelle tendance : ils sont tranquilles dans leurs criques isolées en bordure de mer, et ne ressentent pas le besoin de faire autant de route pour découvrir le centre héliomarin de la côte aquitaine. Le Levant devient un véritable lieu de « pèlerinage naturiste » [1]. Les 3.000 touristes qui firent la traversée pour l’élection de la Miss Levant de l’été 1959, Melle Maïké, jeune allemande de 18 ans, laissaient bien perplexes les naturistes calanquais. Rien n’égalait en fait leur tranquillité.

Ils avaient tous en mémoire les articles cinglants de la presse régionale d’avant-guerre et voyaient toute intrusion de journalistes dans leur petit monde comme un risque potentiel. Malgré l’inconfort et l’isolement de l’île du Levant, les naturistes Provençaux aimaient beaucoup cette perle des Îles d’Or. René Fize, président des NDP, y passera de longues journées à peindre et à dessiner ; un de ses tableaux représentant la Plage des Grottes sera publié en 1958 dans un numéro de « Nudisme et santé ».Habitués à fréquenter les calanques, lieux ou les commodités sont inexistantes, ils s’adaptaient parfaitement à l’absence d’électricité, aux difficultés d’amener l’eau potable ou aux conditions sanitaires. 

Albert Lecocq affirmait dans « La Vie au Soleil » en mai 1951 : « L’île du Levant n’est pas le Touquet, ni Deauville ; les naturistes ne souhaitent d’ailleurs pas qu’elle le devienne. Le vrai naturiste qui recherche la vie simple, forte, un peu sauvage, découvrira l’île comme l’Eden du XXesiècle. »


[1]      Terme affectueusement employé par Albert Lecocq dans l’éditorial de La Vie au Soleil, 15, mai 1951


 [BS2]Le CHM a été géré par des bénévoles jusque vers 1965

janvier 29th, 2020

Posted In: Histoire du naturisme, Le Levant, Liberté

One Comment

Afin que les expositions au soleil soient le plus bénéfiques possible, la nudité intégrale était de mise. Les hommes devaient comprendre que la peau a besoin de lumière, d’aération et de vêtements légers. Un maillot mouillé provoque un refroidissement des parties du corps recouvertes alors que la peau nue, en étant exposée au soleil, se réchauffe. Quand le maillot est parfaitement sec, c’est l’inverse qui se produit. Ces sensations contradictoires envoient deux informations distinctes au cerveau : il arrive qu’on ait la chair de poule alors qu’il fait chaud, la thermorégulation s’avère impossible. N’ayant pas les bonnes informations, le cerveau n’alerte pas du coup du soleil qui se prépare, car on ne le sent pas forcément avec l’humidité du maillot. Aujourd’hui, nous savons que l’action refroidissante sur le sexe et le bas ventre déséquilibre la circulation sanguine et empêche de bien sentir la chaleur près des élastiques. Ce phénomène naturel se nomme le « principe de la gourde », qui veut qu’un corps revêtu d’un tissu mouillé s’acclimatera moins vite qu’un corps intégralement nu à la température ambiante.

La thermorégulation est une capacité naturelle que nous avons réduite à néant sous le poids de nos vêtements et de nos coutumes. La thermorégulation est un phénomène biologique que l’on retrouve chez tous les animaux à sang chaud. Poucel insistait sur le fait qu’en premier lieu, c’est notre peau, et non nos vêtements, qui nous permet de nous adapter aux changements de température. 

Quand il fait chaud, les pores s’élargissent pour laisser la sueur s’évacuer. Cette humidité permet, avec l’action de l’air, de rafraîchir le corps. Quand il fait froid, les pores se contractent et la peau se réchauffe grâce à un petit muscle situé à la racine de chaque poil : sous l’action du froid, ce muscle se gonfle et fait ressortir la peau pour créer une petite bosse à la surface, c’est « la chair de poule ». Dans un premier temps, la surface exposée au froid est moins importante. Puis, sous l’action du sang dont ces petits muscles sont gorgés, ils emmagasinent de la chaleur qui est naturellement transmise aux poils, qui eux-mêmes la diffusent à la surface de la peau. Dans un troisième temps, des frissons involontaires surgissent ; ces légers tremblements ont aussi pour effet de réguler la température du corps, et en premier lieu la région du cœur. Ils sont aussi une alerte pour nous inciter à rapidement trouver une solution pour nous réchauffer.

1965.02 – Verso de la couverture de Freies Leben

janvier 21st, 2020

Posted In: Dr Joseph Poucel, Histoire du naturisme, Naturisme

2 Comments

Ça doit être la seule plage naturiste du chili
40 kilometres au Nord de valparaiso 

janvier 15th, 2020

Posted In: Naturisme

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janvier 10th, 2020

Posted In: Culture, Histoire du naturisme, Santé

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